Des Gabonais de France comptent bien rappeler à l’ancien président, candidat à la primaire des Républicains, que l’élection d’Ali Bongo en 2009 est un de ses initiatives.

Nicolas Sarkozy. © francetvinfo.fr

Nicolas Sarkozy. © francetvinfo.fr

 

Après s’être déclaré candidat au primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy s’attendait à faire face à de nombreuses attaques au sein de son propre parti comme en dehors. Mais l’ancien président français n’avait certainement pas prévu celles venant de ressortissants des pays étrangers, ainsi qu’il a été le cas ces derniers jours. Un groupe de ressortissants gabonais étudiants en France n’entend pas le laisser faire sa campagne sans qu’il n’aborde la question du Gabon. La principale préoccupation de ce groupe d’étudiants : le président de la République, Ali Bongo, dont la réélection a violemment été contestée peu après la proclamation des premiers résultats du scrutin du 27 août 2016.

Après s’être invités, le 19 septembre dernier, à sa sortie de Franconville dans le Val-d’Oise, une dizaine d’étudiants gabonais se réclamant du collectif «Lille refuse» est à nouveau allé perturber le meeting de l’ex-président des Républicains à Marcq-en-Barœul, au Nord de la France. Arborant le drapeau du Gabon, le groupe a fait irruption dans la salle en scandant «Sarko, vient chercher Ali !». Si les visiteurs indésirables ont aussitôt été évacués de la salle par le service de sécurité, ce n’est pas sans avoir écouter la réponse pour le moins cinglante de Nicolas Sarkozy, qui a mal caché sa gêne. «Ici, c’est la France, c’est pas le Gabon. Ici on parle de la France. Si vous voulez parler du Gabon, retournez-y !», a lancé  l’ancien président français.

Il est notamment reproché à Nicolas Sarkozy d’avoir contribué à «l’adoubement» d’Ali Bongo à la tête du Gabon. Ces derniers mois, anciens dignitaires du régime en place et acteurs majeurs de la «Françafrique» avaient fait quelques révélations au sujet de l’implication de Nicolas Sarkozy dans la défaite de l’opposant André Mba Obame à la présidentielle anticipée de 2009. L’ancien président français s’était laissé convaincre de placer le fils de son «ami» Omar Bongo à la tête du pays. Un choix que les Gabonais de France entendent bien lui rappeler tout au long de sa campagne, alors que les Gabonais restent suspendus à la décision de la Cour constitutionnelle après le dépôt de la requête en réformation déposée par l’opposant Jean Ping. Ce dernier  conteste les résultats de la province du Haut-Ogooué, où Ali Bongo a refait son écart grâce à une participation de près de 100% des inscrits.

 

 
 

9 Commentaires

  1. iruanintchango dit :

    Viens chercher ton incompétent

  2. Lafouine Gabon dit :

    Sarko,le Zéro des primaires républicaines! Tu n’auras rien, président sorti…

  3. Rtg1 dit :

    «Ici, c’est la France, c’est pas le Gabon. Ici on parle de la France. Si vous voulez parler du Gabon, retournez-y !»

    De Nagy-Bocsa on peut faire le jeu inverse avec votre phrase… looool !!!

    “Ici, c’est le Gabon, c’est pas la France.” À quand le retour des soldat français du camp de Gaulle en France…

    “Ici, c’est le Gabon, c’est pas la France.” À quand le retour des 10 000 ressortissants français vivant au Gabon…

    “Ici, c’est le Gabon, c’est pas la France.” À quand le retour des réserves des devises du Gabon de la Banque de France vers le Gabon… Etc… Ou bien ?

    Mr De Nagy-Bocsa à force de jouer avec le FEU on fini par se brûler… KIAKIAKIAKIAKIA 😉

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