Quatre mois après le lancement de la Gabonaise des réalisations agricoles et initiatives des nationaux engagés (Graine), le président du Collectif des organisations de la société civile pour la lutte contre la pauvreté revient sur cette initiative. Mécanisme de financement, objectif, Sotrader, soupçons d’accaparement des terres… Il n’élude aucun point.

Dieudonné Minlama Mintogo durant l’interview, le 9 avril 2015 à Libreville. © Gabonreview

Dieudonné Minlama Mintogo durant l’interview, le 9 avril 2015 à Libreville. © Gabonreview

 

Gabonreview : Un voyage d’étude en Malaisie a récemment été organisé par le programme Graine, au moment où s’y tenait un congrès mondial sur l’huile de palme. Ce programme n’est-il pas un prolongement d’Olam Palm ?

Dieudonné Minlama Mintogo : La mission que j’ai récemment conduite en Malaisie n’avait pas pour simple objectif le congrès sur le palmier à huile. Aujourd’hui considérée comme l’or rouge, l’huile de palme se vend mieux que le pétrole. A cela s’ajoute la réalité selon laquelle les dividendes issus de l’huile de palme touchent les villages, contrairement au pétrole dont les revenus se limitent aux élites. Pour en venir à votre question, je répondrai par la négative. Car en ce qui concerne le programme Graine, en plus du palmier à huile vous avez l’hévéa, le cacao, le café, et bien d’autres cultures. Nous nous inscrivons donc dans la lutte contre la pauvreté et l’assise de la sécurité alimentaire.

Dans le cadre de notre mission en Malaisie, nous avons, après le forum, analysé la situation de nos échecs en nous remémorant nos expériences d’antan. Nous avons posé un diagnostic et nous nous sommes demandé ce qu’il y avait lieu de faire, en nous référant, entre autres, à l’expérience malaisienne à travers le Federal land development authority (Felda). A partir de l’agriculture, ce pays a pu bâtir une économie forte. Il était donc question pour nous de nous imprégner de ce processus de transformation et de le confronter à ce que nous sommes en train de monter au Gabon.

Vous évoquiez à l’instant la lutte contre la pauvreté. Quelle est, par rapport à cet objectif, la place de la culture de rente, mais surtout vivrière dans le programme Graine ?

C’est très important ! Dans la mesure où le programme n’impose rien mais propose en revanche une panoplie d’options. C’est à l’agriculteur de choisir ce qui lui sied le mieux. Cependant, il faudra veiller, dans le cadre de la culture vivrière, à éviter qu’il y ait une surproduction qui puisse décourager l’agriculteur. Et au niveau de la culture de rente nous sommes engagés dans la normalisation en termes de commercialisation, de manière à ce que nos produits soient accessibles à l’international.

© Gabonreview

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D’aucuns évoquent derrière le programme Graine, une stratégie d’accaparement des terres. Que se passe-t-il lorsqu’un promoteur national échoue ? A qui rétrocède-t-on le titre foncier ?

Ces terres reviennent à la coopérative, qui est le lien entre l’agriculteur et l’Etat. C’est vrai que cette inquiétude est légitime mais je réaffirme qu’en ce qui concerne le programme Graine, il n’y a pas d’accaparement de terre. Ce volet était important dans ce projet, car vous ne pouvez pas amener des bailleurs de fonds à investir sur des terres qui n’appartiennent pas aux producteurs. Il y a eu par le passé plusieurs problèmes y relatifs. Supposez un instant que je possède une plantation de plusieurs hectares mais que je ne dispose d’aucun document attestant que ces terres sont miennes. Et un bon matin, que l’on me dise que ces terres ont été attribuées à un industriel. Vous ne serez en droit de ne rien réclamer car ne disposant d’aucun papier. D’où l’attribution de titres fonciers aux agriculteurs pour sécuriser leur production. Et si rétrocession de terre il y a, elle se fera entre l’Etat et les populations : il n’y a aucune intervention extérieure. Par ailleurs, il se peut également qu’en cas d’échec, comme vous le soulignez, la coopérative attribue l’espace en question à un autre agriculteur.

