Coupant court à toutes les rumeurs autour de l’implication supposée de la France dans la situation actuelle au Gabon, le ministre des Affaires étrangères a été formel : «La Françafrique est derrière nous».

Jean-Marc-Ayrault

 

Invité sur France 2, le 2 septembre dernier, le ministre français des Affaires étrangères a donné la position de son pays sur la crise post-électorale au Gabon. Selon Jean-Marc Ayrault, la période de la Françafrique synonyme de réseaux occultes entre la France et l’Afrique, «est derrière nous». En effet, a-t-il affirmé, la France est partenaire des pays africains mais n’a pas vocation à s’ingérer dans leurs affaires internes. «Ce serait irrespectueux pour les Africains, ils ne nous le demandent pas. Simplement, quand ils s’expriment ils nous demandent de dire le droit, de rappeler les principes et c’est ce que nous faisons. Je crois que c’est très important qu’on sache quelle est la ligne de la France, elle est claire», a lancé le ministre français.

Dans le prolongement de cette sortie, il a également condamné toutes les violences perpétrées depuis plusieurs jours au Gabon. «L’action des partis politiques comme des forces de l’ordre doit s’inscrire dans le cadre de la loi», a conseillé Jean-Marc Ayrault, pour qui «la situation actuelle des responsables de l’opposition qui se trouvent au quartier général de la campagne de M. Jean Ping dans des conditions sanitaires difficiles et en dehors de tout cadre juridique, présente un risque humanitaire». «Nous demandons aux autorités gabonaises d’y remédier, de manière urgente, en rendant la liberté de leur mouvement aux personnes concernées. Ce geste contribuerait par ailleurs à l’apaisement», a-t-il suggéré.

Le ministère français des Affaires étrangères a réitéré son appel à «utiliser toutes les voies de recours prévues par la loi en vue d’un examen transparent et impartial des résultats de l’élection présidentielle pour que la volonté populaire soit respectée». Jean-Marc Ayrault a par ailleurs assuré que les «autorités françaises sont en contact avec toutes les parties, y compris nos partenaires africains et internationaux, afin de trouver une solution rapide à cette crise».

 

 
 

3 Commentaires

  1. SEMA dit :

    No Monsieur le Ministre,il est vrai que les africains ne vous demandent pas de faire des ingérences,mais très clairement ils vous demande d’imposer la force Ali,qui veut s’imposer aux gabonais par la force.Cette force opposable à Ali n’est pas pour faire une quelconque combine mais pour que la volonté du peuple soit respectée.
    Sinon Monsieur le Ministre qu’est qu’on fait,on laisse Ali dire à la face du monde “je suis là,et je reste là parce que je le dit”?

  2. obameanita dit :

    nous savons pour une fois sauf si je me trompe que la France ne s’ingère pas dans le processus de la DÉMOCRATIE AU GABON pour cette élection,mais nous peuple gabonais voulons juste montrer aux yeux du monde que nous avons choisi et voter un candidat qui a été élu pour la première fois dans notre pays démocratiquement,devant la cenap,la communauté internationale etc, et que cela sois ainsi,et rien d’autre notre président c’est jean ping.et personne ne peut nous prouver le contraire.

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