Trois personnalités politiques proches de Jean Ping viennent d’être écrouées à la prison centrale de Port-Gentil. Parmi elles Guy Roger Aurat, ancien Secrétaire général de l’organisation nationale des employés du pétrole et Guy Ndenguino à qui il est reproché la diffusion des tracts tendant à troubler l’ordre public.

© Gabonreview/Shutterstock

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La publication des résultats de la dernière élection présidentielle, le 31 août dernier, donnant le président Ali Bongo vainqueur, a provoqué une vague de colère dans la capitale économique. Des barricades ont été érigées dans plusieurs artères de la ville en même temps que l’incendie de certains édifices publics et privés. Comme en 2009, on a également assisté à des scènes de pillage de plusieurs commerces quand bien même l’ampleur serait sans commune mesure avec les émeutes d’il y a sept ans.

Guy Aurat Reteno, ancien secrétaire général de l’Onep. © Gabonreview

Guy Aurat Reteno, ancien secrétaire général de l’Onep. © Gabonreview

Dans la soirée même du 31 août, les force de l’ordre ont procédé à une centaine d’interpellations. Mais selon des témoignages concordants, nombreuses sont les personnes qui ont été interpellées alors qu’elles se trouvaient chez elles ou circulaient librement dans les rues de la ville. Présentées devant le parquet de la République, elles ont toutes été placées en détention préventive à la prison centrale de Port-Gentil. Prévu pour le 14 septembre dernier, l’audience correctionnelle au cours de laquelle elles devaient comparaître a été renvoyée. A en croire le procureur de la République, cette décision se justifie par le fait que les geôles de la police et de la gendarmerie étaient encore plein de monde. Il fallait donc attendre que tous soient présentés devant le parquet afin d’organiser une audience.

Si au départ, les arrestations concernaient «uniquement les casseurs et les fauteurs de troubles», désormais, la chasse est ouverte aux hommes politiques, particulièrement les pro-Ping. Le 15 septembre dernier, c’est le permanent du parti gabonais du progrès G. Okawe qui a été arrêté chez lui à 5 heures du matin. Le 20 septembre dernier, le tour est revenu à Guy Aurat Reteno, ancien secrétaire général de l’organisation nationale des employés du pétrole (Onep), coordinateur du mouvement des jeunes proche de Jean Ping, et Ndenguino, tous deux employés à la Société gabonaise de raffinage (Sogara). Il est reproché aux deux hommes la publication des tracts appelant à la révolte. Les trois hommes politiques ont été placés en détention préventive à la prison du Château et doivent comparaitre devant un tribunal correctionnel.

Cette vague d’arrestation crée, cela va sans dire, un climat de peur dans la ville, poussant les hommes politiques à déserter leurs domiciles. «J’ai été obligé de quitter discrètement la ville après avoir échappé à un kidnapping», nous a confié un cadre de Démocratie Nouvelle.

Reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés, Guy Roger Aurat Reteno et G Ndenguino ont été condamnés à 45 jours de prison dont 30 assortis du sursis par le tribunal correctionnel le 21 septembre dernier.

 

 
 

14 Commentaires

  1. jean jacques dit :

    bravo voila cequ il faut faire un gouvernement doit etre fort et avoir plus l’acces sur les services de renseignement pour mettre tous ces criminels hors d’etat de nuir.ils doivent rester la bas au moins 15 a 20 ans.

    • Illa Gombo dit :

      Vous, monsieur Jean-Jacques, vous qui osez toujours défendre l’indéfendable dans un français douteux, j’espère que vous êtes grassement rétribué pour votre loyauté à ces buveurs de sang, ces mangeurs de chair des justes et des innocents. Car en les défendant, vous vous rendez complices des méchants et quand la justice de Dieu va frapper et consumer toutes ces forces maléfiques qui s’agitent et prospèrent depuis 49 ans au Gabon, vous serez jugés comme eux. Repentez vous et surtout taisez-vous!

  2. jean jacques dit :

    A tous les patisants de l’oppositions qui pronnent la violence lisez ceci..c’est pas au Gabon ca s’est passe hier aux USA.

    Le gouverneur de Caroline du Nord a alors décrété l’état d’urgence. Pat McCrory a en outre « pris l’initiative de déployer la Garde nationale et la police autoroutière pour aider la police locale à Charlotte », comme il l’a écrit sur Twitter.
    « Nous ne pouvons pas tolérer la violence. Nous ne pouvons pas tolérer la destruction des propriétés et nous ne tolèrerons pas les attaques contre nos policiers qui se produisent en ce moment », a également déclaré le gouverneur sur CNN

    C’EST UN PAYS DEMOCRATIQUE EST CE QUE LA POLICE NA PAS REPRIMER LES MANIFESTANTS…

    SOURCE.

    http://www.rfi.fr/ameriques/20160922-violences-charlotte-manifestant-blesse-balles-etat-urgence-decrete

  3. DOCTORANT GAAH KOUNG SOULEMANE dit :

    c’est la démocratie a l’africaine vous allez faire quoi es t’il pire que ALL SISI que vous trouver si fréquentable alors qu’il assassine les morsites en plein jour

  4. ortegus dit :

    les prison seront trop etroites pour tout le peuple gabonais!

  5. #9graines dit :

    C’est lamentable! Sans surprise. À ce rythme, on va arrêtés tous les gabonais. Mais, nous sommes tous enfants de ce pays:La volonté du peuple l’emportera,un Gabon libre!

  6. mayombo dit :

    CELA FINIRA FORCEMENT UN JOURS COE L’APPARTHEIDE ETAIT FINI EN AFRIQUE DU SUD

  7. ali dit :

    Et si Ping devenait president?

  8. Jean -jacques dit :

    Ping pdt pitié de vous il faut bien rêver. L’internaute qui parle quela police n’a pas tiré ã balle réelle.je comprend votre difficulté vous ne savez même plus lire. C’est domage.

  9. tara dit :

    Ils méritent d’être tous arretés pour trouble à l’ordre public,les paisibles citoyens veulent vivre dans la quiétudes vs vs fatiguez les gens avec votre opposition à 2 balles comme si PING devait venir avec une baguete magique changer quoi que ce soit si ce n’est empirer les choses avec ses vieux renards a ses cotés qui n’attendent que des postes de ministres?DG, etc.

  10. le gaboma dit :

    jean chacques je pense que tu n’es pas gabonais tu n’es meme pas de la région petit con

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