Co-auteur d’un rapport supposé compromettant sur les violences postélectorales, la présidente engagée du syndicat Hippocrate a été interpellé, le 7 octobre dernier à Libreville.

Sylvie Nkoghe-Mbot, présidente du syndicat Hippocrate, interpellée le 7 octobre 2016 à Libreville. © 2.bp.blogspot.com

Sylvie Nkoghe-Mbot, présidente du syndicat Hippocrate, interpellée le 7 octobre 2016 à Libreville. © 2.bp.blogspot.com

 

Très connue pour son franc-parler, la présidente de l’ONG Hippocrate est actuellement sous les verrous. Selon des responsables de la coalition syndicale Dynamique Unitaire, Sylvie Nkoghe-Mbot a été interpellée, le 7 octobre dernier à Libreville, pour avoir rédigé un rapport sur les violences postélectorales.

Avec certains de ses collègue, ce médecin de 56 ans a constitué un dossier cataloguant toutes les victimes des dernières violences politiques postélectorales : décédées, blessées, disparues, ayant été en contact avec une structure médicale, de manière à présenter les faits véridiques, avec témoignages des personnels médicaux traitants, devant toutes les opinions qui s’y intéresseraient.

 «Je viens d’être désigné avocat par la famille de Sylvie Mbot, co-auteur d’un rapport accablant sur les victimes des exactions de la Garde républicaine (GR)», a également déclaré l’avocat français Eric Moutet, déjà en charge de la défense de Jean Ping. «Je vais intervenir demain (ce 10 octobre, ndlr) auprès des autorités canadiennes car ses enfants sont de nationalité canadienne», a jouté l’avocat à l’AFP.

Selon toute vraisemblance, le document co-rédigé par la pédiatre de 56 ans contient certainement des informations embarrassantes au point qu’elle ait été arrêtée. D’entrée, les regards se tournent vers le bilan des morts des violences ayant éclaté après qu’Ali Bongo ait été déclaré vainqueur du scrutin présidentiel du 27 août dernier.

La société civile et l’opposition revendiquent plusieurs dizaines de morts notamment, tandis que le pouvoir fait état de moins de cinq décès. Par ailleurs, l’arrestation de Sylvie Nkoghe-Mbo, qu’une partie de l’opinion assimile à un règlement de compte pour ses prises de positions radicales, n’est pas pour arranger la position du Gabon aux yeux des institutions de défense des droits de l’Homme.

Sylvie Nkoghe-Mbot est une pédiatre et femme politique. Membre très active de la Dynamique Unitaire, elle est également le président du Syndicat Hippocrate, qui regroupe des médecins, pharmaciens, biologistes et chirurgiens-dentistes de la Caisse nationale sécurité sociale (CNSS). A ce titre, Sylvie Nkogue Mbot dénonce régulièrement «le sabotage du système de santé gabonais» ainsi que le pillage systématique des fonds de l’Etat par une petite caste. Ancienne déflatée des agents hospitaliers de la CNSS depuis 2013, elle n’a pas perçu ses droits légaux ni intégré à la fonction publique. Un engagement radical qui en fait une «cible parfaite» pour les défenseurs du régime.

 

 
 

19 Commentaires

  1. MOABITE dit :

    Vos prisons ne seront jamais assez grandes pour enfermer tout un pays.

  2. Ricky dit :

    Voilà le Gabon d’Ali Bongo. Régressions sur tout les plans

  3. jean - jacques dit :

    il faut une veritable REPRESSION l’exemple de la Turquie celle la doit etre banie de la fonction publique difinivement. Bien fait pour elle qu’elle reste au B2 meme pour 3 mois. vilaine quelle moralite en tsnt wue medecin, et un pediatre, tu n’est pas un medecin legistre. ni un sapeur pompier. les morts que tu part tu as compter comment.

    • OBAGOME dit :

      Ohooo eh beh… ! il faut revisiter les cours d’orthographe et de grammaire niveau CE2. C’est tout ce que je peux faire pour toi.

    • natty dread dit :

      jean-Jacques

      Grammaire: 4/20
      Vocabulaire: 4/20
      Syntaxe: 2/20
      Culture générale: 1,5/20
      Capacité d’analyse et réflexion: 0,5/20

      Moyenne générale:1/20
      Rang: 38éme/39

      Décision du Conseil de Classe: exclusion definitive.

      • Iboundji dit :

        Aucun problème …en dépit de la flagrante étroitesse d’esprit de l’intéressé qui frappe aux yeux ( et pas qu’au figuré). En bon séide c’est-à-dire grand adepte de la doctrine “pile, je gagne, face, tu perds”! Il persiste dans ses sorties car sera (forcément ?sic !) déclaré admis à toutes compétitions, concours même simple confrontation à raison de 99,93% .Lui aussi viendra demander à dialoguer avec les (malheureux , resic !) après avoir trucidé et ligoté les membres du jury qui auront osé émettre des réserves sur les 99,93%. La suite se déroule devant nos yeux ….2 B continued ….
        “Getete a poke te na mosegne o ma tengame ango” [l’arbre s écroule toujours du cote ou il penche (trop ?)] sagesse Apindji
        « La puissance ne se montre que si l’on en use avec injustice ». Raymond Radiguet
        « Goyie nga loboso » [ceux se ressemblent s’assemblent] sagesse Ndumu

  4. Bête comme Jean jacques dit :

    Il est vraiment trop bête Jean Jacques

  5. sven dit :

    @Jean Jacques on ne bannit pas un individu de la fonction publique en revanche on peut RADIER quelqu’un des effectifs de la fonction publique . Par ailleurs la répression à outrance comme tu le souhaite ne peut faire entorse à la détermination des gabonais de mettre le régime ALI Bongo sous l’ éteignoir crois moi c’ est une question de temps .

