Deux semaines après le tollé autour de la décision n° 219/CC, le Parti démocratique gabonais (PDG) est sorti du bois pour approuver cette modification constitutionnelle, le 29 novembre à Libreville.

Le porte-paroles, Stéphane Iloko Boussengui, lors de sa déclaration, le 29 novembre 2018. © Capture d’écran/Gabonreview

 

Curieusement muet après la décision n° 219/CC de la Cour constitutionnelle, le 14 novembre, le Parti démocratique gabonais (PDG) s’est enfin exprimé sur la question. «Dans son pouvoir constitutionnel d’interpréter la Constitution et les autres textes à valeur constitutionnelle, en cas de doute ou de lacune, la Cour constitutionnelle a compétence de pallier les carences ou les imprécisions de la Constitution», a affirmé un des porte-paroles du parti au pouvoir, validant ainsi cette modification de la Constitution.

«Notre Constitution n’ayant pas prévu la situation d’indisponibilité ou d’empêchement temporaire, par l’entremise d’une coutume constitutionnelle, la Cour constitutionnelle, qui apprécie souverainement la situation dès lors qu’elle est saisie, a proposé une solution juridique constitutionnelle visant à combler les lacunes ou les imprécisions de la Constitution et les adapter aux évolutions politiques, juridiques, voir institutionnelles», a argumenté Stéphane Iloko Boussengui.

Dans la décision n° 219/CC, la présidente de la Cour constitutionnelle a expressément autorisé le Vice-président de la République à convoquer et présider un conseil des ministres en lieu et place d’Ali Bongo. Stéphane Iloko Boussengui a ainsi regretté les critiques autours de cette décision. D’autant que Marie-Madeleine Mborantsuo avait déjà rendu des décisions similaires par le passé, faisant allusion aux élections législatives de 1996.

«La Cour constitutionnelle est restée fidèle au rôle de régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics, que lui confère la Constitution», a martelé Stéphane Iloko. Ce dernier a par ailleurs appelé les Gabonaises et les Gabonais à la vigilance, la sérénité et au patriotisme.

 
 

18 Commentaires

  1. Fabien NKILI dit :

    Ont-ils le choix? Vraiment pathétique !

  2. SERGE MAKAYA dit :

    GABON = TERRE DE MENSONGES, D’HYPOCRISIE, D’ASSASSINATS, DE TRICHEURS… Mais heureusement que tous les Gabonais ne se ressemblent pas. BOA EST MORT. VIVE JEAN PING, PRÉSIDENT ÉLU SANS MAGOUILLE… ON NE LÂCHE RIEN… JUSQU’AU BOUT…

  3. SERGE MAKAYA dit :

    Regardez bien ses yeux. C’est comme s’il avait HONTE de mentir… Il lit des mensonges… Pitié ! Ils n’ont même plus honte, plus de dignité. On attend que votre ASSASSIN-USURPATEUR prenne la parole le 31 décembre. On va bien rigoler… pauvres imbéciles !

  4. Mais où est donc passé le Secrétaire National du PDG , chargé de la riposte et des arguments ?
    Le PDG et sa tour de Pise, sont dos au mur… vous êtes en voie de disparution . Toutes vos manigances ne tiennent plus la route. Les fatigues sévères n’ont pas dit leur dernier mot.

  5. Mimbo dit :

    Dans les années90,il se disait aisément”bête comme un pedegiste”,28ans après cette manière de parler reste valable.Comme quoi au pdg ,la bêtise est permanente.

  6. Yves dit :

    UN ACTE ANTI CONSTITUTIONNE APPROUVE PAR LE PDG.

    LE DECES D’ALI BONGO MET A NU LE CYNISME DU SYSTEME BONGO AU POUVOIR DEPUIS 50 ANS.

    J’INVITE CHAQUE GABONAIS A SAISIR LA COUR DE JUSTICE DE LA REPUBLIQUE.

    JE L’AI FAIT HIER.

    UN GRAND NOMBRE DE SAISINES EST UNE FORCE DE PRESSION NATIONALE ET INTERNATIONALE A TRAVERS LES RESEAUX SOCIAUX.

