Le «Sirdavidia solannona», un petit arbre, et l’«Umma gumma», un insecte, ont été inscrits dans le top 10 des nouvelles espèces de l’année 2016, publié le 23 mai dernier, par le collège des sciences de l’environnement et des forêts (FSE) de l’Université de New York ( Suny ).

L’Umma gumma. © Jens Kipping

L’Umma gumma. © Jens Kipping

 

La richesse de la biodiversité du Gabon vient d’être mise en avant par le comité international de taxonomistes de l’Institut international de l’ESF. Il a inscrit au top 10 de sa liste de 18 000 nouvelles espèces, deux êtres vivants de la faune et de la flore locales. Il s’agit du petit arbre «Sirdavidia solannona» et d’une libellule «Umma gumma», qui ont failli échapper aux scientifiques, qui estiment à dix millions le nombre d’espèces non encore répertoriées et craignent qu’elles ne s’éteignent avant d’être découvertes.

Selon le président du FSE et fondateur de l’Institut international de l’exploration des espèces (IISE), le Sirdavidia solannona a été découvert pour la première fois à quelques mètres de la route principale dans le parc national des Monts de Cristal. Sa petite taille, moins de six mètres (20 pieds), avec un diamètre de 10 cm (environ quatre pouces), pourrait être l’une des raisons de l’inattention de l’homme quant à son existence. «Il est tellement différent des membres apparentés de la famille Annonaceae des plantes à fleurs, sur la morphologie et les données moléculaires. Son parent le plus proche est également un genre avec une seule espèce, Mwasumbia, trouvé en Tanzanie », a indiqué Quentin Quentin Wheeler, relayé par le site internet www.esf.edu/.

L’Umma gumma fait partie des impressionnantes libellules nouvellement découvertes et surnommées «demoiselles d’Afrique ». Identifiée à partir d’une photographie dans la province du Haut-Ogooué, sa dénomination parle aux fans du groupe de rock Pink Floyd, dont un double album sorti en 1969 s’intitule justement «Ummagumma».

La liste des nouvelles espèces comprend aussi une tortue géante des Galapagos, et deux poissons baptisés les «dragons de mer». Pour cette année, trois invertébrés intègrent le top 10, à savoir : un petit isopode qui construit ses propres abris de boue, un scarabée nommé «ours fictif» et, un primate «hominidé» jamais découvert sur le continent africain. On note aussi l’inscription de deux plantes dont un droséra carnivore.

Constituée tous les ans depuis 2008 et publiée tous les 23 mai en hommage à Carl von Linné (1707-1778), un botaniste suédois considéré comme le fondateur de la taxonomie moderne, la liste des nouvelles espèces informe sur les découvertes. Elle permet aussi de relever les espèces en voie d’extinction.

 
 

5 Commentaires

  1. Ndendende dit :

    Me ndendende c est ça la decouverte nous enfants du Gabon on connait ça depuis hooo!!!!!

  2. Cassadre de Troie dit :

    Je crois que ce que veut dire Ndendende, c’est l’utilisation des mots que les autres nous imposent. Lorsque dans un magasine scientifique entomologique ou historique des occidentaux, on parle de découvrir, nous ne pouvons pas utiliser le même terme. Dans le cas des insectes en question, ils viennent d’être inventoriés par la science occidentale; les autochtones les connaissent depuis kala kala. De même, S de Brazza a découvert Lembarini, Ndjolé, le fleuve Congo, pour les blancs. L’Histoire qui devrait enseigner dans nos écoles dirait plutôt que de Brazz est arrivé à Lembarini, Ndjolé, etc….

    Cela étant, notre pays n’a jamais jugé nécessaire d’inventorier la faune et la flore de notre pays. On se gargarise plutôt sur les parcs, pour faire plaisir aux Blancs, sans savoir que ce sont des zones que justement les blancs utilisent pour distraire toutes nos richesses, à notre insu.

  3. La découverte signifie : démasquage, décryptage ou en gros, faire connaitre au publique ce qui était caché ou méconnu.Dans le cas d’espèce,une question peut bien interpeller le Collège des Sciences de l’Environnement à savoir: Est-ce que ces espèces n’étaient pas connues des pygmées et même des ethnies voisines?Effectivement, nous pouvons nous rendre compte combien de fois les occidentaux continuent à nous animaliser. Car, il est quelque peu inadmissible de collecter des données en biodiversité à l’intérieur des anticommutés humaines vivantes et aller publier ailleurs qu’on a fait une découverte.En terme clair, c’est une insulte pure non seulement pour la communauté scientifique gabonaise mais surtout une insulte pour toute la Nation.

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