Le ministre de l’Agriculture a annoncé, le 9 octobre à Libreville, l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) agricole. Une loi datant de 2006 mais jamais appliquée.

Le manioc cultivé dans une plantation du Programme Graine dans le Haut-Ogooué. © Gabonreview

 

Motivé par le souci de doter le secteur agricole de salaires décents, le ministre de l’Agriculture a annoncé, le 9 octobre à Libreville, la création du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) agricole. En effet, l’absence de conventions collectives, d’un cadre réglementaire des prix des produits locaux, ainsi que des coûts des activités agricoles, ont conduit le membre du gouvernement à œuvrer pour la mise en place d’un cadre réglementant l’emploi dans le secteur agricole.

Selon le ministre de l’Agriculture, ce cadre réglementaire devrait favoriser l’accès à un salaire minimum chez les travailleurs de la terre, et encourager les populations à embrasser les métiers du secteur. «Même si le projet Graine (Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés) est encore loin de tenir ses promesses, en procédant à la mise en place de ce Smig, l’on espère motiver de nouvelles volontés», a confié Yves Fernand Manfoumbi.

Toutefois, le ministre de l’Agriculture n’a fait qu’exhumer le décret n° 855/PR/MTE du 9 novembre 2006. Fixant le salaire minimum en République gabonaise, ce texte prévoyait déjà deux Smig distincts, selon que le salarié relève du régime général ou du régime agricole. L’article 2 de ce décret disposait en effet que «sur l’ensemble du territoire national, le salaire minimum interprofessionnel garanti est fixé à quatre-vingt mille francs (80 000 francs CFA) par mois pour le régime général et pour le régime agricole».

L’article 3 quant à lui précise le volume hebdomadaire d’heures travaillées pour les salariés relevant du régime général et du régime agricole pour être éligible au versement du Smig à taux plein. Il disposait que «le salaire minimum interprofessionnel garanti est calculé sur la base de 6 heures et 40 minutes par jour pour les activités soumises au régime général, soit 40 heures par semaine et de 8 heures de travail par jour pour les activités agricoles et assimilées, soit 48 heures par semaine».

Mais Yves Fernand Manfoumbi peut-il créer un nouveau Smig ? «Non», ont soutenu plusieurs analystes. «A défaut d’abroger le décret de 2006, il ne peut créer, ni instaurer un autre Smig», ont-ils soutenu.

 
 

3 Commentaires

  1. jean- jacques dit :

    je me pose la question si nos autorités pensent au bien de la population? pensez vous que 80000 aujourd’hui servent à quoi? nos diplomates qui representent le Gabon ont des salaires faibles et dans les pays ou la monnaie local plus forte que le CFA. LES DIPLOMATES n’ont meme pas une primes vestimentaire. les credits pour avoir une voiture simple. tandis que ce mafoumbi racle les millions et milliards du contribuable gabaonais.
    l’agriculture un domaine que le pays est dans le besoin, il fuat mettre les politiques qui encouragent les citoyens à se lancer dans ce domaine.

    • BEYEME dit :

      @jean-jacques,

      Il faut parfois bien lire et relire tes écrits avant de les poster. N’est ce pas là un fervent émergent du cercle de ton président là qui mène une politique économique la plus désastreuse que le Gabon n’ait jamais connue? Ah ! Au fait, j’avais c’est bien toi J-J, le grand bêtisier de la toile.

  2. Milangmissi dit :

    Voilà un homme qui a compris que ce pays est en défaut de trésorerie, il a bien compris ce qu’on entend par alléger les charges de l’État. Le FMI appréciera

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