Dans le cadre de la lutte pour la baisse des prix des denrées sur le marché, le président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba, s’est rendu ce jeudi 11 octobre dans certains centres commerciaux de Libreville, pour voir si les mesures gouvernementales prises en la matière sont mises en application au profit des populations.

Le marché de Mont-Bouët, visité le 11 octobre par le président Ali Bongo Ondimba - © Yann Arthus BertrandAprès le conseil des ministres du 6 septembre 2012 qui a annoncé un certain nombre de décisions visant à alléger le poids de l’inflation sur le panier de la ménagère, le chef de l’État est descendu sur le terrain. L’objectif était de voir si le plafonnement des prix près de 70 produits de première opté par le gouvernement a apporté des améliorations concrètes à la situation. Le président de la République a donc procédé à une visite inopinée de certains établissements commerciaux massivement fréquentés par les Gabonais, à l’instar de San Gel ou de Géant CKDO. Ali Bongo Ondimba s’est également rendu au marché de Mont-Bouët, le plus grand du Gabon. Au terme de cette tournée, le résultat escompté reste encore mitigé.

«Le constat est acceptable», souligne-t-on du côté de la présidence de la République avant de poursuivre: «nous le savons tous, dans notre pays la problématique de la baisse et du respect des prix homologués est toujours nourrie par deux difficultés : le respect des mesures par les commerçants et la probité de certains agents contrôleurs qui ne font pas souvent correctement leur travail.» Un consommateur avait en effet apprécié l’annonce du gouvernement en ce sens : «Vous savez, les choses du Gabon se dessinent seulement sur le papier et ne vont jamais plus loin. Pour moi, il faut plus que ça pour me convaincre qu’on nous apporte des solutions pour lutter contre la vie chère»

Le ministère du Commerce, par l’entremise de la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) a davantage été interpellé pour veiller effectivement au respect des prix homologués.

Pour rappel, le gouvernement avait décidé, début septembre, de la suspension des droits de douanes et de la TVA sur neuf groupes de produits, pour une période allant de septembre à décembre 2012. Il s’agit du poisson (frais et salé), de la viande (bovine et porcine), de la volaille (poule, poulet et dinde), du riz, du lait (poudre et concentré), des conserves de légumes (petits pois et tomates concentrées), des fruits et légumes, des pâtes alimentaires (spaghettis et macaronis) et des conserves de poisson (sardines et maquereaux). Le texte du communiqué final du conseil des ministres ayant rendu public l’information relevait que «la baisse mécanique des prix induite par cette mesure, vise comme le veut le président de la République, à soulager le pouvoir d’achat des populations».

 
 

7 Commentaires

  1. CLG dit :

    Qu’on nous donne les chiffres de l’impact réel de ces décisions sur les prix et le niveau de vie des Gabonais. Les visites inopinées ne sont pas une mesure scientifique des impacts d’une mesure fiscale. C’est de l’improvisation et des opérations de communication (tout au plus)! On attend donc les analyses des impacts financiers des mesures «amateurisantes» d’Ali Ben…

  2. Mabick Ma Ndossi dit :

    Produisons produisons
    La banane, les tubercules,le manioc coutent moins chers en province.Encourageons la production locale
    – prêt de micro-crédit
    – concours agricole
    – avantages fiscaux pour les revenus issus de l’agriculture
    – routes asphaltées dans tout le pays
    – véritable chaine logistique pour le transports des produits
    – développer des chaines de distribution locale
    – développer les échanges avec le Cameroun et le Congo (pression à la baisse des prix grâce au libre échange)

    bref augmentons l’offre : produisons, produisons.

  3. demain un jour nouveau dit :

    Mr le President avez vous vu dans quel etat d’insalubrite se trouve le marche de Mont Bouet? Dans quelles conditions les commercants travillent et nous vendent des aliments “frais” (mille fois congeles et decongeles) ? Pouvez vous envoyez votre maitre d’hotel ecossais y faire les emplettes pour votre dejeuner et souper du soir? Voilà les realites du quotidien du peuple gabonais. Ne vous rejouissez pas et ne vous satisfaisez pas de l’accueil populaire qui vous a ete fait, en deplaise a vos detracteurs, nous avons de la sympathie pour vous, mais prenez le problème a bras le corps et reglez les avec determination une fois pour toute.

  4. jules obiang dit :

    Il s’ennuie dans son palais. Un chef d’Etat qui va au Marché il connait même pas le prix du baton de manioc au départ pour aller constater la dimuntion des prix des denrées alimentaires.Vraiment. Et que va-t il faire maintenat que les prix ne baissent toujours pas ?. une autre visite. Soyons sérieux à l’heure actuelle, il faut retrousser les manches, rendre effectif une politique agricole de substitution aux importations ( pas l’Hévéa). Tant que nous ne maitriserons pas notre production locale, à beau baisser le taxes on subira toujours les conséquence de la fluctuations des prix sur le marché international. il faut une politique volontariste, auto- centrée capable de nous mettre à l’abri de la dépendance et des externalités. Aller à Mont meme cent fois ne changera rien……

  5. Muhammad dit :

    c kel genre de gouvernement ki ne sait pas ke c la loi de l’offre et la demande ki determine ls prix.

  6. le cousin du Gabon dit :

    cette situation est carment pittoresque, il nous a fait le coups après l’élection présidentielle, il est aller a kinguéle pour voir la galère de ces gents, il l’a promis des merveilles jusque la rien, j’espère que c’est pas un effet d’annonce.

  7. La Fille de la Veuve dit :

    Très cher Désiré-Clitandre Dzonteu,

    Sans vouloir vous apprendre un métier que vous exercé très bien et pour lequel je vous remercie et remercie toute la rédaction de http://www.gabonreview.com, cet article aurait tout de même mérité un tableau des différents produits en cause, de leur situation fiscale avant la décision du Conseil des Ministres et de comparer les évolutions des prix si elles ont eu lieu.

    Car ainsi que nous le disions au lendemain de cette decision, les produits en cause étaient déjà exonérés de TVA et de droit de porte. Il était donc sur cette seule base impossible d’obtenir une baisse des prix.

    Aujourd’hui vous nous relatez une visite qui ressemble a un tour de ville plus qu’autre chose…. Vous faites certes votre travail, mais vous avez également le droit d’aller plus loin, d’investiguer.

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