Le leader syndical gabonais a répondu au ministre des Sports qui estimait sur Twitter qu’il convenait de «passer à autre chose» dans le débat politique actuellement centré sur la maladie d’Ali Bongo.

Marcel Libama. © D.R.

 

Dans un tweet publié à la suite des vœux à la Nation d’Ali Bongo, Alain-Claude Bilie-By-Nze a interrogé : «Maintenant que chacun a pu voir le président Ali Bongo vivant, marqué certes par les stigmates de la maladie, mais bien vivant, peut-on enfin passer à autre chose ?» La question du ministre d’Etat aux Sports et à la Culture n’a pas forcément plu, y compris dans le milieu syndical plutôt proche de l’opposition.

Le tweet d’Alain-Claude Bilie-By-Nze. © Capture d’écran/Gabonreview

Vendredi, Marcel Libama y a répliqué à travers un post sur sa page Facebook : «Oui, on peut passer à autre chose si seulement, on se rassure qu’il est toujours en possession de toutes ses facultés pour assumer les lourdes charges de président de la République. Passer à autre chose c’est tourner la page ABO, nul n’est indispensable», a répondu le leader syndical, candidat malheureux lors des dernières législatives à Franceville.

Si le membre du gouvernement, dans son tweet, avait pris le soin d’exhorter les internautes à éviter «de prouver (leurs) talents dans l’injure pour répondre à (sa) question», Marcel Libama a semblé n’en avoir cure, le traitant lui et d’autres collaborateurs du chef de l’Etat de «sorciers hypocrites dont la seule motivation est la conservation du pouvoir et des privilèges qui vont avec».

Pour le syndicaliste, membre de la Conasysed et Dynamique unitaire, il est clair qu’Ali Bongo est devenu un «otage» depuis le début de ses ennuis de santé. Aussi, croit-il savoir que son maintien à la tête de l’Etat par ses collaborateurs vise des buts précis : «continuer à siphonner les caisses de l’Etat, préparer des coups de forces, chercher un successeur, effacer les tracer [des] détournements, préparer la transition».

«Vos discours et montages ne sont qu’un enfumage pour anesthésier le peuple abusé qui ne demande pourtant que la vérité sur l’état réel de santé du monarque», poursuit-il, estimant qu’«exiger le bulletin de santé [d’Ali Bongo] est un acte de responsabilité citoyenne et hautement républicain». À Alain-Claude Bilie-By-Nze, Marcel Libama rétorque également que «le sketch du 31 décembre n’a pas convaincu grand monde».

 
 

3 Commentaires

  1. SERGE MAKAYA dit :

    J’ai du mal à comprendre que ces Bongoistes -Pdgistes – Émergents continuent à jouer à la politique de l’autruche. Notre pays le Gabon a 50 ans de retard du à une famille soutenue par la France et le Maroc. Et vous souhaitez quand même poursuivre avec de telles personnes ?

    Regardez des pays comme la Cote d’Ivoire ou le Sénégal qui n’ont pas de pétrole ou assez de ressources naturelles comme le Gabon et qui s’en sortent MIEUX que nous, avec en plus une population beaucoup plus élevée que la notre. C’est une HONTE pour le GABON. Il faut ENTERRER DÉFINITIVEMENT les BONGO SVP. Cette famille (imposée par la FRANCE) n’a rien fait pour le Gabon, si ce n’est que de s’enrichir avec nos richesses. Et que TOTAL restitue au peuple GABONAIS les 18% des recettes pétrolières reversées à cette famille de MERDE… SVP…

  2. Mboung dit :

    L’hydrocéphale lubrique est mythomane. Les mythomanes (nombreux parmi croient en leur mensonges et font croire à leurs mensonges.. jusqu’au mensonge de trop.Il est très dur d sortir de la sphère d’1 mythomane qui vous a embringué dans son délire heureusement il est tombé sur la bonne personne au moment ou il fallait ce Janvier enfin !!!!.

  3. Jean.jacques dit :

    Tu peux recevoir les 100mil d ping mas ton jour viendra aussi ton pingvous n’allez pas resuser la mort dont vous souhaiter a l’autre.

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