Programme d’envergure, l’on suppose bien évidemment que Graine est fort coûteux. Pouvez-revenir sur son financement ?

Nous avons énormément réfléchi sur la question du financement, notamment en étudiant nos échecs. Car il arrivait, il y a quelques années, que les bailleurs de fonds extérieurs donnent leurs contreparties, sans que l’Etat gabonais n’en fasse autant. D’où l’échec de nombre de projets. Par ailleurs, il y avait également un certain nombre de projets qui étaient entièrement financés par l’Etat. Il fallait donc que lesdits projets attendent que les budgets soient mis en place, alors que l’agriculture obéit à certains codes dont la périodicité dans la culture. Nous avons donc réfuté ces différents modes de financement. D’où la création de la Société de transformation agricole et de développement rural (Sotrader) sur fonds propres et qui a la liberté de faire des montages financiers au niveau international.

Cette structure dispose également d’un crédit «revolving», qui consiste à mettre à disposition d’un emprunteur une somme d’argent réutilisable au fur et à mesure de son remboursement pour financer des achats non prédéfinis. Ce dernier comprend des frais de subsistance de 125 000 francs par mois au bénéfice des agriculteurs, afin que ces derniers puissent avoir un revenu direct. Car, entre le temps de la culture et celui de la récolte, qui peut aller jusqu’à cinq ans dans le cas du cacao, il faut bien que l’agriculteur ait de quoi vivre. Ces crédits seront donc remboursés par l’agriculteur lorsque ses produits arriveront à maturité. D’où un encadrement allant de la gestion à la commercialisation. Le montage financier est très clair là-dessus. Par ailleurs, il y a une partie des investissements qui concerne le développement rural. Car si un jeune homme est envoyé à l’intérieur du pays dans le cadre de ce projet, il aura besoin de toutes les commodités nécessaires à son épanouissement : eau potable, électricité, internet, école, hôpital, etc.

Concrètement, qu’est-ce que la Sotrader ?

Il s’agit d’une société mixte qui est une collaboration publique-privée, créée par l’Etat gabonais et le groupe Olam International. Concrètement, c’est l’acteur technique chargé de mettre en place le programme Graine. Nous espérons fermement reproduire, sinon aller au-delà de l’expérience malaisienne. Car au début, les populations de ce pays étaient beaucoup plus pauvres que les nôtres. Elles n’avaient aucune formation et étaient sans terre. Il a fallu une vision forte des autorités de ce pays pour que ces «sans-terres», pauvres et non formés, deviennent aujourd’hui des entrepreneurs de haut niveau.

 

 
 

25 Commentaires

  1. La Fille de la Veuve dit :

    Merci Monsieur Minlama de nous prendre pour des idiots.

    Ainsi donc c’en en plantant le Cacao, l’Hevea et le Palmier à huile que nous allons assurer la sécurité alimentaire du Gabon ! Merci de nous prendre pour des idiots !

    Il n’y a pas accaparement des terres, mais quelles sont les garanties de l’agriculteur à qui ont prêté de l’argent ? Son titre foncier, sa terre. Et que se passe-t-il le jour où il ne peut rembourser ?

    Ce projet n’a aucun financement. On attend de l’Etat Gabonais un financement à hauteur de 200 milliards de Fcfa. On les trouvera ou ?

    Il n’y a de vérité que le temps ne révèle…

    • Jean Daruiss Akono Olinga ( JDAO) dit :

      je crois qu’il faut aussi lire l’Interview que Monsieur MINLAMA a accordé au journal Nku u le messager . Il a clairement dit et d’ailleurs aussi dans cet interview que toutes les cultures sont développées aussi bien les cultures de rente que des cultures maraichères et vivrières . Il a fortement insisté sur l’objectif qui consiste pour notre pays à atteindre l’autosuffisance alimentaire et la sécurité alimentaire. Je crois en ce projet. Du courage Monsieur MINLAMA , n’oubliez surtout cet adage ” quand le sage montre la lune , l’insensé regarde le doigt” … La vision que vous avez impulsée depuis le Forum citoyen du mois d’aout dernier et la voie du développement de ce pays !!!!

