Si la requête en réformation du candidat de l’opposition a été retenue par la Cour constitutionnelle, les conseils de Jean Ping n’ont pas manqué de décrier leur mise à l’écart par l’institution judiciaire lors de l’instruction.

Maitres Eric Iga Iga et Jean Rémy Bantsantsa, les conseils de Jean Ping (archive). © Gabonreview

Maitres Eric Iga Iga et Jean Rémy Bantsantsa, les conseils de Jean Ping (archive). © Gabonreview

 

Dans le cadre de la résolution du contentieux électoral opposant Jean Ping à Ali Bongo, la Cour constitutionnelle, ayant débuté ses audiences publiques dans la nuit du 22 au 23 septembre 2016, devrait procéder au recomptage des résultats du scrutin présidentiel du 27 août dernier, bureau de vote par bureau de vote. Ce recomptage devrait être effectué à travers la confrontation des procès-verbaux de la province du Haut-Ogooué. Une éventualité qui répond favorablement à la requête en réformation déposée par le candidat consensuel de l’opposition. Toutefois, au cours de l’audience, ses conseils n’ont pas manqué de dénoncer la mise à l’écart dont ils auraient été victimes de la part de la juridiction.

Devant la Cour, les conseils du requérant ont notamment exprimé leur étonnement à la lecture du rapport faisant état d’une audition par les juges du président de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap). «Nous n’étions même pas informés», a regretté Me Jean Rémy Bantsantsa, accusant une instruction au cours de laquelle tout se serait déroulé «dans une opacité incroyable». Ce qui, selon lui, jette un certain doute quant à la véritable partialité de la Cour constitutionnelle, censée inclure toutes les parties concernées par l’affaire sur laquelle elle est appelée à statuer.

«Aucun acte de procédure ne nous a été notifié à temps», ont également tenu à indiquer les conseils de Jean Ping, non sans rendre responsable le greffe de la Cour à qui ils ont dit avoir adressé ces derniers jours des correspondances pour tenter de s’informer sur la suite du recours déposé par leur client. Pour toute réponse, ils se seraient faits dire que «les juges mènent leur enquête comme ils l’entendent».

Comme pour défendre la Cour, les conseils d’Ali Bongo ont rappelé à ceux de Jean Ping à la procédure légale en matière d’instruction contradictoire. Une leçon de chose tenant au fait que, «contradictoire, ça ne veut pas dire que les avocats s’introduisent dans les délibérations magistrats», ont-ils indiqué. Selon Me Francis Nkéa, l’instruction contradictoire à laquelle était tenue de se soumettre la partie demanderesse reposait uniquement dans le dépôt de leurs différents documents auprès du juge rapporteur.

 

 
 

7 Commentaires

  1. CHARLY dit :

    Ali bongo, marie mado vous avez perdu, soumettons nous TOUS a l’autorité et la mansuétude du PRÉSIDENT ÉLU PAR LES GABONAIS, EN ÂME ET CONSCIENCE, MR JEAN PING.

  2. mackifide dit :

    Vraiment, c’est une honte pour ce qui vient de se passer une fois de plus pour les élections présidentielle au Gabon. Le Gabon devient la Prémière démocratie en Afrique où la Haute cours de justice valide la fraude électorale, et celà dépuis 1998, Dieu rendra la justice qu’il faut à ce Pays!!!!

  3. Bukulu bu ngani dit :

    Dans la Constitution de le notre pays, je propose qu’on écrive ceci: ” Le Président de la République est nommé par la Cour Constitutionnelle” et non pas élu au suffrage universel direct.

  4. democrate toujours en vie dit :

    Bien dis bukukulu tu as parfaitement raison.c’est la cour constitutionnelle bongoloise qui nome des monstres à la tête de notre pays et non le peuple quiranien élu le président de la république.voici à quoi ressemble le Gabon de 2016 quelle honte pour cette dame qui opte pour la fraude visiblement sans gêne .pensez vous qu’ils seront ma bien parmi d autres chefs d états élu démocratiquement dans leur pays je dis non car ce monsieur sera victime des regards méprisant de certains chefs d état et il ne sera pas bien reçu dans le monde entier.Et je parie même qu aucun président africain ne viendra assisté à sa cérémonie de prestation de serment ni d embasseurs européen suivez le jeux…

  5. democrate toujours en vie dit :

    Excusez moi des erreurs d orthographe embassadeurs,bon lisez et vous comprendrez ce que j ai écris problème de saisi digital.

  6. jean bille dit :

    espérons que chacun aura compris que les élections présidentielles ne sont pas libres au gabon tant que la cour constitutionnelle établie par le dictateur omar bongo ondimba veillera encore et toujours aux intérêts de sa famille et aux intérêts communautaires des tékés et assimilés! on voudrait ne plus être gabonais à cette heure tant la médiocrité et l’ethnocentrisme altogovéen insupportent!

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