Réagissant aux critiques et à l’appel à la «révolte» de certains contre la cure d’austérité annoncée par le gouvernement, le vice-président de la République exhorte les contempteurs de ces mesures à diriger leur mouvement «contre nous-mêmes».

Pierre-Claver Maganga Moussavou, le vice-président due la République. © D.R.

 

La politique d’austérité actuellement mise en place ne satisfait que très peu, y compris au sein de l’administration publique. Pierre-Claver Maganga Moussavou le sait, mais il n’en voit pas moins la nécessité de si résoudre. Aussi, le vice-président de la République (VPR), dans une déclaration à la presse, dit-il ne pas comprendre que certains y voient une raison d’appeler à «la révolte», pour contraindre les autorités à reculer.

Or, estime le VPR, «si révolte il y a, elle ne doit pas être dirigée contre un homme, voire contre une institution, mais elle doit être contre nous-mêmes, à l’intérieur de chacun de nous». Semblant préconiser un changement de mentalité et de comportement, Pierre-Claver Maganga Moussavou invite les Gabonais à «prendre des initiatives, à inventer des solutions, à (se) résoudre à mériter (leur) salaire (et) à développer comme des fourmis chaque pan de notre économie».

Pour le VPR, «si nous ne prenons garde, lorsque nous aurons épuisé nos richesses du sol et du sous sol, il nous sera très difficile de nous relever».

Pierre-Claver Maganga Moussavou, assure par ailleurs que ni le FMI ni la Banque mondiale n’ont contraint les autorités gabonaises à prendre ces mesures. «Cependant, ajoute-il, si le Gabon veut recevoir les concours financiers internationaux et recouvrer la confiance des bailleurs de fonds, il est tenu d’appliquer des mesures qui marquent la volonté de sortir de cette passe difficile.»

 
 

8 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Qu’il reconnaisse aussi que le clan Bongo est pour BEAUCOUP dans la ruine du Gabon SVP

  2. BEYEME dit :

    Le contraire m’aurait étonné venant de ce VPR.

  3. Moussavou Jacques dit :

    Regardez moi celui-là…. Où est la niveleuse de la mairie de Mouila que tu as volée ?

  4. Philibert dit :

    Comme d’habitude, ces gens au pouvoir ne preche que pour leur interets personnels. Maganga Moussavou sait que si revolte des ttravailleurs il y a il va sauter car les gabonais ne cesse de decrier les organes etatiques inutiles telle que la vice-presidence, le SENA, le CND etc qui n’apportent absolument rien au pays si ce n’est de participer grandement au gouffre financier initie par le president usurpateur et sa clique de voleurs.

  5. Philibert dit :

    Au Gabon, le systeme bongo-PDG a trouve une nouvelle definition du pillage en masse de deniers publiques; desormais ca s’appelle ‘crise economique’, ou ‘crise du petrol’ au choix en fonction de leur humeur du jour.

  6. diogene dit :

    Les mesures préconisées par le FMI et autres bailleurs de fonds sont obsolètes et nuisibles car basées sur des axiomes économiques faux.

  7. Omengo dit :

    Ce monsieur est confortablement installé au bord de la mangeoire à se goinfrer aux dépens du plus grand nombre, au mépris des plus démunis. Il a oublié ses critiques acènes à l’endroit du pouvoir.
    Nous n’avons pas d’une vice présidence de la république.

  8. Afrika Obota dit :

    Cher Papa Maganga Moussavou j’ai honte. Vous avez laissé votre fils aller fricoter avec la pègre, je l’ai vu sur une photo dans un état second le jour de la fête de la Tabaski. Vous êtes un père indigne, après avoir dénoncé Ali pendant la campagne, vous lui offrez sur un plateau votre fils bien aimé, juste pour de l’argent. Nous vous chasserons de notre beau pays, que vous avez trop souillé.

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