Entre mai 2017 et mai 2018, le Gabon s’est affiché comme le principal animateur du marché des titres publics de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), révèle le rapport sur la politique monétaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

Le Gabon, principal animateur du marché des titres publics de la BEAC entre mai 2017-2018. © D.R.

 

Selon l’évolution du marché des titres publics de la Beac, au total 139 appels d’offres sur bons et obligations du trésor assimilables ont permis aux trésors publics de la Cemac, de lever globalement 1 216,6 milliards de francs CFA, dont 1 142,7 milliards de francs CFA en bons du trésor assimilables (BTA) et 73,8 milliards de FCFA en obligations du trésor assimilables (OTA). Cette évolution a engendré une augmentation de 36,6% entre le 31 mai 2017 et le 31 mai 2018.

Sur cette période, selon le rapport sur la politique monétaire de la Cemac, le Gabon a détrôné le Cameroun de son statut de principal animateur du marché des titres publics de la Beac, détenu depuis 2011.

S’agissant du compartiment BTA, le trésor public gabonais a été le plus actif avec 39,9% du volume total émis, soit 455,6 milliards de francs CFA, devant le Tchad avec 300,8 milliards de francs CFA en 2018, contre 186,3 milliards de francs CFA. Le trésor public camerounais pour sa part occupe la troisième position avec 214,2 milliards de francs CFA levés, contre 161,3 milliards de francs CFA sur la période 2016-2017.

Même constat dans le compartiment des obligations du trésor assimilables (OTA), essentiellement animé par le Gabon et le Tchad qui y ont levé 73,8 milliards de francs CFA à la suite de cinq émissions, soit respectivement 47 milliards de francs CFA et 26,8 milliards de francs CFA. Une année auparavant, huit émissions avaient été réalisées et les deux pays avaient collecté 93,2 milliards de francs CFA. «Au cours de la période de référence, les Trésors nationaux ont dans l’ensemble honoré leur dette à hauteur de 1130,5 milliards de francs CFA, dont 974,9 milliards au titre des BTA et 155,6 milliards sur les OTA», précise le rapport.

 
 

1 Commentaire

  1. beka dit :

    Ces articles sur les finances de notre pays ou de la sous-région sont absolument intéressants. Mais lorsqu’on parle d’autant de milliards empruntés par notre pays, à des citoyens qui gagnent à peine quelques milliers de cfa chaque fin de mois, c’est obscène. Parce que même si les salaires sont bas, il est possible de les rehausser sans augmenter la masse salariale : on accorde des soins de santé à des prix abordables quand ils ne sont pas gratuits, on instaure un système de transport à bas coûts et régulier, on établit aussi un système éducatif efficace (partout en Afrique, les universités invitent et accueillent des centaines d’étudiants étrangers attirés par l’efficacité de ces institutions, contrairement à nos universités délabrées comme le reste), on fait encore ceci et cela à l’avantage des citoyens. Mais nous dire, en se « vantant » presque, que notre pays a emprunté autant de pognon (c’est pourtant légitime en ce temps de crise) nous amène nous demander pour faire quoi ? Tout est délabré, là, partout.

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