Estimé jusqu’ici au nombre de trois, l’opposition gabonaise comptabilise plus de 50 morts dans le pays depuis le début des émeutes du 31 août dernier.

Ping morts

Le QG de Jean Ping à l’heure des hommages aux morts. © Gabonreview

 

Si l’on en croit le ministère de l’Intérieur, les troubles enregistrés depuis le 31 août dernier ont fait d’importants dégâts matériels et causé le décès de trois personnes, dont les identités n’ont pas encore été déterminées. Pour l’opposition, en l’occurrence le camp de Jean Ping, il y aurait plus de morts que le gouvernement ne semble vouloir déclarer, de peur de retourner l’opinion contre lui.

Au quartier général du candidat consensuel de l’opposition, où les parents des disparus n’ont pas cessé de converger, l’on assure que la répression des forces de l’ordre a fait «plus de 50 morts». Certains auraient succombé lors du «bombardement du QG» dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2016. S’il a reconnu qu’«il est extrêmement difficile de déterminer le nombre exact des morts» causé par cette intervention que le gouvernement continue de  nier, René Ndemzo’o Obiang n’a pas moins affirmé que la quinzaine de personnes tuée et recensée dans les pièces du QG dépassent déjà le bilan officiel du gouvernement.

«Les morts que nous avons retrouvés au QG, ce sont ceux que les agents des forces de l’ordre n’ont pas pu amener avec eux», a affirmé le président de la Dynamique nouvelle. A en croire l’ancien baron du Parti démocratique gabonais (PDG), lors de leur assaut, les militaires avaient à leur disposition une ambulance dans laquelle toutes leurs victimes étaient embarquées, «pour éviter de laisser des traces».

Depuis, au quartier général de Jean Ping, des hommages sont rendus aux disparus, et selon la coordination de campagne de l’ancien président de la commission de l’Union africaine, d’autres personnes continuent d’être tuées aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays. Pour ce qui est du décès du jeune militant Nicolas Ondo Aubame, l’intéressé a lui-même tenu à démentir cette rumeur. Au sujet de Bertrand Zibi Abeghe, le député démissionnaire du 2e siège du département du Haut-Ntem, l’opposition dit être sans nouvelles de lui, mais affirme être «très préoccupée» sur son cas.

 

 
 

2 Commentaires

  1. obameanita dit :

    SEIGNEUR,pour tous ses gabonais et gabonaises mort au front pour la bonne cause,je te pris de nous délivrer de ce calvaire et de faire un grand deuil national digne de leur courage et abnégation.

  2. cevance mouss dit :

    Mais le ministre de l’intérieur parle de 3 morts au plus!!! Pitoyable . Merci

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