Convaincu de ce que la relance de l’agriculture passe par la formation, le gouvernement annonce pour l’année scolaire prochaine la mise en œuvre effective de plusieurs projets, à l’instar de l’ouverture de nouvelles filières dans les écoles.

Une élève du lycée Mikolongo à Okala (Akanda) dans un champ de Folong. © D.R.

 

Les autorités gabonaises en sont convaincues. La relance de l’agriculture sur le plan national passe par la formation. Aussi, une commission interministérielle avait-elle été mise en place en avril dernier, qui devait organiser la formation dans le secteur agricole. Elle a remis son rapport, jeudi 28 juin, au ministre de l’Agriculture Biendi Maganga-Moussavou, qui a aussitôt annoncé le lancement de plusieurs projets laissés en suspend.

Dès la rentrée scolaire prochaine, le ministère de l’Agriculture, en partenariat avec les départements ministériels chargés de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, envisage de lancer les activités du lycée agricole de Lebamba, d’introduire des filières agricoles dans les lycées techniques (Estuaire, Haut-Ogooué, Ngounié et Ogooué-Ivindo) et d’ouvrir des «classes vertes» dans les écoles primaires et les établissements secondaires du pays.

«C’est l’occasion pour nous d’avoir des jeunes Gabonais qui soient formés pour devenir, soit des entrepreneurs agricoles avec des base techniques, conceptuelles et pratiques, soit des accompagnateurs d’initiatives privées, dans le cadre des investissements directes étrangers que nationaux», estime Biendi Maganga-Moussavou, disant avoir répondu aux directives du président de la République.

 
 

3 Commentaires

  1. Ikobey dit :

    Enfin le pouvoir s’intéresse à l’agriculture.
    Il y a là un potentiel économique énorme, allons plus loin! il faudrait un véritable programme sur 10 ans pour arriver à l’autosuffisance alimentaire. Le peuple gabonais est un peuple d’agriculteurs, son savoir ancestral allié à des techniques modernes
    pourraient en faire un secteur performant et plein d’avenir pour notre jeunesse. En outre, l’agriculture fixerait la population à l’intérieur du pays, ce serait la pierre de voute d’un développement
    de nos Provinces. De plus, elle créerait un esprit entrepreneurial qui manque amèrement à notre jeunesse.

  2. stephanoetus dit :

    Relancer des projets endormis laissés à l’abandon dites moi l’école des cadres à l’agriculture d’Oyem vous en faites quoi?l’on sieur le ministère BMM y était et à vu l’état dans lequel se trouve cette école qui forment des cadres dans l’agriculture qu’en est t’il de la suite??

  3. Axelle MBALLA dit :

    Le pouvoir gabonais marche sur la tête. En ayant prévu de détrousser jusqu’à l’os les gabonais, il lui a paru facile de tuer toute initiative liée à l’agriculture ( Ecole Nationale des cadres ruraux pour la formation des cadres moyens du secteur)(ONCA et sa mue dont la toute dernière aurait pu être la Sonadeci) pour le cycle de la production et de la commercialisation. Les enfants de l’indépendance en savent quelque chose. Mais comme dans bien des secteurs, l’effet “feu de paille” porte une seule empreinte labellisée “Régime des BONGO”. Peut-être devrais-je rappeler SOGACEL, Pétrogab, Sonatram, Air-Gabon…Dois-je continuer? Non! et Non! Citez-nous un seul projet réussi des BONGO…. Un seul, s’il vous plait!!!!

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