Critiquée par une partie de l’opinion nationale suite à sa décision de «dissoudre» l’Assemblée nationale et sa demande de démission du gouvernement, la présidente de la Cour constitutionnelle assure ce matin avoir simplement dit le droit.

Marie-Madeleine Mborantsuo, la présidente de la Cour constitutionnelle, se défend d’avoir fait un coup d’Etat. © Gabontribune.com

 

L’opinion gabonaise est divisée sur la décision prise le 30 avril de «dissoudre» l’Assemblée nationale. La demande de démission du gouvernement faite et obtenue par la Cour constitutionnelle ne trouve non plus grâce aux yeux d’une partie de la classe politique nationale. Celle-ci accuse la haute juridiction d’avoir fait «un coup d’Etat institutionnel». Ce mercredi 2 mai, sur Radio France international (RFI), Marie-Madeleine Mborantsuo s’en défend.

«Il n’y a pas de coup d’Etat, il n’y a pas non plus de vide institutionnel. Il y a que le pouvoir de l’une des chambres, les élections n’ayant pas été organisées dans le temps, ces pouvoirs-là lui sont retirés», s’est-elle défendue.

Accusée de s’être maladroitement vengée du pouvoir qu’elle aurait défendu et protégé toutes ces années, la présidente de la Cour constitutionnelle indique que «ce n’est pas avec joie que cette décision a été prise». Elle dit avoir procédé à une «simple application des dispositions constitutionnelles».

Si le camp de l’opposant Jean Ping ne croit que très peu aux regrets exprimés par Marie-Madeleine Mborantsuo, pour lui, ses décisions apparaissent comme le prolongement du «coup d’Etat électoral» d’août 2016. Membre de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), Anaclé Bissielo craint que la situation créée par la Cour constitutionnelle ne «perdure, s’aggrave et accroisse l’incertitude sur le pays».

Le groupe des 41 partis de l’opposition récemment créé en vue des prochaines législatives y voit l’occasion pour Ali Bongo de rassembler les différents bords politiques autour d’une nouvelle discussion, pour éviter que la situation ne s’enlise.

 
 

14 Commentaires

  1. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    Lire article 92. Merci.

  2. Mpoula Odjia dit :

    “Anaclé Bissielo craint que la situation créée par la Cour constitutionnelle ne «perdure, s’aggrave et accroisse l’incertitude sur le pays.”

    (…)

    “Le groupe des 41 partis de l’opposition récemment créé en vue des prochaines législatives y voit l’occasion pour Ali Bongo de rassembler les différents bords politiques autour d’une nouvelle discussion, pour éviter que la situation ne s’enlise.”

    (…)

    Mais enfin, organisez juste vos foutues élections législatives et on n’en parle plus…

