En marge du New-York Forum Africa, la deuxième édition de l’African citizens’ summit, organisé le 28 août courant à Libreville, a permis au président de la République d’échanger avec des jeunes sur leur employabilité et le soutien à l’entreprenariat.

Un jeune intervenant s’adressant aux panelistes. © ny-forum-africa.com

Un jeune intervenant s’adressant aux panelistes. © ny-forum-africa.com

 

Initié parallèlement à la troisième édition du New-York Forum Africa (NYFA), l’African citizens’ summit se veut une passerelle d’échange entre les jeunes et les dirigeants dans des domaines aussi variés que l’éducation et l’implication des jeunes dans le processus de développement. Pour sa deuxième édition, qui s’est tenue le 28 août courant à Libreville, les participants ont souhaité interroger les dirigeants sur l’emploi et le soutien à l’entreprenariat des jeunes en Afrique et particulièrement au Gabon. Parmi les personnalités interpellées : Ali Bongo et Michaëlle Jean.

Une vue des panelistes dont Ali Bongo, et de quelques jeunes à l’African citizens’ summit © ny-forum-africa.com

Une vue des panelistes dont Ali Bongo, et de quelques jeunes à l’African citizens’ summit © ny-forum-africa.com

Pour les jeunes, il s’agissait de comprendre les raisons de la hausse incessante du taux de chômage à travers le continent, et de s’informer sur les mécanismes mis en œuvre en vue de venir à bout de ce phénomène. Comme l’a affirmé Michaëlle Jean à l’ouverture du sommet, «rien ne se fera sans la jeunesse», qui «fait partie de la solution aux maux qui minent le monde et particulièrement le continent africain». Tout au long des échanges, les intervenants ont abordé la question du difficile accès des jeunes à l’emploi, tant dans les entreprises publiques que privées. Dans le même ordre d’idées, la question de l’accès aux stages a été abordée, alors que nombre de sociétés rechignent encore à accorder leur confiance aux jeunes sans expérience professionnelle. Si, pour répondre à cette préoccupation, Ali Bongo a affirmé avoir encouragé la rédaction d’une loi qui institue l’obligation pour les entreprises publiques et privées d’offrir des stages aux jeunes, il n’en a pas moins mis en cause «la politisation à outrance» des universités.

Pour le président de la République, c’est notamment cette immixtion de la politique qui est la principale cause des difficultés dans le bouclage des enseignements, influençant la qualité des diplômes et suscitant la réticence des patrons d’entreprises. Or, pour recruter, les entreprises se basent, de plus en plus, sur le niveau des formations. Au sujet du soutien à l’entreprenariat des jeunes, Ali Bongo a annoncé que le Gabon entend débloquer 584 millions de francs au bénéfice du Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. Une promesse qui, si elle a été bien accueillie, a suscité d’autres réactions. Pour certains, le soutien aux jeunes entrepreneurs passe aussi par la mise en place d’un fonds de financement abondé par la moitié de l’héritage promis par Ali Bongo le 17 août dernier. Rien moins que ça.

 

 
 

16 Commentaires

  1. Rodgers dit :

    Cher Gabonreview,
    Vous faites un article sur un sujet aussi crucial et vous ne proposez aucun état des lieux quantitatif sur le chômage encore moins des pistes de solution pour que le lecteur ait une idée plus objective.
    Le chômage des jeunes c’est tout de même l’avenir du pays. Je m’en excuse d’avance si mes propos vexent, mais étant au chômage depuis 3 ans, je suis un peu dépité qu’on traite ce sujet avec légèreté.

    • François Ndjimbi dit :

      Allez dans la zone de recherche (là, en haut sur la droite, juste sous l’espace publicitaire), tapez le mot “chômage” et vous verrez apparaître ce qui a déjà été écrit, ici, sur le sujet. Merci de continuer à nous suivre.

      • Rodgers dit :

        Monsieur Ndjimbi, je ne fais pas une recherche sur Gabonreview et la question du chômage. Vous savez très bien que les lecteurs ne sont pas là pour faire des recherche, il a besoin de lire un article qui renferme un minimum d’informations sérieuses.

        • gabonreviewadmin dit :

          Ceci n’est pas un article sur le chômage, mais le compte-rendu d’un panel lors de “l’African citizens’ summit”. On ne saurait, dans un compte-rendu, écrire ce qui n’y a pas été dit. On vous indique où vous pouvez trouver des articles plus larges sur le chômage, vous refusez d’y aller, parce que vous voulez qu’on écrive comme il vous plait. Libre à vous de confirmer l’idée d’une paresse intellectuelle des africains. Notre métier a des règles et la presse à la carte n’existe pas encore. Merci de continuer à nous suivre.

  2. Jean Max dit :

    NYFA toujours la même mess fastidieuse; au finish rien de concret a par des photos et des échanges stériles. Obiang Nguema n’a pas besoin d’importation idéologique pour travailler son pays. au fond, a quoi sert ce forum de gamin?

    • okoura dit :

      Jean Max vous avez tout dit Obiang Nguema n’a pas besoin du NYFA pour développer la Guinée Equatoriale. Les tonneaux vides font plus de bruit que les tonneaux plein . pour paraphraser Firmin Gari ” La Marina c’est où,les logements c’est où?” Autant de “c’est où” qu’il y a de promesses. Alors fichez nous la paix avec le nyfa budgétivore des riches

  3. Roberto dit :

    Et de Forums en Forums, de colloques en colloques, de séminaires en séminaires, au bout de six ans de présidence on en est encore là à pérorer. Ce qu’il faut c’est l’action, les financements sont là, le Gabon reste un pays nanti. Ce qui manque, c’est l’incapacité à s’organiser, à se rationaliser. Et on a besoin d’experts étrangers et de personnalités politiques étrangères pour nous apprendre l’efficacité ????

