La semaine dernière, Gabonreview a publié un reportage sur  le fléau que représentent les accidents de circulation. La série noire se poursuit à une allure inquiétante. La dernière victime répertoriée par la rubrique “faits divers” du quotidien L’union du 26 juillet est une dame, mortellement fauchée alors qu’elle se rendait à la veillée mortuaire de sa sœur décédée quelques jours auparavant.

Gabonreview.com - Traverser la voie Express, une activité à haut risque - © D.R.

Encore une famille qui perd l’un de ses membres par la faute de l’un des nombreux chauffards que compte la capitale gabonaise. Perrine Kanga, 51 ans, habitant le quartier des Charbonnages se rendait le 20 juillet dernier à la maison de pompes funèbres SAAF où elle devait assister à la veillée mortuaire de sa sœur, Mariane Matounaou, disparue plus tôt. Arrivée au carrefour Sogatol où des plots barrent la route et obligent les automobilistes à aller contourner au carrefour IAI, elle est descendue d’un moyen de transport en commun pour traverser et joindre les pompes funèbres, situées en face.

Elle n’ira pas plus loin que la moitié de la chaussée puisqu’elle sera fauchée par une automobile venant à vive allure dans la direction Awendjé-IAI. Le conducteur pris de panique a filé laissant l’accidentée sur la chaussée. Celle-ci a été transportée à l’hôpital d’instruction des armées où elle a perdu la vie des suites de ses blessures. Du coup, ce sont deux personnes que perd cette famille presqu’au même moment.

Gabonreview.com - Signalisation routière, cherchez l'erreur ! - © C. MillotCeux qui suivent le développement de la capitale gabonaise peuvent se rendre compte des erreurs dans la signalisation verticale et horizontale de certaines voies dans la ville. Et lorsque la signalisation est parfaite, très peu d’automobilistes savent réellement ce qu’elle représente. La conséquence est donc ces augmentations de vitesse à n’importe quel moment et à n’importe quel lieu. De même, l’attention des autorités en charge de la signalisation routière doit être attirée quant à la pose systématique des plots qui sont devenus des générateurs d’accidents. Car, faute d’être visible aux usagers de la route dans la nuit, ces amas de béton sont devenus très dangereux au lieu de participer à la protection des citoyens. Ils devaient pourtant comporter des plaques fluorescentes ou êtres recouvertes d’une peinture fluorescente.

Que dire, aussi, de la conscience des chauffards qui, non content d’assassiner les piétons, fuient leurs responsabilités sans prêter assistance aux personnes qu’ils viennent de percuter ? Parce qu’ils n’ont pas leur permis ? parce qu’ils n’ont pas d’assurance ? Parce qu’ils ont bu avant de prendre le volant ? De quel droit alors conduisent-ils ?

Toutes ces absurdités devraient interpeler la conscience des conducteur et imposer le respect du bon sens et le respect des règles du code de la route. Les Policiers et gendarmes ont également leur rôle à jouer dans ce puzzle dangereux en agissant convenablement aux fins de protéger comme il se doit les citoyens en verbalisant (légalement) les infractions dangereuses au lieu de se contenter de prélever leur dîme auprès des taxis.

 
 

3 Comments

  1. Gabao.kool dit :

    Bon sang!! L’Etat doit prendre cette affaire au serieux, il s’agit là d’un problème d’ordre civil. Le code de la route doit absolument être respecté. Toute personne qui le viole doit être séverement puni, autrement dit, les concernés doivent être privés de leurs permis , payer des amandes voire même faire la prison. Et pour celà, il faut bien équiper les agents de la police et de la gendarmerie pour mieux faire leur boulot, c’est à dire veiller sur la circulation routière en y mettant de l’ordre. Dès lors, il faut imprimer les panneaux indiquant la limite de la vitesse sur différentes routes ainsi bien d’autres signaux.

  2. Ndambo dit :

    rien ne va dans ce pays, c’est triste !

  3. mop dit :

    Les hommes sont des moutons, tant qu’ils ne sont pas matés ils ne comprennent rien. Le problème de la circulation au Gabon est de la responsabilité de tous. Aussi bien les automobilistes, les piétons et les pouvoirs publics. C’est au Gabon que j’ai vu que les piétons, n’ont pas peur de la voiture. Car ce n’est pas au piéton de faire attention à la voiture, mais c’est plutôt à la voiture de faire attention au piéton (lol). Un piéton qui traverse une voie, et avec la seul force de sa main, pense pouvoir arrêter une voiture (On a enlevé la pièce qui tue dans les voitures).
    Alors je reprends les mots de votre article :
    Que dire, aussi, de la conscience des piétons qui, non content de causer des accidents des automobilistes, car ceux-ci tentent en vain de les éviter, fuient leurs responsabilités sans prêter assistance aux personnes à qui, ils viennent de causer du tort ? Parce qu’ils croient qu’ils n’ont pas besoin de permis ? Parce qu’ils n’ont pas d’assurance ? Parce qu’ils ont bu avant de prendre la route et qu’ils ne respectent pas les usages de la route ? De quel droit alors circulent-ils ?

    Et l’Etat que dire, si ce n’est déjà fait ! Un Etat démissionnaire, qui ne sait prendre ses responsabilités de peur de se retrouver piégé dans ses propres décisions. (No comment)

    Pour changer tout ca, il faut appliquer une loi juste à tout le monde. Si un automobiliste renverse un piéton dans une zone réservée au piéton, et bien tant pis pour lui, il est en tort (automobiliste), et si un piéton se fait renverser dans une zone réservée aux automobiles, et bien il n’a plus qu’a prié qu’il se fasse descendre, car la facture sera salée pour lui (piéton).

    Appliquez cela et vous verrez que les comportements changeront.

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