  3. Rév. Israël Nahum dit :

    Le pouvoir est comme la sorcellerie, en tout cas le pouvoir au Gabon. Qu’est-ce que les gabonais et les gabonaises ne comprennent pas ? Avec cette manipulation adroite du pouvoir au Gabon ? Madame Mborantsuo continue avec les manœuvres du Coup d’état électoral d’août 2016 c’est tout simplement ça ! Ali Bongo ne pouvait plus vivre avec une Assemblée Nationationale qui nuisait fortement à la constitution qu’il est entrain de manœuvrer au Gabon, alors comment faire pour mieux paraitre aux yeux de ses collaborateurs étrangers et faire savoir qu’il y a un peu de lumière de justice au Gabon ? Mais bien sûr avec un Coup d’État institutionnel et le renvoi immédiat du gouvernement, en donnant dans le fond à l’opposition radicale deux cadeaux empoisonnés. Ensuite bien paraitre aux yeux de tous les gabonais et gabonaises comme étant des justiciers (poudre aux yeux). Le pouvoir d’Ali Bongo ne sera pas à terre mais les institutions. On fait une pierre deux coups : en prévision à ce Coup d’État institutionnel deux personnes qui ont été fortement à la tête du coup d’état électoral d’août 2016, c’est-à-dire, Mborantsuo et Ali Bongo deviennent propres aux yeux de la loi et sortent crescendo de leurs péchés capitaux (vol de la victoire de Jean Ping et mort d’hommes en août 2016), en donnant un poids politique au pays c’est-à-dire entre parenthèse des meilleures élections prochaines. N’oublions pas qu’Ali Bongo veut gouverner à long terme et pour qu’il prépare mieux ses manœuvres politiques à long terme c’est au travers des institutions que cela se passe. En renouvelant les institutions et en mettant le gouvernement à terre, il arrivera à ses fins après l’élection législative de 2018, stratégiquement, Ali Bongo se fera un poids politique énorme : l’idée cachée là-dedans est de faire élire un minimal raisonnable des opposants récalcitrants à sa politique d’émergence lors de l’élection législative de 2018, en les attirants dans son nouveau gouvernent mais cette voici « D’union national » mais en étant majoritaire à l’Assemble Nationale de 2018 (un gouvernement fort), etc. Ali Bongo n’est pas bête, il est très intelligent on l’a mal sous-estimé. D’une certaine façon, les opposants radicaux qui ont décidé de n’est pas aller à l’élection de 2018 ont eu certainement raison, car les grandes manœuvres politiques viendront pour changer le paysage politique et institutionnel du Gabon, c’est-à-dire, certainement la « Refonte de l’État gabonais » avec les réformateurs du PDG. Ce sera la galère des opposants radicaux au Gabon. Car pour empêcher cela, il faut que les opposants se défendent bec et ongles pour gagner les élections (législative et sénatoriale) prochaines.
    Vive Dieu et Vive le Gabon
    Rév. Israël Nahum

  4. Le Chat dit :

    C’est l’État Français qui crée ce très gros désordre et de CHAOS au Gabon. Comment monsieur Emmanuel Macron dès lors candidat à l’élection présidentielle Française en avril 2017, avait dit sur les ondes de rfi : radio france internationale, qu’Ali Bongo fait l’objet d’un cas circonstancié. Mais, aujourd’hui, ce monsieur Macron s’affiche avec lui à l’onu, au one planète summit à Paris et, regarde tout de même la situation se détériorer considérablement au Gabon avec toutes ces turpitudes de la cour constitutionnelle elle-même, de l’ensemble de l’éxécutif, en partant du ” chef de l’État actuel du Gabon ” au 1er ministre sans pour autant observer que les dates butoirs fixées vont expirer. Ça, ce sont dans leur ensemble des voyous qui dirigent un pays assez riche sans le respect des règles déjà normées par eux-mêmes ?? La question, qu’on se pose, Comment peut-on faire confiance à ce pseudo capitaine de bateau dans un océan aussi gigantesque qu’est la gestion des hommes, d’un patrimoine, d’un héritage aussi lourd que le Gabon. Ils donnent si souvent l’impression de trop s’amuser là, où, il ne faut pas ! C’est comme un père au foyer qui ne voit pas la fin du mois s’approcher pour pouvoir anticiper les dépenses de son foyer pour subvenir aux besoins de sa famille. Pathétique ! Que, Nous le Peuple prenons notre destin en main. L’État Français, il faut le pousser à bout afin qu’il vire ses faire-valoirs. Comment ne sont pas t-ils attentifs au son de la trompette déjà pour se sauver eux-mêmes ?

    • Francis KOUMBA dit :

      Le Chat, vous avez raison.

    • l'ombre qui marche dit :

      Le Chat!
      Quand on regarde la situation en Afrique centrale hors Guinée-équatoriale je constate avec regrets que la France nous pousse inexorablement vers une nouvelle guerre de libération pour acquérir une vraie indépendance car à cause de nos richesses la France a conçu une nouvelle forme d’esclavage qui fait plus de dégâts que la première!

