Dans une récente vidéo sur Facebook, Fabien Méré a livré un «point de vue concentré, très ramassé, de cette énième hérésie» que constitue la décision n° 219/CC de la haute Cour. Une décision dont l’application a crucifié «notre mère à tous au profit d’une indigne fratrie, au détriment du reste de la famille», a regretté l’ancien avocat au barreau du Gabon.

Fabien Mere lors d’une manifestation des Gabonais de France sur le Parvis des droits de l’Homme, en juillet 2017 à Paris. © Capture d’écran/Youtube.com

 

«J’ai lu la décision rendue par ce qui sert de Cour constitutionnelle. J’ai entendu la détresse, la colère et les cris des haines. J’ai lu de nombreuses publications de qualité et suivi pas mal de déclarations éclairantes de nombres de compatriotes. J’ai lu çà et là le dépit de quelques amis du Gabon, mais aussi les railleries de certains étrangers. Tristesse et désolation».

Des propos qui en disent long sur l’état d’esprit de Fabien Méré après la décision de la Cour constitutionnelle du 14 novembre dernier. L’ancien avocat au barreau du Gabon s’exprimait ainsi dans une vidéo postée sur Facebook, le 19 novembre, dans laquelle il a livré son «point de vue concentré, très ramassé, de cette énième hérésie» que symbolise la décision n° 219/CC de la haute Cour, autorisant le Vice-président de la République à convoquer et présider un conseil des ministres.

En son article 1, la décision polémique stipulait notamment que «L’article 13 de la Constitution comporte une lacune qu’il convient de combler en lui ajoutant un autre alinéa…». Or, Fabien Méré dit avoir cherché sans trouver, nulle part, «une quelconque disposition légale autorisant la Cour constitutionnelle à combler une lacune constatée dans la loi fondamentale» ; et encore moins «une disposition légale autorisant la haute Cour à ajouter un alinéa au corpus constitutionnel».

Selon lui, en décidant d’écrire une partie de la Constitution, le pouvoir en place a clairement choisi «la haine et le cloître» et «une autre nationalité». En agissant de la sorte, les composantes de ce pouvoir «se sont volontairement exclus (davantage) de la République», a soutenu Fabien Méré. Pour ce dernier, un brin ironique, les «honorables» membres de la haute Cour sont aux antipodes de leur mission qui est celle de «protéger la Loi fondamentale».

Les «militantes et militants de la Cour constitutionnelle», quant à eux, «ont choisi de l’exécuter (la décision n° 219/CC) sur la place publique, de crucifier notre mère à tous au profit d’une indigne fratrie, au détriment du reste de la famille !», a ajouté l’un des leaders des Gabonais de «Résistance». Fabien Méré a cependant assuré que tout ceci ne remettra pas en cause son combat pour la libération du Gabon, bien au contraire. «Seule la légitimité sauvera le Gabon. Alors, on continue !», a-t-il conclu.

 
 

9 Commentaires

  1. Axelle MBALLA dit :

    Qui a mieux à dire? Une vraie pédagogie dont ne veulent se souvenir des brillants juristes et universitaires de renom au Gabon. La ou les thèses n’auront servi qu’à faciliter leur entrée dans les cercles de criminalités administratives, physiques, judiciaires… et surtout le faire les poches pleines….des comptes à l’étranger, des orgies à l’infini.
    L’université déjà détruite par BONGO père et momifiée par BONGO fils en est réduite au sinistre spectacle visuel et non visuel connu.
    En était-il besoin qu’un homme (Maître MERE) présent sur tous les fronts de la lutte contre la duperie criminelle et sanglante des BONGO, s’en saisisse pour nous éclairer…Eh bein! Oui… Brillants juristes, constitutionnalistes, sortez de votre torpeur et de votre lâcheté intellectuelle et/ou universitaire…..