      • Don Corleone dit :

        Jdao vous me donner plutôt de la personne qui regarde le doigt, enfin c’est votre droit

        • MKS dit :

          Le développement d’un pays passe par la diversification de son économie. Le problème majeur du Gabon est le fait qu’il exporte tout et que nous ne dépendons que des exportations en matière alimentaire, aujourd’hui nous avons une possibilité de nous autonomiser dans se secteur par le Projet Graine qui met en place une politique d’auto- financement qui permettrais aux agriculteurs de pouvoir développer , exploiter leurs activités mais surtout ils ne seront pas lésés dans le découlement de leurs marchandises vu qu’elles seront aussitôt racheté par une structure mise en place SOTRADER qui est directement l’acheteur de toutes les productions.

    • marion dit :

      si ce n’est en plantant le cacao,l’hevéa et le palmier à huile comme vous le dites si bien; comment est ce que vous croyez que l’on atteindra une autosuffisance alimentaire? l’agriculture et l’élévage sont incortournable aujourdh’ui pour un pays qui se veut autosuffisant alimentaireent.

  2. mouguengui dit :

    Si quelqu’un a compris quelque chose qu’il me l’explique en francais facile…comme disait mon pere tu m’embrouilles…si nous sommes 10x125000x60 (5ans)=75.000.000 Fcfa en plus du cout de l’investissement qui peut aller à 500 millions (cout de la location d’un bull est 250000/h)…la plantation ne sera jamais à la cooperative…s’il te plait recommence en francais facile, je veux aller vivre au village et devenir riche.

  3. okongo dit :

    Pour se développer, il faut tout tenter.

  4. terre est ronde dit :

    Est ce qu’il y a un problème foncier dans notre pays. En dehors des autoctones de Libreville et de Port gentil, tous les autres fils du Gabon ont des terres ancestrales dans nos différents villages. Pourquoi ne pas leur donner directemet les titres fonciers au lieu ne créer une nouvelle personnalité morale qu’est la coopérative. Il y a effectivement l’arnaque dans l’air. J’ai l’impression quel es Gabonais assistent à la spoliation de leurs terres avec la complicité de leurs frères cupides.
    1. Qui paie les agriculteurs pendant la période de maturation des plantations ? En rappel, les qgens qui s’inscrivent dans ce projet sont sensés être démunis, donc ne présentent aucune garantie pour les investisseurs.
    2. S’il y a abondance de production, l’offre sera supérieure à la demande, les prix vont baisser. Où allons nous trouver l’argent qui viendrait à manquer pour rembourser sachant que le Gabon n’a aucune expérience commerciale en la matière et que le marché sous régional est étroit ?
    Hier, sur Planète + les documentaires concernant les collaborateurs de l’Allemagne en France ont été diffusés. Il faut y refléchir quand on complote contre son peuple. Ce qui caractérise un ETAT: les hommes, la terre et les lois.

    • Jean Daruiss Akono Olinga ( JDAO) dit :

      Mon ami , il se pose sérieusement un problème de terre au Gabon ! Je vous invite à lire l’Itw de Monsieur MINLAMA au journal Nkuu . Je vais essayer de vous rafraichir la mémoire puisque j’ai participé au Forum organisé par cet illustre compatriote . Monsieur NDJIMBI Franck qui avait animé l’atelier sur le foncier nous a dit ceci ” Au moment des indépendances , les nouveaux états ( parmi lesquels le Gabon ) ont récupéré la propriété foncière des mains des Etats coloniaux ” …Aussi au regard de la Loi , la Terre appartient à l’Etat …Autrement dit nos ancêtres installés sur ces terres avant la naissance de l’Etat et nous-mêmes , ne sommes que les utilisateurs de fait ! Cela veut dire en Français facile qu’en réalité nos ” terrains ancestraux ” appartiennent légalement à l’Etat ! Si je comprends bien c’est pour cette raison et pour assurer la sécurité des investissements que GRAINE œuvre pour la délivrance des Titres fonciers aux agriculteurs afin qu’ils deviennent enfin et légalement des vrais propriétaires des terres sur lesquelles ils vont cultiver! Dans ce cas comment parler d’accaparement ou de complot quand on donne enfin l’occasion aux populations de devenir des propriétaires !!!!!