  6. REMANDA dit :

    Jean jacques est encore quel genre de niakouet ?

  7. Bicheblessee dit :

    Il faut que tous nous décidions d’aller ne assoir au B2 comme un seul homme afin de crier notre ras le bol sur l’iniquité qui règne danse notre pays.
    Jean Jacques il faut que tes parents t emmenent te faire exorciser.

  8. Jean - jacques dit :

    Ils doivent payer tous les actes.1opposant ou militant du camp ping en prison c’est 10 gabonais conscients qui auront leur Liberté et la paix garantie au moins 10ans ce zibi qui telephone un gang de ping pour dire que dites ã bourgi d’actioner leurs reseaux mafieux en france pour que l’armée français puisse intervenir en racontant le mensonge que le qg de ping est entrain d’être bombardé.pensez vous si l’helicopter ou un char aurait bombardé ce petit QG qui allait sortir vivant? Et l’assaut a permis de mettre la main sur yeo.sinon ping et sa bande allaient dire que le pouvoir ment.

  9. Jean - jacques dit :

    Ping et ses échoués me font rire certains me demandent d’aller au cp1 et d’autres parlent des faves vous lisez et vous me comprenez aussi bien tout ce que j’écris.

  10. Bassomba dit :

    Ton père a été parmi les premiers ministres des gouvernements OBO, a été Recteur de l’UOB, a géré tout un laboratoire d’Anthropologie et avec quelle manière? Au point où son binôme Pr Mayer préfère s’en séparer pour créer un autre Labo. Toi même sans être la plus diplômée de cette nation a profité de certaines fonctions parce que étant la fille de quelqu’un; ne nous prenez pas pour des cons, ON SE CONNAIT!

    • bonga pierre dit :

      A
      la faveur de la campagne présidentielle au Gabon, Jean Ping est parvenu à lisser son image d’apparatchik du régime de Bongo père et à endosser les habits neufs de l’opposant vertueux. Même si pour beaucoup, il ne s’agit que d’un déguisement destiné à tromper l’opinion, cette posture semble avoir été payante. En effet, nombreux sont ceux qui, ces derniers mois, ont oublié le passé d’un homme qui a fait toute sa carrière sous l’aile protectrice du patriarche Omar Bongo. Une situation cocasse, qui ne manque pas de faire sourire ceux l’ont côtoyé durant de longues décennies.

      Le « cacique des caciques » sous le régime d’Omar Bongo

      Ce sera l’un des faits les plus marquants de cette campagne présidentielle au Gabon. A 73 ans, Jean Ping a tenté, avec un succès certain, d’incarner la modernité aux yeux de ces concitoyens. « Tout le talent de Ping durant cette campagne aura été de se présenter comme un homme nouveau, de revêtir aux yeux de l’opinion les habits neufs de l’opposant politique pour s’attirer la sympathie des médias. Mais il y a de quoi douter de sa sincérité. Pour moi, il ne s’agit que d’un déguisement », nous confie un politologue gabonais. Nombreux sont ceux, cependant,à être tombés dans le panneau. « Ping, c’est l’une des plus grandes ruses de l’Histoire politique du Gabon. Cocasse », lâche notre interlocuteur.

      Cocasse, c’est bien le mot pour qui connait l’homme et son parcours. Même si en politique, les peuples ont la mémoire courte… « Les années Omar Bongo, ce sont aussi les années Jean Ping », rappelle un professeur de droit public de l’Université de Libreville. « De tous les candidats qui se sont présentés à l’élection présidentielle, le plus comptable du bilan de l’ancien Président, c’est lui », poursuit-il avant d’égrener son CV qui se confond avec l’Histoire politique contemporaine du Gabon.

      En effet, Jean Ping a été l’une des figures les plus marquantes du régime d’Omar Bongo. Ces dernières décennies, il a noué des liens étroits avec la famille Bongo, qui lui ont permis de se hisser au sommet du pouvoir gabonais et où la raison politique le dispute aux sentiments. Il fut en effet le compagnon de Pascaline Bongo, la sœur aînée d’Ali avec laquelle il a eu plusieurs enfants. Sans conteste, cette alliance lui a permis d’assouvir son ambition politique. L’ex-gendre d’Omar Bongo a été de 1984 à 1990 le madré chef de cabinet d’Omar Bongo. Une position qui l’a placé au cœur du cœur de la machine Bongo avant de se lancer dans une riche carrière ministérielle, sanctionnée par six portefeuilles différents, dont celui stratégique des Affaires étrangères. Au sujet de son ancien mentor, Jean Ping n’a jamais caché son admiration. « Un homme extrêmement rusé, intelligent. Une intelligence instinctive… Il savait remarquablement manœuvrer les hommes, » confiait-il au Monde en août dernier.

