A travers une campagne de sensibilisation, les élèves du Lycée Jean Hilaire Aubame Eyeghe ont été édifiés sur la corruption et ses méfaits ainsi que les principes susceptibles d’améliorer la gouvernance des mutuelles scolaires.

Les élèves du lycée Jean Hilaire Aubame Eyeghe après la sensibilisation. © D.R.

 

Pour célébrer la journée internationale de lutte contre la corruption, le Mouvement citoyen pour la bonne gouvernance (MCB2G) et l’ONG Malachie en partenariat avec la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), ont organisé, le 13 décembre, une campagne de sensibilisation sur les méfaits de la corruption et les principes de bonne gouvernance au lycée Jean Hilaire Aubame Eyeghe. Si la journée en elle-même est célébrée chaque 9 décembre, les organisateurs ont également inscrit leur activité «dans la même logique que la campagne mondiale intitulée ”Corruption: un obstacle aux objectifs de développement durable”, initiée par les Nations-Unies».

Moment de la sensibilisation avec Jerry Bibang Bi Ondo, le coordonnateur général du MCB2G. © D.R.

Selon Jerry Bibang, le coordonnateur général du MCB2G, l’objectif de cette journée était «de renforcer les connaissances des élèves sur la corruption ainsi que les principes et pratiques de bonne gouvernance, afin de susciter leur engagement et l’application de ces principes dans la gestion de leur mutuelle scolaire». Pour le MCB2G, lutter contre la corruption nécessite pour ainsi dire, l’engagement de tous. «Chacun doit jouer sa partition pour que les valeurs d’intégrité, transparence, probité, citoyenneté et de bonne gouvernance soient au cœur de notre système éducatif», a estimé Joannie Mahinou, coordinatrice générale adjointe du MCB2G.

Les élèves ont été édifiés à travers deux communications. La première, développée par Jerry Bibang, portait sur les principes et pratiques de bonne gouvernance. Il a mis en exergue des principes susceptibles d’améliorer la gouvernance des mutuelles scolaires : la transparence, la responsabilité sociale, le contrôle citoyen, l’accès à l’information et l’efficacité. «Si l’application de ces mesures n’est pas l’unique solution pour améliorer la gouvernance des mutuelles scolaires, elle constitue au moins un pas vers une gestion améliorée», a-t-il dit. La deuxième animée par Djimbi Makosso, expert à la CNLCEI, s’est intéressée aux notions de base de la corruption. Entre autres, la définition, les différentes formes, les manifestations, ainsi que les sanctions y relatives. Notamment, les sanctions pénales et administratives. «Sur le plan économique, la corruption freine le développement, participe à l’augmentation des prix, sinon de la vie chère. Elle fausse la concurrence, la transparence et l’équité dans les marchés publics. Au niveau éducatif, la corruption tue le mérite et l’effort, la qualité de la formation et l’excellence. Dans un système de corruption, on assiste à la prolifération des faux diplômes, des cadres mal formés, des diplômes qui ne reflètent pas la compétence» a-t-il expliqué.

Pour lutter contre la corruption dans le système éducatif, les intervenants ont proposé d’une part, la création de clubs d’éthique et de citoyenneté au sein des établissements scolaires. Ces clubs pourront servir de relais en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption et travailleront avec les mutuelles scolaires. D’autre part, la modification du décret n°121/PR-MEN-IA du 15 mai 1961 portant organisation des coopératives scolaires dites « Mutuelles Scolaires ». «C’est ensemble que nous ferons reculer la corruption dans notre cher pays», a déclaré Joannie Mahinou.

Auteur : Alix-Ida Mussavu

 
 

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