      • Mouguengui dit :

        JDAO, encore une connerie developpée, la derniere phrase de ” terre est ronde” est claire – Ce qui caractérise un ETAT: les hommes, la terre et les lois.- on veut faire de nous dans l’agriculture ce qui se fait dejà ailleurs avec “machin sinergy”- etre les employés du clan Bongo. La terre appartient à l’Etat, il n’y a pas de doute la dessus, Etat garant de l’interet general, ce meme Etat reconnait ce qui m’appartient (lois). Le chef de mon village sait ce qui est à moi, l’expropriation vient du faite que l’Etat nous oblige aujourd’hui à hypothequer nos biens à travers “GRAINE”…toute nos terres vont appartenir à celui qui est derrière sur le moyen terme, les sommes investies ne pourront jamais remboursées…. Le ministere de l’agriculture avait des techniciens qui accompagnaient les villageois dans les 60…ce sont eux qui ont amené le peu de developpement constaté dans le nord.

  5. Carl Nguema dit :

    S’il y’a abondance de production on se tourne vers l’exportation c’est aussi le but!!! Quand bien même le premier palier étant la suffisance alimentaire

    • terre est ronde dit :

      On irait écouler ce surplus où ? Au Congo, en Guinée ou au Cameroun? ou encore plus loin. Nos agriculteurs ne peuvent pas rivaliser avec les autres par manque d’habitude. La Caisse stab n’est pas efficace dans la gestion. Vous voyez ce qu’est devenue la production cacaoière du Gabon sous sa gestion.
      Le grojet GRAINE a besoin d’être bien dimensionner à la mesure des moyens du pays.

  6. La Fille de la Veuve dit :

    @JDAO,

    Il n’y a pas de vérité que le temps ne révèle. En 2010, Ali Bongo a voulu délivrer à Olam des centaines de milliers d’Hectares de terre et s’est retrouvé confronté à l’opposition des ONG. Il a donc du reculer.

    Le programme GRAINE propose de préfinancer l’activité agricole des paysans Gabonais. Mais un préfinancement n’a de sens que si la personne qui reçoit le financement présente des garanties. En accordant des titres fonciers aux paysans, l’Etat leur permet de disposer d’un patrimoine qui constituera la garantie des financements qu’ils recevront… Et comme parmi eux il y aura de nombreux échecs, Olam fera jouer les Hypothèques et récupèrera les Terres. Voilà pourquoi nous parlons d’accaparement des terres….

    Concernant l’agriculture vivrière, pourquoi Dieudonné Minlama ne nous dit pas quelles sont les cultures vivrières qui vont êtres développées. Alors que pour les cultures de rente, nous avons toute la liste.

    Par ailleurs, quelle est la pace de l’élevage et de la pisciculture dans le projet GRAINE.

    Mais n’ayez crainte. Ce programme est mort-né comme tout ce que fait Ali Bongo depuis 2009. Et si vous avez un doute, montrez moi un seul projet initié par Ali Bongo depuis 2009 qui s’est réalisé….

