Le journal togolais Liberté révèle dans sa parution du mardi 5 juin que plusieurs ressortissants togolais ont été arrêtés par la police gabonaise, lors de la visite de Faure Gnassingbé au Gabon. Pour avoir exprimé leur mécontentement vis-à-vis du pouvoir au Togo, six d’entre eux croupiraient encore au «B2» à Libreville.

Des Togolais du Gabon. © v3.togotribune.com

 

Six ressortissants togolais seraient détenus dans les locaux des services de renseignement gabonais depuis une quinzaine de jours. Avec d’autres, ils auraient été arrêtés à l’aéroport de Libreville avant d’être conduits au «B2» le 24 mai dernier. Leur crime, informe le journal togolais Liberté relayé ce vendredi 8 juin par le trihebdomadaire Echos du nord, aurait été d’avoir exprimé leur mécontentement quant à la situation de crise actuelle dans leur pays d’origine. Une situation dont ils ont rendu responsable Faure Gnassingbé. Et lors de la récente visite du président togolais au Gabon, le groupe de mécontents n’a pas manqué de le lui faire savoir. Depuis, ils subiraient des «conditions de détention déplorables».

«Leur moral se dégrade de jour en jour. Leur lieu de détention est l’un des plus décriés du Gabon. Ils n’ont droit qu’à une baguette de pain. Il nous revient également que leurs geôliers deviennent de plus en plus sévères avec eux, les privant de visites, même celles des membres de leur famille», croit savoir le journal Liberté, citant des «sources sures».

Depuis l’incarcération supposée des ressortissants togolais au Gabon, les familles des détenus et plusieurs de leurs compatriotes appellent les autorités gabonaises à les libérer. Dans sa parution du mardi 5 juin, le journal togolais a publié des extraits de la lettre d’«un Togolais vivant au Gabon et admirateur d’Ali Bongo», dans laquelle il explique au président gabonais les raisons ayant poussé ses compatriotes à exprimer leur colère à l’encontre de son homologue.

 
 

3 Commentaires

  1. Axelle MBALLA dit :

    Un article disait que ce Gnassingbé criminel était en visite de travail à Libreville. Les convenances entre deux criminels sont loin des sphères de la liberté et de la démocratie. Par contre des vues communes la mort à grande échelle sont toujours au centre de leurs conversations. Combien des gabonais épris de liberté manifestent au Togo? Ce pays est l’une des principales portes d’entrée du Nigéria et du Ghana.
    Combien des mercenaires nigérians et ghanéens sont impliqués dans les crimes au Gabon depuis des nombreuses années (à Libreville et à Port-Gentil)? En sont-ils inquiétés pour autant?
    Sans compter nos frères Camerounais du nord-ouest et quelques tchadiens responsables des massacres d’août 2016. MOUBELET et MASSARD CABINDA savent que je dis la vérité. Qu’ils le nient et j’irai plus loin la ,prochaine fois. Un petit nombre de ces mercenaires en est reparti. Les autres tueurs sont transformés en cellules dormantes, convertis derrière des fausses activités des petits commerces. A ceux-là, vous rajoutez leurs chefs de sections criminels, arabes pour l’essentiel, à la tête des commerces qui vendent des “bidules” aux gabonais et règnent sans craindre qui que ce soit. Vous y ajouterez les somaliens ndjadjahouides qui arrivaient en masses, comme es nigérians et les ghanéens, dans les mangroves de Libreville, Bambouchine, Cap Estérias, ou derrière Nzeng Ayong. Des nombreux nigérians se font passer pour des togolais, et inversement. Voilà un aperçu de la réalité.
    Et pour coller au sujet; comment est-il possible de penser que la dictature gabonaise et sa haute criminalité politique soit capable de laisser la liberté togolaise s’exprimer chez nous?

  2. BSerge Okogo dit :

    C’est ce qu’on appelle :”le programme commun” de la dictature. Entre le Togo et le Gabon d’Ali Bongo.

  3. ADN dit :

    Ce n’est pas normal.

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