    De cet acte anti constitutionnel, tous les PDGISTES doivent répondre devant la Cour de Justice de la République.

    La Cour de Justice de la République est une juridiction d’exception non permanente.

    Elle juge le vice-président de la République, les Présidents et vice-présidents des institutions constitutionnelles, les membres du Gouvernement les chefs des hautes Cours et les membres de !a Cour Constitutionnelle pour les actes commis dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions et qualifiés de crimes ou délits au moment où ils ont été commis, ainsi que leurs complices et co-auteurs en cas d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

    Celle-ci est saisie, soit par le Président de la République, soit par le Procureur Général près la Cour de Cassation agissant d’office ou sur saisine de toute personne lésée par un crime ou un délit commis dans l’exercice de ses fonctions par l’une des personnalités citées ci-dessus.

    Le Procureur Général, après avis conforme de la Commission des Requêtes, ordonne soit le classement sans suite de la procédure, soit la saisine de la Cour de Justice de la République

  7. Mboung dit :

    Quelle bassesse,et quelle médiocrité !!! Les séides sont tombés du toboggan du déclin en plein dans le naufrage.En fait Vs les séides faquins PD Gistes ne comprenez rien a la justice,(comme à l’économie et mm à tout le reste mais vous l’ouvrez quand même. Non 1 parti (mm d’immortels distingués faquins) ne critique ni ne soutient 1 cour encore moins inconstitutionnelle en flagrant délit de forfaiture, c’est le b-a-ba. C’est fou comme vous ne comprenez même pas les fondamentaux de votre rôle.

  8. Sebdepog dit :

    Une bande de bouffons aux ordres. Qu’est~ce qu’il y a à attedre de ce genre d’individus?

  9. bassomba dit :

    Le pays sera toujours dirigé, rassurez vous!

  10. SERGE MAKAYA dit :

    je persiste et signe : si le Gabon est géré par UNE SEULE PERSONNE (le président de la république), on ne s’en sortira JAMAIS. Il faut une équipe (au moins une personne de chaque province)pour gérer notre nation avec sérieux.LA FRANCE EST CERTAINEMENT CONTRE CETTE PROPOSITION, MAIS C’EST LA SEULE POUR AVANCER ÉCONOMIQUEMENT, POLITIQUEMENT et SOCIALEMENT…

    Un peu de MUSIQUE de chez nous : https://youtu.be/IcGbmUiFGJ4

  11. SERGE MAKAYA dit :

    ET SI, DANS NOTRE CONSTITUTION GABONAISE, ON PERMETTAIT A UN(E)GABONAIS(E)D’ACCÉDER A LA MAGISTRATURE SUPRÊME ? ET DE PRÉFÉRENCE UNE ETHNIE AU TERME D’UN MANDAT DE 4 ANS PAR EXEMPLE ? C’EST LA RAISON POUR LAQUELLE J’INSISTE SUR LE FAIT QUE LES PLEINS POUVOIRS NE SOIENT PAS ENTRE LES MAINS DE QUELQUES INDIVIDUS MAL INTENTIONNÉS… COMPRENNE QUI VOUDRA… JE NE SUIS NI DE LA GAUCHE NI DE LA DROITE. JE SUIS TOUT SIMPLEMENT CONTRE LE BONGOISME QUI A DÉTRUIT NOTRE PAYS… VIVE UN GABON LIBRE. VIVE LA LIBERTÉ…

  12. SERGE MAKAYA dit :

    LE GABON PROSPÉRERA SANS L’INTERVENTION DE LA FRANCE ET DES BONGO… PAR CONTRE, IL NE FAUT PLUS QU’IL SOIT GÉRER PAR UN SEUL HOMME SVP… NOUS AVONS 9 PROVINCES AU GABON, POURQUOI NE SERAIT-IL PAS GÉRER PAR LES 9 GOUVERNEURS CHOISIS PAR LE PEUPLE GABONAIS ? C’EST JUSTE UNE PROPOSITION DU PAUVRE MAKAYA… PAUVRE GABONAIS…

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