Le directeur général de l’Office national de l’emploi (ONE), Hans Landry Ivala, a dévoilé aux opérateurs économiques de Libreville les caractéristiques du Fonds ONE entreprendre, destiné aux demandeurs d’emploi, souhaitant s’orienter vers l’auto-emploi.

Hans Landry Ivala présentant le fonds ONE entreprendre le 15 octobre 2018. © D.R.

 

Les opérateurs économiques de la capitale gabonaise, signataires du Contrat d’apprentissage jeunesse (Caj), ont été édifiés le 15 octobre, sur les spécificités du «Fonds ONE entreprendre». Ce dispositif est alimenté par les ressources issues des frais de gestion supportés par les employeurs signataires de la convention de partenariat dans le cadre du Caj.

Sa vocation est d’accompagner financièrement les demandeurs d’emploi qui se lancent dans l’auto-emploi.

Il est constitué d’un montant initial de 100 millions de francs CFA, dont 30 millions domiciliés à la Caisse de dépôt et de consignation (CDC), au titre du fonds spécifique pour le programme des personnes vulnérables. Les 70 millions de francs CFA sont constitués sous la forme de dépôt à terme dans les livres d’un établissement de micro finance agrée, et sélectionné par appel d’offres pour constituer le fonds de garantie à l’auto-emploi.

«Le Fonds ONE entreprendre a pour but de permettre à des personnes exclues du marché du travail et du système bancaire traditionnel de créer leur propre entreprise, grâce à ce mécanisme», a expliqué le secrétaire exécutif du Fonds d’insertion et de réinsertion (FIR), Hans Landry Ivala.

Ce fonds est susceptible d’être abondé mensuellement de la somme de 3 millions de francs CFA, soit 36 millions par année «grâce à la pérennité du mécanisme de répartition des frais de gestion dans la mise en œuvre du Caj», a précisé ce dernier.

Ce programme est destiné en priorité aux jeunes de 18-35 ans intéressés par l’auto-emploi et la création des très petites entreprises. Il s’agit notamment des déscolarisés peu qualifiés, diplômés, chômeurs de longue durée, anciens demandeurs d’emploi, tout comme les détenteurs d’une TPE. Sont également concernés par ce programme, les licenciés économiques pris en charge dans le cadre d’un plan social en accord avec l’ONE. Le montant des crédits accordés aux futurs promoteurs varient de 300 mille à 5 millions, selon les performances prévisionnelles du projet présenté.

«ONE entreprendre accompagnera le promoteur à hauteur de 90% du coût du projet et 10% constituant l’apport du promoteur», a précisé Hans Landry Ivala. Selon ce dernier, ce projet permettra à terme à accompagner près de 300 demandeurs d’emploi éligibles aux dispositifs d’auto-emploi.

 
 

1 Commentaire

  1. Marcos21 dit :

    Je suis admiratif du travail accompli par ce manager. Sous sa houlette, l’ONE n’a plus rien d’un établissement public, tant il se distingue par une capacité à innover sans précédent.
    Si nous pouvions avoir plus de managers de cette trempe, ce serait formidable pour notre pays.
    Je reste persuadé que quelque soit le bord politique auquel on appartient, il est possible de trouver des compétences utiles à notre développement.
    Certaines douleurs restent à jamais, mais les bénédictions pour notre Nation viendront de notre capacité à nous pardonner. Je regarde le Rwanda et je reste admiratif de ce qu’ils ont réalisé depuis le génocide. Leur démarche vers le pardon a porté ses fruits…
    Félicitations Mr IVALA, nous espérons que vous porterez cet établissement encore plus loin…

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