  2. Yves dit :

    LA COUR ANTI CONSTITUTIONNELLE DU GABON

    QUELQUES SOIENT LES CIRCONSTANCES, LA COUR CONSTITUTIONNELLE, ENCORE MOINS NON SON PRESIDENT N’ONT NI LE DROIT, NI LA COMPETENCE DE MODIFIER LA CONSTITUTION.
    LA COUR CONSTITUTIONNELLE NE PEUT NON PLUS LA PROMULGUER POUR SON APPLICATION. CHERS COMPATRIOTES, UNISSONS-NOUS ET TRAVAILLONS POUR PROTEGER LA CONSTITUTION DU TRIPATOUILLAGE POUR DES INTERETS PUREMENT PERSONNELS ET FAMILIAUX.
    POUR DIRE QUE CES MOUTURES TRIPATOUILLEES N’ONT JAMAIS ETE PROMULGUEES, POUR LEUR APPLICATION ET NE FIGURENT DONC PAS DANS LE JOURNAL OFFICIEL. LE DERNIER TRIPATOUILLAGE A ET FAIT NUITAMMENT POUR LE RENDRE PUBLIQUE A 23 H ET CETTE MOUTURE TRIPATOUILLEE EST APPLIQUEE LE LENDEMAIN.
    LA COUR CONSTITUTIONNELLE DEVIENT ANTI CONSTITUTIONNELLE. METTONS-LA HORS D’ETAT DE NUIRE. NE LAISSONS PAS LE GABON A LA DERIVE ENTRE LES MAINS DE CETTE COUR ANTI CONSTITUTIONNELLE DIRIGEE PAR MME MBORANTSUO DE LA TRES HAUTE MAGISTRATURE.

  3. Milangmissi dit :

    Ceux qui ont toujours fait le choix du champagne pour eux et non l’eau potable pour tous les gabonais, sont toujours à l’œuvre mais nous vous chasserons comme votre chef. Nous avons tourné pendant 2 ans au Trocadero vous vous foutiez de nous où en sommes nous aujourd’hui ?
    Je me souviens des railleries sur la famille d’AMO qui avait promis l’enfer aux assassins de leurs fils où en sommes nous Accrombessi HS ali bongo HS.
    On va remporter cette victoire: la libération de notre pays se fera.

    • Ikobey dit :

      @Milangmissi
      Continue à tourner au Trocadéro, comme un singe dans sa cage !
      Continue de “jouer” au valeureux “résistant en dépensant les
      allocations que te versent l’ancienne puissance coloniale !
      Continue à gaspiller ta vie, et ne reviens plus !

      • Milangmissi dit :

        Mon frère c’est toi qui vis des allocations que te verse l’homme que tu défends, moi je suis cadre en France, je gagne plus que bien ma vie, je gagne beaucoup plus que toi j’en suis sûr.
        On peut se donner rdv au Trocadéro chacun avec son avis d’imposition.
        Looser va, ali va comprendre qu’on ne moque pas éternellement des gens et vous aussi d’ailleurs.

        • Ikobey dit :

          Alors si tu es si bien en France, choisis ton camp et fous-nous la paix !
          Je préfère mon salaire de cadre gabonais à ton salaire de petit cadre indigène en France, il est plus digne.
          Il faudra un jour retirer la nationalité gabonaise à tous ces binationaux qui trahissent leur pays d’origine et se permettent de donner des leçons à ceux qui travaillent tous les jours pour le Gabon.

          • Milangmissi dit :

            Petit homme ça y est cadre indigène ? C’est plus bénéficiaire des allocations ? Je suis digne de mon salaire et je resterai à Gabonais aussi longtemps que je le voudrais. La double nationalité on fait quoi pour Bouanga, Aubameyang, Obiang…?
            Venir étaler en public son indigence et sa détresse intellectuelle c’est quoi le projet?
            Mon frère je plane sur toi et cela grâce à mon travail et mon abnégation

  4. Prince ESSONNE MFOULOU-ZE dit :

    J’ai eu le privilège de côtoyer Me Fabien Méré dans les années 90, quand la lutte populaire pour la démocratie n’était qu’à ses débuts. Je l’ai, à plusieurs reprise, eu comme invité à mon émission “Jeunesse Tribune” sur Radio-Liberté. J’ai admiré la verve et la perspicacité de cet homme sur les prétoires, notamment dans l’affaire Fantomas. Ses adversaires, même les plus chevronnés, faisaient piètre figure quand Me Méré les malmenaient à la barre.

    C’est le seul homme au Gabon qui m’a fait regretté de n’avoir pas poursuivi mon rêve de devenir avocat. Je vois en lui notre prochain garde des sceaux quand le Gabon sera débarrassé de tous ces fossoyeurs. Et plus, si affinité avec le suffrage universel.

    C’est un terrible gâchis de voir quelqu’un comme ça s’obliger à l’exil. Enfin, comme nous tous.

  5. LA RACAILLE dit :

    Tout ce bla bla bla qu’on lit depuis le 14 novembre c’est bien, mais on fait quoi?

    Si nous n’avons aucune action pardon, cachons nous alors.

    Nous sommes tous des peureux et ils savent qu’ils nous tiennent par la peur.

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