Entamé, il y a un peu plus de deux semaines, la grève des agents de la direction générale du Centre national des œuvres universitaires (CNOU) a pris une autre tournure le 26 novembre 2018. Ces derniers ont décidé de passer à la vitesse supérieure en barricadant l’entrée du ministère de l’Enseignement supérieur.

Les agents du CNOU réclament six mois de salaire. © Gabonreview

 

Abandonnés aux aléas de la nature depuis plus de six mois maintenant, et lassés d’attendre le règlement des arriérés de salaire, certains employés de la direction générale du Centre national des œuvres universitaires, transfuges de l’entreprise privée de restauration Sodexo, ont barricadé l’entrée du ministère de l’Enseignement supérieur, le 26 novembre, pour mieux faire entendre leurs difficultés.

Ces pères et mères de famille au nombre de 203, qui affirment avoir trop supporté cette situation «dégradante» et «humiliante», disent ne pas comprendre pourquoi, leur salaire n’est pas régulier comme ceux de leurs collègues de la même entité. «A l’issue de la réintégration de nos collègues issus de Sodexo leur mode de payement a changé. Ils ont été envoyés pour être payé à l’agence comptable des Universités et grandes écoles», a dénoncé le secrétaire exécutif du CNOU, Félix Edang Mve.

Si ces agents, reconnaissent avoir connu ce genre de situation l’année dernière, une demi-année de travail sans rémunération est une torture, surtout en cette période de rentrée scolaire et de fin d’année. «L’année dernière, ils ont connu de reliquat de 3 à 4 mois, mais cette année, c’est catastrophe. La dernière fois, qu’ils ont perçu leur salaire, c’était au mois de juin. Et depuis lors, ils n’ont rien reçu», a déploré le secrétaire exécutif du CNOU.

Ce dernier a félicité ses collègues grévistes pour leur abnégation au travail, malgré le retard outrancier de paiement de leurs salaires. «Aviez-vous eu vent d’une quelconque perturbation de l’activité au niveau de la restauration. Les collègues ont bien travaillé et sont conscients que la situation financière du pays, n’est pas rose».

Pour Félix Edang Mve, il est nécessaire, voir urgent que les autorités compétentes se penchent sur cette situation, pour ramener la situation à la normale et garantir des payements mensuels réguliers.

 

 
 

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