Etablissements publics surchargés, écoles privées jugées non conformes, le gouvernement doit néanmoins trouver, avant la prochaine rentrée, une solution pour l’accueil des 16 673 nouveaux bacheliers qui frappent à la porte des universités et grandes écoles. Le voici bien embarrassé.

Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, préoccupé par l’accueil des 16 673 nouveaux bacheliers (archive). © Gabonreview

 

La prochaine rentrée académique ne devrait pas être facile pour le gouvernement. Jean de Dieu Moukagni-Iwangou l’a avoué volontiers au quotidien L’Union, le 3 août : «la nouvelle session du Bac, qui conduit plus de 16 000 nouveaux bacheliers à la porte de nos universités est plus qu’un défi qui est lancé au Gabon».

Ce défi, le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur n’est pas totalement sûr de le relever. Même si un «Plan d’urgence» a été mis en place par son cabinet, il y a quelques temps, qui est supposé résoudre le problème lié à l’incapacité de certains établissements publics à accueillir de nouveaux étudiants. La tâche ne sera pas facile. D’autant que, en dépit de quelques tentes géantes disposées dans certains établissements à Libreville, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou a récemment reconnu que «les cadres d’accueil n’ont pas beaucoup changé». Ils risquent d’ailleurs de ne pas changer avant la prochaine rentrée académique.

Pourtant, aux 35 000 étudiants estimés à travers le Gabon, il faut désormais ajouter les 16 673 nouveaux bacheliers de cette année. Qu’adviendra-t-il d’eux ? Au gouvernement, cette question serait une des principales préoccupations du moment. Récemment, une réunion a été organisée au ministère de l’Enseignement supérieur à laquelle ont été conviés les chefs des établissements publics. Rien de concret n’a été décidé, si ce ne sont quelques pistes de solution qui ont été proposées, allant d’une hypothétique construction de nouvelles salles de classe dans les universités et grandes écoles publiques existantes à l’exclusion d’étudiants ayant atteint le quota des possibilités de redoublement.

Pis, la préoccupation des autorités ne peut trouver une solution auprès des établissements privés, à moins qu’elles ne consentent à se déjuger en y faisant recours. Une enquête initiée par les services du ministère de l’Enseignement supérieur révélait en juin dernier que, sur 38 établissements supérieurs privés examinés, 25 ne répondaient pas aux critères définis par le gouvernement, du point de vue administratif, structurel et pédagogique.

Pour arriver à caser les 16 673 nouveaux bacheliers, le gouvernement ne devrait donc logiquement pas choisir ces établissements privés avec lesquels l’Etat a signé des conventions. Une question demeure tout de même : où iront ces futurs étudiants l’an prochain, alors que la question d’offre des bourses pour l’extérieur du Gabon se pose aussi. Crise économique oblige. Quel embarras !

 
 

5 Commentaires

  1. Adolf Mosséssé dit :

    Chers parents, soyez vigilants, dissuadés vos enfants d’accepter des bourses d’études pour l’étranger… Le non payment de bourses a des lourdes conséquences sur nos enfants. Certaines étudiantes sont obligées de se prostituées pour subvenir à leur besoin. Le Ministre Moukagni Iwangou le sait.. Prudence ….Prudence .

    • yaali dit :

      je pense qu il faut penser differement mon ami. bien au contraire,il faut accepter cette bourse d etude pour aller l etranger. Les parents sont avertis des aleas et doivent de leur cote orendre leur disposition.

      si le billet est paye par le gouvernement avec en plus un oeu de bourse, parents faites le reste. si le gouvernement envoie la bourse de temps en temps, c est deja ca. on ne va pas tout attendre de ce gouvernement. il nous a deja montrer ses limites.

      en tout cas, vous meme la bas, si vos enfans echouent ce sera plus de la faute des parents qui esperent linesperable au lieu de prevoir un avenir a leur enfant

      le gouvernement ne doit pas se substituer au responsabilite des parents.
      meme si je desapprouve la presence d ali, il y a un minimum.

  2. Stephanoetus dit :

    Mais où en en est t-on avec la don de la villa d’ohio qui devait servir à la jeunesse gabonaise pour la création d’une université? Voilà comment on se tire nous même une balle dans le pied, l’école où l’institut située à Marseille dans la commune d’Akanda financé par les marocains innogurer par l’exécutif à été construite en un temps records mais où avait t-il la tête quand dans son pays c’est pas d’une école pour transport dont on à besoin?!ce sont des universités svp.

  3. BSerge Okogo dit :

    Rigolo, tu n’as rien compris. Que ton Yaali commence par payer les parents d’élèves ; à partir de la, ils pourront s’occuper de leurs enfants qui auront à réparer les dégâts causés par Ali Bongo et sa camarilla.

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