24 heures avant la fin de la 22e Conférence des Parties (Cop22), les chefs d’Etat, de gouvernement et de délégation ont publié une déclaration  baptisée «proclamation de Marrakech». Celle-ci constitue le socle d’un «changement vers une nouvelle ère de mise en œuvre et d’action en faveur du climat et du développement durable». Ci-après, la proclamation intégrale.

Les officiels après lecture de la publication, le 17 novembre 2016 à Marrakech. © Gabonreview

Les officiels après lecture de la publication, le 17 novembre 2016 à Marrakech. © Gabonreview

 

La proclamation de Marrakech pour l’action pour notre climat et le développement durable

Nous, Chefs d’États, de Gouvernements, et Délégations, rassemblés à Marrakech, en sol Africain, pour la Vingt-deuxième session de la Conférence des Parties, la douzième session de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties au Protocole de Kyoto et la Première session de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l’Accord de Paris, à la gracieuse invitation de Sa Majesté le Roi du Maroc, Mohammed VI, prononçons cette proclamation afin de signaler un changement vers une nouvelle ère de mise en œuvre et d’action en faveur du climat et du développement durable.

Notre climat se réchauffe à un rythme alarmant et sans précédent et nous avons le devoir urgent de répondre.

Nous nous réjouissons de l’entrée en vigueur rapide de l’Accord de Paris, adopté en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, ainsi que de ses objectifs ambitieux, sa nature inclusive, et sa conformité à l’équité et au principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives, eu égard aux différentes situations nationales, et nous affirmons notre engagement pour sa mise en œuvre complète.

En effet, cette année, nous avons assisté à un élan extraordinaire en matière de lutte contre les changements climatiques, partout dans le monde, ainsi que dans de nombreux fora multilatéraux. Cet élan est irréversible — il est guidé non seulement par les gouvernements, mais également par la science, par le monde des entreprises ainsi que par une action mondiale de tous types et à tous niveaux.

Notre tâche aujourd’hui est de perpétuer cet élan, ensemble, allant de l’avant délibérément pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et pour encourager les efforts en matière d’adaptation, favorisant et appuyant ainsi l’Agenda pour le Développement Durable de 2030 et ses Objectifs de Développement Durable.

Nous appelons à un engagement politique des plus fermes afin de lutter contre les changements climatiques, c’est une priorité urgente.

Nous appelons à une solidarité forte avec les pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques et nous tenons à souligner la nécessité d’appuyer les efforts visant à améliorer leur capacité d’adaptation, à renforcer leur résilience et à réduire leur vulnérabilité.

Nous appelons toutes les Parties à renforcer et à soutenir les efforts pour éradiquer la pauvreté, assurer la sécurité alimentaire et prendre des mesures rigoureuses pour faire face aux défis des changements climatiques dans le domaine de l’agriculture.

Nous appelons à rehausser d’urgence nos ambitions et à renforcer notre coopération afin de combler l’écart entre les trajectoires d’émissions actuelles et celles requises pour atteindre les objectifs à long terme de limitation de la température fixés par l’Accord de Paris.

Nous appelons à une augmentation des financements, des flux et de leur accès, conjointement avec une amélioration de la capacité et de la technologie, y compris des pays développés vers les pays en développement.

Nous, les pays développés Parties, réaffirmons notre objectif de mobiliser 100 milliards de dollars américains.

Nous, à l’unanimité, appelons à davantage d’action climatique et d’appui, bien avant 2020, en prenant en compte les besoins spécifiques et les circonstances particulières des pays en développement, des pays les moins avancés ainsi que ceux particulièrement vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques.

Nous qui sommes Parties au Protocole de Kyoto encourageons la ratification de l’Amendement de Doha.

Nous, collectivement, appelons tous les acteurs non étatiques à se joindre à nous pour une action et une mobilisation immédiate et ambitieuse, s’appuyant sur leurs importantes réalisations, notant les multiples initiatives et le Partenariat de Marrakech pour l’Action Climatique Globale lui-même, lancé à Marrakech.

La transition requise de nos économies pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris fournit une opportunité positive et substantielle pour une prospérité accrue et un développement durable.

La Conférence de Marrakech marque un point d’inflexion important dans notre engagement pour rassembler la communauté internationale dans son ensemble afin de relever un des plus grands défis de notre temps.

Dorénavant, alors que nous nous tournons vers la mise en œuvre et l’action, nous renouvelons notre détermination de vouloir inspirer la solidarité, l’espoir et l’opportunité pour les générations présentes et futures.

