Cent ans après la Première Guerre mondiale, l’ambassade de France au Gabon a commémoré le 10 novembre 2018, la signature de l’armistice en 1918, à travers un vernissage de l’exposition intitulé «La Grande Guerre ».

L’ambassadeur de France Philippe Autié, et le ministre de l’Agriculture Biendi Maganga Moussavou échangeant sur quelques aspects de la commémoration du centenaire de l’armistice. © Gabonreview

 

La communauté française du Gabon n’a pas oublié la date du 11 novembre 1918. A l’occasion de la commémoration du centenaire de l’armistice de la première Guerre mondiale, l’ambassadeur de France, Philippe Autié, et le ministre de l’Agriculture, Biendi Maganga Moussavou, ont pris rendez-vous avec l’histoire, le 10 novembre, à l’Institut français du Gabon.

Le vernissage d’une exposition intitulée «La Grande Guerre», la lecture des lettres de Poilus par des lycéens du lycée Blaise Pascal, la projection du chef d’œuvre de Jean Renoir, le film «La Grande Illusion» ont constitué les principales articulations de cette commémoration.

Quelque temps forts de la commémoration du Centenaire de l’armistice de la première Guerre mondiale à l’IFG, le 10 novembre 2018. © Gabonreview

«La paix est fragile et il paraît indispensable d’y réfléchir en ce centenaire de l’armistice. En Europe bien sûr, mais aussi sur le territoire africain et notamment ici, où des soldats gabonais ont combattu et perdu la vie en 1915 et 1915, à Cocobeach ou Mimbeng», a déclaré Philippe Autié.

Baptisé «La Grande Guerre», l’exposition sur la première guerre mondiale, ouvert jusqu’au 20 novembre, se compose de nombreuses pièces. Des objets historiques et de documents d’époque collectionnés par Pierre Duro et le 6ème Bima (journaux d’époque, casques, armes, tenues militaires datant de la guerre de 14). Y figure également une stèle dédiée aux soldats gabonais morts pour la France, mais aussi des affiches proposées par la Mission du centenaire, qui retracent l’implication des troupes et qui portent sur les deux guerres mondiales.

Les lycéens du lycée Blaise Pascal ont redonné vie aux lettres de Poilus de 1914-1918, par la lecture des journaux qu’ils tenaient et des lettres adressées à leurs familles. Celles-ci ont permis à l’assistance d’approcher l’univers meurtrier des combattants, mais également l’angoisse de leurs épouses, avec lesquelles ils correspondaient et tentaient de conserver une relation de couple à distance.

La boucle de la soirée commémorative est intervenue au terme de la projection du film de Jean Renoir, «La grande illusion», sorti en 1937. N’étant d’ailleurs ni un film d’aventures, ni même un film de guerre (il n’y a aucune scène de combat), cette réalisation a embarqué les cinéphiles de circonstance de la salle des spectacles de l’IFG, dans la période de la fin de l’aristocratie française et allemande, avec la naissance des rapports de force et des affinités entre les différentes classes sociales au-delà des frontières et des conflits.

«Le sens de tout cela est de nous souvenir que, vu d’aujourd’hui, la guerre de 14 comme celle de 39 apparaissent pour ce qu’elles sont, une grande guerre civile européenne, une guerre de Trente ans. Que la construction européenne, engagée il y a 60 ans, est la seule réponse et nous la devons à tous les morts des deux côtés. Et que la dette que nous avons vis-à-vis des combattants africains nous engage à œuvrer pour la paix, toujours et partout. C’est aussi le sens du forum de Paris pour la paix qui se réunira du 11 au 12 novembre 2018», a assuré l’ambassadeur de France au Gabon.

 
 

1 Commentaire

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D'INFOS MATINALES DE GABON REVIEW