Exilé en France depuis 2016, Alfred Nguia Banda a dénoncé la décision n°219/CC par laquelle la Cour constitutionnelle a autorisé le Vice-président à présider un Conseil de ministres. Jugeant «infâme» cette décision, l’ancien directeur général du Conseil gabonais des chargeurs a invité le Gabonais à la résistance et à la mobilisation.

Alfred Nguia Banda. © D.R.

 

Dans une interview parue le 20 novembre au journal La Loupe, l’ancien directeur général du Conseil gabonais des chargeurs, exilé en France depuis 2016, a appelé «les Gabonais de la résistance épris de justice et de  paix à la mobilisation». Cet appel est destiné à faire obstacle aux velléités de la Cour constitutionnelle exprimées dans sa décision n° 219, par laquelle elle a autorisé le Vice-président à convoquer et présider un Conseil des ministres.

 «Face à ce nouveau coup de force infâme, la résistance doit davantage se mobiliser partout où se trouvent les Gabonais de paix et de justice et de démocratie», a déclaré l’ancien directeur général du Conseil gabonais des chargeurs.

Selon Alfred Nguia Banda, le Gabon «sombre dans la tyrannie, la misère la pauvreté face auxquelles les Gabonais risquent d’être taxés de non-assistance à un pays en danger s’ils ne se lèvent pas».

Pour lui, «l’heure  a sonné pour les Gabonais de lutter  main dans la main pour sortir le  pays du chaos voulu et entretenu par l’oligarchie et la pieuvre régnantes du système Bongo-PDG».

Exilé depuis deux ans en France, Alfred Nguia Banda a été responsable de plusieurs entreprises gabonaises. Il a entre autres dirigé le Conseil gabonais des chargeurs, le Centre gabonais des entreprises, la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP).

Auteur: Jean-Thimothé Kanganga

 
 

8 Commentaires

  1. Yves dit :

    DEVOIR ET DROIT DE MEMOIRE

    ***Pascal Oyougou : « Ali Bongo a perdu l’élection présidentielle 2016. Il doit passer le témoin à Jean Ping (…) »
    Par Henriette Lembet 22 septembre 2016 à 13h00min

    Le Collectif des Altogovéens libres par la voix de son porte-parole Pascal Oyougou, a réuni la presse natioanle et internationale ce mercredi 21 septembre 2016, pour lui faire part de ce qu’il ne fait plus aucun doute que Jean Ping est le vainqueur de l’élection présidentielle du 27 août dernier.
    Entré en possession des 297 procès-verbaux de la province du Haut-Ogooué, la compilation de ces derniers donne Jean Ping vainqueur de la présidentielle contrairement aux résultats officiels proclamés par le ministre de l’Intérieur, le 31 août dernier, qui ont ouvert la crise post-électorale que vit le Gabon actuellement.
    Pascal Oyougou assure devant la presse, avoir comptabilisé, 13 028 abstentions, « loin des 2 948 prononcés par le gouverneur du Haut-Ogooué, très loin des 47 proclamés par le ministre de l’Intérieur » précise-t-il. Sur l’ensemble de la province, Ali Bongo totaliserait « 89,17% avec 49 892 voix, loin des 65 073 lus par le gouverneur et des 68 064 du ministre l’Intérieur », affirme-t-il.
    Jean Ping aurait quant à lui obtenu 5 703 voix dans la province. Un score qui n’a rien à voir avec les 3 071 que lui octroyait les procès-verbaux des autorités.
    Les résultats des 297 procès-verbaux donnent une avance de Jean Ping sur Ali Bongo de 15 210 voix. Avce 159 550 voix soit 46,71% des suffrages pour Ali Bongo Ondimba et 174 760 voix, soit 51,17% des voix pour Jean Ping.
    Pour Pascal Oyougou « Ali Bongo a perdu l’élection présidentielle 2016. Il doit passer le témoin à Jean Ping, le nouveau président élu»,« si le pouvoir change de mains de manière démocratique, le Haut-Ogooué fera toujours partie du Gabon et nous serons fiers de compter parmi les braves hommes et femmes qui font grandir notre pays», a-t-il ajouté avant de conclure sur un propos à l’endroit des victimes de la crise « aux familles éplorées, aux compatriotes emprisonnés arbitrairement, aux blessés, aux disparus, la nation vous sera reconnaissante éternellement et de persévérer dans la résistance ».***

    Ali Bongo a mis Pascal Oyougou, un altogovéen de pur sang, en prison pour avoir dit la vérité.

    Nguia Banda, Séraphin Moudounga sont exilés pour fuir la dictature d’Ali Bongo.

    La lutte continue.

  2. LA RACAILLE dit :

    Tout ce bla bla bla qu’on lit depuis le 14 novembre c’est bien, mais on fait quoi?

    Si nous n’avons aucune action pardon, cachons nous alors.

    Nous sommes tous des peureux et ils savent qu’ils nous tiennent par la peur.

    • Serge Makaya dit :

      Merci “Racaille”. Encore que je n’aime pas trop ton sobriquet.Tu aurais pu t’en choisir un beaucoup plus simple comme “Résistance”. Bref, je viens te remercier car tu as raison de d’écrire que les gabonais sont des peureux. Pitié ! Sinon notre pays serait déjà libre depuis le 30 octobre. Moi j’habite à Nkembo, mais je ne sais pas si je peux mobiliser beaucoup de gens pour manifester la victoire de Jean Ping. Et il faut aussi que lui même donné le ton. Je sais qu’il aimerait prendre le pouvoir qu’il mérite par la non violence. Mais le camp des assassins et usurpateurs ne vont jamais céder. A Ntare Nzame ! Comment doit-on faire ? Pitié !

  3. onero dit :

    Dieu nous parle , tantôt d’une manière , tantôt d’une autre et l’on n’y prend point garde…( Job 33 14-17 )
    Peuple Gabonais qu’attendons-nous d’autre ?
    Proposition dans un premier temps : ville morte pendant deux jours ; personne dans les rues, pas au travail tout le monde dans les maisons ou quartiers ( cela avait été respecté en septembre 2016 ) , Les militaires ne tirerons pas sur les voitures .
    Pour cela nous attendons un appel d’un leader

  4. diogene dit :

    Quand on a participé et profité du système, on devrait se faire discret ou écrire en détails avec qui , comment et pourquoi ce système fonctionne.
    Bien sur rendre tout ce qui n’a été acquis que par malhonnêteté, et faire face à la justice dignement.
    Pour cela il suffit d’avoir du courage.

  5. Yves dit :

    LA RACAILLE

    La Racaille est vraiment très limitée, elle dit toujours la même chose. Si elle peut faire des propositions…

  6. Nkembo dit :

    Merci seigneur de guérir le président du Gabon Ali Bongo Ondimba.

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