 
 

3 Commentaire

  1. CHARY dit :

    Une grande partie de l’argent détourné au Gabon “transit” au Maroc…qui est le principal soutient de la dictature au GABON…Ce même Maroc d’ou provient l’essentiel de la drogue circulant en Europe…Est ce même Maroc qui accueil le Monde ??? vive les ” cop 21 et 22″.

  2. diogene dit :

    Déclaration sans conséquence puisque rien n’indique les moyens à mettre concrètement en œuvre.
    Développement durable, notion flou et vicieuse?
    Rien n’est éternel, les spécialistes parlent de développement raisonnable, énorme différence car l’appel à la raison évoque aussi les bénéfices et profits raisonnables. Cet aspect n’est jamais évoqué mais essentiel cependant.
    Les industriels ne consentent au durable que si cela rapporte plus que de polluer ou fabriquer des produits nuisibles.
    L’obsolescence programmée (introduire des défauts dans un produit pour le détruire prématurément)en est la preuve.
    Rien sur ce fléau . Silence on engrange des bénéfices…

  3. Alain MOCCHETTI dit :

    RESUME DE LA COP22 A MARRAKECH AU MAROC
    Ce sont plus de 200 pays qui se sont réunis le 18 novembre 2016 à Marrakech au Maroc dans le cadre de la COP22, pour repasser en revue tous les points détaillés à la COP21 à Paris et discuter les nouveaux points afin de mettre au point d’ici à 2018 les Règles d’Application de l’Accord sur le Climat actualisées. 2 semaines de discussions ont été nécessaires sur le Réchauffement Climatique pour déboucher sur une liste des points sur lesquels, le monde entier va devoir œuvrer pour limiter la hausse de la température moyenne de notre planète de 2 degrés Celcius seulement d’ici 2100. Malgré le volte-face des USA au grand dam du reste du monde, en particulier celui de Donald Trump le Président des USA, le monde entier s’est lancé dans une dynamique, lente il faut le dire, pour tenter de sauver la 3ème planète du Système Solaire, la sauver d’une fin certaine si rien est fait. Le Monde entier espère un retour des USA lors du prochain mandat présidentiel dans 4 ans. Les principaux points passés en revue sont ceux de la COP21 à Paris à savoir :
    ¤ l’augmentation de la part des Energies Renouvelables,
    ¤ la Captation au niveau de l’atmosphère et à la sortie des complexes industriels qui vont devoir modifier leurs installations pour que le CO2 soit capté et liquéfié en aval et acheminé via des Sites d’enfouissement,
    ¤ limitation de la hausse moyenne de la température de l’atmosphère à 2 degrés Celcius en limitant, voir en supprimant l’émission des excès de gaz à effet de serre (CO2 principalement),
    ¤ construire des Puits de Carbone sur toute la planète, les océans sont d’excellents Puits de Carbone,
    ¤ augmenter la surface terrienne comportant de la forestation, une augmentation des surfaces boisées de 25% serait suffisante,
    ¤ démolition et conditionnement de toutes les usines d’électricité fonctionnant soit au charbon, soit au fioul,
    ¤ construction de Réacteurs Nucléaires à Fission de 3ème génération dans le monde entier, pour combler le manque d’électricité fabriquée par les Centrales d’Electricité fonctionnant au gaz, au pétrole et au charbon, plus de 1000 Réacteurs devraient voir le jour durant ce 21ème siècle, Ce ne sont pas les Réacteurs de 3ème génération qui manquent, les USA construisent et commercialisent leur AP 1000 de 1154 MW, l’Europe son EPR de 1600 MW et la Russie ses WER de 1000 MW et de 1500 MW.
    IL faut savoir qu’un minimum de CO2 est indispensable dans l’atmosphère pour la pérennité de la vie végétale sur Terre. A cela il faut mettre au point des biocarburants pour alimenter les réacteurs des avions, des fusées et des futures navettes spatiales. Les futurs vaisseaux spatiaux (Projets ICARE et SPACEX) possèderont 2 moyens de propulsion au moins, des biocarburants pour le décollage et la mise en orbite, des réacteurs à fusion nucléaire pour leurs voyages dans le vide sidéral. Suite dans une prochaine rubrique QUELS SONT LES DIFFERENTS POINTS ABORDES A MARRAKECH A LA COP 22. Le présent article à caractère scientifique sera publié sur YouTube, sur Google et sur mon journal scientifique facebook DAVID MOCCHETTI.

    Alain Mocchetti
    Ingénieur en Construction Mécanique & en Automatismes
    Diplômé Bac + 5 Universitaire (1985)
    UFR Sciences de Metz
    alainmocchetti@sfr.fr
    alainmocchetti@gmail.com
    @AlainMocchetti

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