    • diogene dit :

      Très belle analyse pour les années soixante mais aujourd’hui, sans dédouaner les états car ils sont nombreux à jouer avec les pays africains, c’est obsolète.
      Il faut griffer au bon endroit : le système économique insensé, les réseaux : euphémisme pour dire maffia internationale, le libéralisme qui creuse les écarts entre riches et pauvres, les marchands d’armes qui organisent les conflits et le terrorisme, la propagande généralisée qui étourdit et distrait, les politiciens devenus des VRP (représentants de commerce), la corruption ce fléau qui tue chaque jour et la liste est longue…

  5. Gabola dit :

    Vraiment l opposition gabonaise est la plus stupide du monde.

    Voici des mecs qui ont refusé le Dialogue d Angondje. Voici des gars qui ont critiqué Ndemezo d avoir été realiréaliste plus tôt.

    Les voici en train de supplier le Pouvoir “illégitime ” de discuter avec eux.

  6. Ngouss Mabanga dit :

    Madame, c’est quand ça t’arrange que tu sais lire le droit. Constitutionnellement parlant tu ne devrais plus être assise là où t’es. et c’est aux autres que tu viens donner des leçons. si ce n’est pas l’armé, je ne vois pas sur quoi vous compter.

  7. Diplomatie-Jofani dit :

    Un CHAT croit que la communauté viendra le délivrer. Et, il remet toujours son pays entre les mains des communautés extérieures. Tu es le plus stupide au Gabon.

    J’apprécie ton raisonnement, mais quand tu mentionne la communauté internationale, Macron. La, ça n’est plus bon.

  8. Le Chat dit :

    Sir Diplomatie-Jofani, Ali Bongo est ” citoyen Français ” à la tête de l’État Gabonais et, imposé au Gabon et aux Gabonais de l’ancien Chef de l’État Français Nicolas Sarkozy. Donc, Soyons assez intelligent de s’attaquer à l’État Français qui, par leurs multinationales, Total, Bolloré, Areva et autres maintiennent Ali Bongo au pouvoir au Gabon même dans sa Très grande médiocrité. C’est lui-même qui devait prendre ses responsabilités. La présidente de la cour constitutionnelle n’est point légitime de dissoudre l’Assemblée nationale et le gouvernement. Cela relève du président de la République lui-même. Voyez-vous, jusqu’au Burkina Faso, nous, Gabonais sommes encore la ” risée ” du monde. Notre démocratie est calquée sur la Métropole “française “. Monsieur Chirac avait lui-même dissout entre 1995 et la fin de si nmandat l’Assemblée nationale, puis il avait défait le gouvernement. C’est le Capitaine du bateau qui prend les disposition d’accoster ou de continuer. Ça, c’est la prise de décisiin, ayant en amont fait Une bonne analyse des faits ( causes et conséquences ). L’ONU et l’Union Européenne avaient déjà pris la résolution’ d’intervenir au Gabon où, ces gens mal intentionnées gouvernent ce pays qu’est le Gabon pétrit de richesses i commensurables, mais, c’est l’État Français qui s’y oppose. Donc, notre devoir est de faire considérablement pression dès maintenant sur la France,afin qu’elle enlève ou laisse l’ONU et l’UE enlever leur ” pantin ” au risque qu’il abîme le Gabon ! Ils disent lire le droit alors qu’ils/ qu’elles font n’importe quoi. C’est comme ça, que nous avons hérité du Canada de l’injure ” bête comme un Gabonais ” à force de laisser les tares s’accumuler. PATHÉTIQUE ! Je pense que lorsqu’on a fait plus de deux décennies à un poste aussi juteux et régalien, on doit pouvoir s’en aller tranquillement au lieu d’accumuler de lourdes fautes qu’on ne peut soi-même reprocher aux autres ou à ses semblables, parce qu’on ne respecte pas soi-même déjà la cohérence des règles de ce poste qu’on occupe soit 9 ans ou 18 ans tout au plus. Cela relève de la caducité et en somme, on n’est plus crédible et non plus respectable et sans doute ne plus être écouté. Elle doit faire ses valises honorablement et laisser la place à un autre au risque de trop se tromper. Maintenant, Nous, le Peuple Soulevons-nous contre ces ” scélérats ” ! Et maintenant !

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