      Pourquoi Ping a basculé dans l’opposition ?

      Mais ces liens très forts avec le clan Bongo s’étiolent rapidement après le décès du patriarche. « Pas pour des raisons politiques, mais pour des raisons de carrière, d’ambition personnelle », précise notre professeur de droit public. « Au fond, Jean Ping, c’est l’histoire – classique – d’une ambition frustrée », tranche-t-il.
      C’est en 2012 que la rupture entre les deux hommes est consommée. Ali Bongo refuse d’apporter son soutien à Ping pour la reconduction de son mandat à la tête de la Commission de l’UA, qu’il présidait depuis 2008. De ce jour, Jean Ping voue une haine viscérale à Ali Bongo et jure sa perte. En février 2014, c’est décidé, il bascule dans l’opposition. « Ce ne sont pas des raisons idéologiques qui ont poussé Ping dans les bras de l’opposition. Mais bel et bien, une histoire de vengeance personnelle », nous confie un de ses ex-proches collaborateurs.

      Discours haineux et casseroles…

      Dès lors, Jean Ping, « l’Edmond Dantès gabonais », n’aura plus qu’une obsession. Barrer la route à un nouveau mandat d’Ali Bongo, quels qu’en soient les moyens. Quitte d’ailleurs à recourir à la violence (verbale), non sans susciter des polémiques que l’intéressé s’est évertué à faire oublier avec application.

      Il y a plusieurs mois, lors d’un meeting dans la province du Woleu-Ntem, dans le nord du Gabon, Jean Ping a suscité l’émoi. Il avait appelé l’assistance à « réveiller les morts pour l’accompagner en guerre et éliminer les cafards » du pays. Un discours haineux et belliqueux, qui pourrait s’apparenter à un appel à la guerre civile et rappeler les heures les plus sombres au Rwanda.

      Nouvelles controverses ces derniers jours : Mamadi Diané, un conseiller du président ivoirien, Alassane Ouattara, aurait prêté main forte à Jean Ping, en introduisant au Gabon des hackers et en conseillant à Ping de susciter la démission de certains représentants au sein de la Cenap afin d’alimenter les tensions. L’affaire éventée, le conseiller de Ouattara a été limogé. Mais l’épisode a laissé des traces et écorné l’image d’un Ping pacifiste et démocrate. Beaucoup estiment d’ailleurs que les manifestations violentes dans les rues de Libreville et Port-Gentil – l’Assemblée nationale étaient en flammes lundi dernier – ne répondent pas à un mouvement de foule spontané mais à un plan réfléchi de longue date, destiné à déstabiliser le pouvoir, une fois le résultat de l’élection présidentielle connu.

      « Royaume » versus autocratie

      « Jean Ping n’est pas un démocrate. Il utilise les armes de la démocratie pour conquérir le pouvoir », fait remarquer un diplomate de l’Union Africaine. « Il est prêt à tout pour obtenir le pouvoir, quitte à brûler le pays », ajoute-t-il.

      Pour ce politologue gabonais, « le projet d’Ali Bongo est, dans une large mesure, en rupture avec ce qui s’est fait précédemment. A l’inverse, le programme électoral de Jean Ping reflète davantage la doctrine du PDG, l’ex-parti unique, canal historique », analyse-t-il avant de conclure : « au fond, le véritable héritier, c’est peut être lui ». Un avis loin d’être isolé au Gabon.

      « Certains disent qu’avec Ali Bongo, le Gabon serait un royaume. Mais avec Jean Ping, ç’aurait été une autocratie. Je me demande ce qui est le mieux », s’interroge, perplexe, Alex, étudiant en gestion à Port-Gentil. « Ping nous dit de respecter la volonté du peuple gabonais. C’est nouveau. En avait-il le souci durant ces dernières décennies ? », s’interroge non sans ironie notre professeur de droit public de Libreville, avant de lâcher : « Ping a une double personnalité. C’est le Dr Jekyll et Mr Hyde de la vie politique gabonaise.

  11. Axelle MBALLA dit :

    @Jean Jacques…Toi , tu as été extraordinairement bête à l’école…le TOTO…quoi! Parce que, moi, à ta place, à la lecture de toutes les charges menées contre ta personne électronique, tu te serais tellement cultivé au point d’avoir au moins l’équivalence de la licence au moins..car tout y passe (économie, droit, sociologie, histoire, géographie, démographie, etc.), tu es vraiment le modèle des dirigeants qui massacrent les gabonais, parce qu’ils ont peur de vivre un vrai changement qu’apporteraient des vraies têtes pensantes, que votre meurtrier système contraint à l’exil. J’espère que ton assurance pour l’éternité tiendra..ça reste à voir. Dieu sanctionne toujours tous ceux qui se croient au dessus de lui.

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