  4. fille dit :

    Quelqu’un peut-il donc nous dire où se situe la souveraineté de nos états qui conduirait à la liberté de nos dirigeants à diriger et à développer leurs pays ?
    A ce niveau là, ils sont certainement plus à plaindre qu’a jeter aux orties. Ils sont pris en étaux, mais d’un autre coté ne font rien pour s’entendre avec les population, préférant ce esclavage d’un autre temps parce qu’on leur donne le minimum.
    L’homme africain a-t-il toute sa tête ? Sommes-nous sains d’esprit ? De quoi avons-nous si peur lorsque d’autres peuples se battent pour un minimum de liberté et de dignité, nous nous persistons à hypothéquer l’avenir de enfants de ce continent. Esclave un jour, esclaves toujours ? C’est triste de constater que chaque africain qui nait aujourd’hui encore, nait esclave de cette situation.

  5. lazare Massillon dit :

    Jusqu’a quand l’Etat va t’il depenser d’enormes sommes d’argent pour organiser ces genres de forums qui malheureusement n’apportent rien de concret au developpement du pays? Avons nous besoins des forums et des conferences pour savoir que le chomage des jeunes est en pleine croissance? Il serait plutot preferable d’investir dans la jeunesse en creant les emplois au lieu d’investir dans des forums et conferences qui n’apportent rien au pays.

    • Jean Charles mba dit :

      Notre pays a besoin de s’inspirer des autres qui ont déjà connu la marche vers le progrès. S’ouvrir aux hommes expérimentés n’est point un mal en soi, mais l’inhibition est un obstacle à l’évolution.

  6. le patriote 123 dit :

    Rien de nouveau sous les cocotiers, et on ne le dira jamais assez, l’emploi des jeunes devrait être la véritable préoccupation du Gouvernement… Nul besoin d’organiser un forum pour savoir qu’au Gabon le chômage des jeunes est élevé, trop élevé.

    Il y’a belle lurette que ce constat a été fait et des pistes permettant de corriger cette situation ont été identifiées. Entre autres, recentrer la formation aux besoins des entreprises au vu de l’inadéquation formation-emploi, encourager les PME-PMI et faciliter leur accès aux marchés publics car ce sont elles (au finish) qui recrutent, améliorer l’employabilité des jeunes par l’apprentissage et les stages, promouvoir l’auto-emploi et la Très petite entreprise à travers un incubateur dédié aux pépinières d’entreprise…

    Si ce fameux fonds de 584 millions au profit de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, une promesse de plus, est mis à disposition, il reste à définir qui assurera la gestion de ce dispositif et quels seront les critères d’éligibilité à ce fonds sachant que dans notre pays, l’argent n’aime pas le bruit. Bref ! Gageons que cette énième promesse se concrétise un jour…

  7. jean-Jacques dit :

    Chers amis, c’est par ce que vous êtes dans la fausse opposition et vous devenez aussi ignorant. la vieillesse des vos opposants vous touches, les gens confondent tout, on parle du CHÔMAGE en oubliant que le vrai chomeur c’est celui qui est qualifié ( qui a un diplome , un metier) mais les gens confondent tout. Il faut dire que comment faire pour que tout le monde trouve au moins un emploi. Le probleme du chomage c’est le retard que nos dirigeants et nos institutions, le suivi des jeunes depuis l’ecole primaire, lycées, colleges et universités , on a des services d’orientations, on ne sait pas ce qu’ils orientent l’argent de l’Etat pour orienter dans leur comptes . un seul exemple si l’equipe de gabonreview pourrait le verifier aupres de l’Agence Nationale des Bourse de savoir combien des gabonais vont se formés cette années, les fillieres? à l’ONE combien des gabonais ont trouvé l’emploi? ou sont à la recherche ?. Le projet de rendre l’apprentissage obligatoire dans les entreprises, ministeres c’est un bon projet, par ce qu’aujourd’hui le probème de l’experience bloque la plupart des jeunes.

    Et pour ceux qui sont en master et doctorat, faire comme en France ou 80% des ativités academiques se deroulent dans les entreprises.laboratoires. l’Etat doit investir dans le domaine des equipements laboratoires.

  8. Meradie ndossi dit :

    En parler et trouver des solution comme le veux et le fait Ali ,est une bonne chose. Jeter son premier regard sur les jeunes et le chômage montre a sufissance que le président est un homme sérieux et qui voie loin. Reste à nous,jeunes de prendre conscience de notre importance dans la sociétés .

  9. Bassomba dit :

    En toute logique, n’est considéré comme chômeur que celui qui a un diplôme et qui n’a pas d’emploi, tous les autres qui n’ont pas terminé leurs études à un quelconque niveau, ne sont pas des chômeurs, ne confondons pas tout!

    • MINKO dit :

      @ Bassomba
      Toi et tes leçons à 2 balles tu commences sérieusement a soûler ….
      Les economistes pensent que le Diplômé est un “demandeur d’emplois “..pas un chômeur qu’en-dis tu ? Bientôt tu seras dans ce cas , commence à afiner tes arguments ….

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