Suite au dépôt, par le camp du candidat Jean Ping, d’un recours à la Cour Constitutionnelle, le Parti Gabonais du Progrès (PGP) a cru bon descendre sur le terrain, histoire d’informer les populations sur une démarche qui n’a toujours pas été bien comprise par ces dernières.

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Le PGP en campagne d’explications. © Gabonreview

 

C’est dimanche dernier, au lendemain de la messe en mémoire des victimes de la crise postélectorale demandée par la coalition des partis et associations ayant soutenu le candidat Jean Ping à la paroisse Sainte-Barbe, le samedi 10 septembre, que le Parti gabonais du progrès (PGP) a entamé une série de causeries qui devrait amener cette formation politique dans plusieurs quartiers de la capitale économique.

Persuadés que les autorités administratives ne leur accorderaient pas d’espaces publics, les responsables du PGP ont sollicité le soutien des militants et des populations pour tenir leurs rencontres dans des parcelles privées. C’est ainsi que plusieurs lieux ont été retenus dans les quatre arrondissements que compte la capitale économique pour accueillir une caravane ayant démarré dimanche au 2ème arrondissement.

Durant ces rencontres avec les populations, les intervenants expliquent le bien-fondé de la saisine de la Haute cour qui inscrit Jean Ping dans la légalité républicaine, malgré les récriminations faites à cette Cour. Selon les partisans de Jean Ping, le dossier présenté est suffisamment solide pour que «le choix du peuple soit respecté». Dans tous les cas, ont-ils affirmé, il faut rester mobilisés et faire confiance à Jean Ping qui est déterminé «à défendre par tous les moyens la victoire obtenue le 27 août dernier».

Le PGP profite de ces causeries pour lancer un appel à témoins afin de recenser les cas des personnes dont les familles seraient sans nouvelles à la suite des émeutes survenues après la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle. Il faut dire que lorsqu’on parle des victimes de la crise postélectorale, il n’est question que de ce qu’il s’est passé à Libreville.

Pour l’heure, apprend-on, un mort au moins a été clairement identifié à Port-Gentil, malgré les dénégations du gouverneur de la province, Martin Boguikouma. Il s’agit de Madzou Otété Judicaël, tué par deux balles tirées de dos dans la nuit du 2 au 3 septembre. La population ayant voulu marcher avec le corps recouvert du drapeau gabonais à travers les artères de la ville, le cortège a été gazé au bout de trois kilomètres d’un parcours qui le dirigeait vers la place Joseph Réndjambé. Le cadavre a finalement été récupéré par les forces de sécurité qui l’ont remis aux pompes funèbres.

De rafles, faites souvent en plein jour, apprend-on, ont conduit à de nombreuses incarcérations qui laissent les familles dans l’angoisse. Le PGP souhaite assister les familles concernées dans la recherche des solutions pouvant conduire à la libération de leurs parents.

 

 
 

6 Commentaires

  1. Jean -jacques dit :

    De n’importe quoi quand le desespoir prend frappe fort on fait les choses comme ci votre vieillard ping serait le pdt du Gabon.il faut bien rever

    • YES dit :

      Vieillir est une bénédiction! Pourriez vos de temps à autre être sérieux sur des sujets aussi importants qui touchent la vie de notre pays? Ou alors avez vous un pays de rechange sinon le Gabon est un pays d’emprutn que vous allez quittez dès que possible?

      Jean Jacques soyez Homme!

  2. Charles Auleley dit :

    Bonne initiative qui mériterait d’être dupliquée sur l’ensemble du territoire. On verra bien la réaction des émergents. Vont-ils les interdir? Cela permettrait de jauger l’état d’alerte ou de panique de la bête.

    Sans le dire, cette démarche permet également de regrouper la base, faire le point, remonter le moral, galvaniser les troupes et préparer les stratégies d’assaut pour se saisir et d’en finir définitivement avec le sanguinaire et ses hommes.

    • legabonais dit :

      j’aime bien prendre la parole après des intelligents.ceux qui ont dirigé ce pays depuis notre tendre enfance sont pour certains vivants.ils savent ce qu’ils ont fait de nous.quitter un camp pour ralier un autre ne fait pas de vous un autre.si le système PDG a été sanguinaire, tous l’ont été.on ne devient pas blanc pour avoir changé de continent, on l’est ontologiquement.

  3. ABOUMABICK dit :

    j’espère pour toi jean jacques que tu vis au palais du bord de mer, parce que le déni de vérité dont tu fais montre, c’est pitoyable pour roi

  4. legabonais dit :

    il n’y a que des gabonais de chaque côté.donc ceux qui ont fait les choix aussi divergents soient ils,sont des fils et filles d’un même état.que les discours de type vrai et/ou vrai gabonais sortent du débats des internotes.

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