Après la sortie de la Cour constitutionnelle mettant un terme aux activités de l’Assemblée nationale et du gouvernement, le «Groupe des 41» partis de l’opposition demande une concertation politique pour sortir de la crise.

Les membres du groupe des 41 lors de leur réunion à Libreville. © D.R.

 

Les partis politiques gabonais commencent à réagir par rapport à «la sanction infligée» par la Cour constitutionnelle à l’Assemblée nationale et au Gouvernement. Dans la journée du 30 avril 2018, le président de cette institution avait annoncé la cessation des activités du gouvernement et de la 12e législature dont le mandat des députés avait déjà été prolongé à deux reprises.

Face à la décision de la Cour, le «Groupe des 4» s’est engouffré dans cette brèche pour proposer une solution à cette crise. Dans une déclaration faite le 30 avril en soirée, ce Groupe des partis de l’opposition estime qu’au regard de la décision de la Cour, le gouvernement a perdu toute sa légitimité et sa légalité. Un fait inédit dans la gouvernance des institutions gabonaises depuis 1990.

En préconisant «une solution politique» pour sortir de l’ornière, à savoir la «tenue urgente» d’une concertation de la classe politique nationale, ces membres de l’opposition relèvent que les décisions de la Cour ont plongé le Gabon dans «une impasse qui a ouvert la voie à une crise institutionnelle occasionnée par l’incompétence et l’amateurisme du régime». David Mbadinga, le représentant de ces partis, se demande «sur quelles bases légales et légitimes le président de la République pourrait-il former le prochain gouvernement si celui-ci n’est pas l’émanation des forces vives de la Nation».

Dans ce contexte, ces formations politiques proposent à Ali Bongo de «convoquer la classe politique, toutes tendances confondues, à une rencontre souveraine pour trouver, ensemble, les mécanismes de sortie définitive de cette crise multiforme et multisectorielle qui met en danger la paix sociale». Car, en l’état, assurent-elles, le président de la République ne pourrait se prévaloir d’une majorité pour prétendre nommer un gouvernement exempt de reproche.

 
 

10 Commentaire

  1. Gabola dit :

    Tout ce bruit là pour venir mendier des postes.

    • yGabomama dit :

      Il veulent un énième partage du gâteau alors que la seule vérité est que il n’y aura plus jamais aucune issue pour sortir le Gabon du bourbier avec Ali Bongo et Mbourantsuo qui ne peuvent plus faire aucun miracle pour racheter la légitimité et l’estime des gabonais. Vos partages de gâteau et dînés de vampire n’ont rien résolu parce que la racine du problème a toujours été, les Bongo et leur médiocrité et cupidité, s’est toujours renforcé après vos dialogue. Retenez bien, les dialogues n’ont servi à rien si ce n’est à prolonger l’agonie des gabonais jusqu’à ce jour. Il faut mettre fin à ce régime et passer à une conférence souveraine.

  2. Ilolo dit :

    Voilà on y est.c etait previsible. Ils demandent à etre reçu par Ali. Pauvre Gabon

  3. Ilolo dit :

    Voilà on y est.c etait previsible. Ils demandent à etre reçu par Ali. Pauvre Gabon

  4. Eternité dit :

    eh ben…
    pour ceux qui en doutaient… voila les opposants au dialogue d’Angondje qui volent au secours du PR pour lui sauver les miches et en meme temps gouter une part du gateau !!!
    Cupidité n’est que l’apanage de nos politiciens….
    continuez..le peuple vous regarde aussi

  5. AIRBORNE dit :

    Ali n’acceptera jamais une rencontre souveraine depuis que vous avez boyicoté le dialigue d’Angondjé. Alors il seul abord du bateau, s’il coule il est responsable, sinon les gabonais n’ont plus confiance ni en lui, ni aux institutions qu’il incarne. Voila un pays de merde dirigé par des incapables.

  6. IPANDY dit :

    Vraiment décevant.
    Hier encore vous mettiez en doute la légitimité d’Ali aujourd’hui vous souhaitez qu’il fasse de vous ses ministres. Surtout que la cour constitutionnel a précisé que ce gouvernement ne tient pas de légitimité devant le parlement donc devant le peuple mais seulement devant Ali.

  7. Philibert dit :

    la faim les tenailles. C a base de mendicité au génocidaire. Pitiation.

  8. serge obiang obame dit :

    Ces hommes politiques n’ont plus honte. Et pensent tjr que pour etre riche il faut devenir ministre. Ou est la crise institutionnelle dont tout le monde parle y compris le journalistes? Tout ce qui ce passe est prevu par la constitution. Un gvrmt peut bien dependre du PR et pas du peuple. C’est prevu et nous y sommes! Aujourd’hui ali a tous les pouvoirs et a bien ete aide par sa belle-mere comme en 2009 et 2016.

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