    • Iboundji dit :

      @La fille de la veuve encore merci votre démonstration CQFD je rajoute juste a votre post que les chimères de ce lugubre individu et sa clique de parasites ne peuvent pas réussir elles n ont pas vocation a le faire et comme vous l avez dit TOUS reposent sur le postulat que les Gabonais a leurs yeux sont plus idiots qu’eux et donc ne verront pas les supercheries induites heureusement il n en est rien et voila pourquoi leurs velleites d escroqueries permanentes sont vouees a l echec et ce n est que justice
      Noka é dyon’omomwènè [Le mensonge ne nuit qu’au menteur lui-meme] Proverbe Myènè

  7. Franco dit :

    J’ai du mal à croire que Dieudonné Minlama soit réellement convaincu de la fiabilité de ce projet GRAINE, ses explications sont trop généralistes et propagandistes pour être vraies. Je ne suis pas du tout convaincu qu’il n’y a pas une volonté d’accaparement de terres derrière l’opération de distribution des titres fonciers. Ceux-ci ont été remis à leurs récipiendaires sans qu’aucune reconnaissance topographique et toute autre procédure cadastrale n’aient été faites. Alors sur la base de quoi des titres fonciers ont pu être remis aux villageois? Par ailleurs il est imposé aux agriculteurs villageois de consacrer 90% des terres aux cultures de rente donc aux palmiers à huile et autres, et 10% seulement pour les cultures vivrières. En somme les villageois seront payés 125000f pour enrichir Olam et n’auront pas les moyens et le temps nécessaire pour s’occuper de leurs cultures vivrières. Ils consommeront avec 125000f des produits venant de la ville donc chères et pour gagner un peu plus d’argent ils vendront leurs titres fonciers sans jamais comprendre que c’est leur terre qu’ils laisseront filer à l’étranger. Mr Minlama qui est certainement un patriote devrait nous édifier sur les garanties que l’Etat, propriétaire du sol et du sous-sol au Gabon, apporte à l’investissement d’Olam.

  8. A.V Pierre dit :

    ANGOUA V. Pierre

    C’est beau tout ça. Mais qui va travailler la terre ?
    Nos frères Gabonais qui vivent mieux de la politique et des parents affectés à la fonction publique, plutôt que de travailler ?
    Les étrangers qui eux n’ont pas peur de transpirer et de se salir les mains, mais qu’on cherche à tout prix à mettre dehors ?
    Ou encore les sociétés Chinoises ou Indiennes qui apportent leur propres main d’oeuvre payée à moitié prix des smig Gabonais ?
    Allons allons, soyons réalistes messieurs.
    Bonne entendeur, salut.
    A.V. Pierre

  9. OLAME dit :

    Le titre foncier devient un obje banal qu’un homme fut il chef d’Etat peut délivrer à tour de bras?

    La zone forestière de l’Ogooué Ivindo est bondé de permis forestiers, cet espace n’est donc pas libre.

    Comment ABO peut il délivrer à tour de bras des titres fonciers à des agriculteurs prétendus économiquement faibles?

    Simple: les permis forestiers appartiennent aux homme du pouvoir, après entente sur le futur partage, ils font semblant de donner ces terres aux agriculteurs sans avenir. Dès la faillite on fait jouer les garanties et les terres reviennent entre leurs mains de façon “légale”.

    Il s’agit du blachiment des terres quel que soit le lieu.

    Une escroquerie historique.

  10. marcelle dit :

    que des critiques sans propositions. faites des critiques constructives.que proposez vous de mieux? plusieurs pays se sont developpés grace à ‘agriculture,nous meme gabonais sommes les premiers à dire “au gabon nous importons tout” ne croyez vous pas que en développons notre secteur agricole cela serait un moyen de faire face au pb de limiter non seulement les importations alimentaire mais aussi de créer des emplois et par la meme occasion reduire le cout de la vie.
    vous ne croyez pas en ce projet ok…que proposez-vous?

  11. marcelle dit :

    nous même gabonais avons pour habitude de dire “au gabon nous importons tout” beaucoup de pays se sont développés grace à l agriculture. le développement d’un pays c’est aussi la diversité de sont économie. au Gabon nous avons des km de terres qui peuvent êtres exploitées, des jeunes sans emplois, pourquoi ne pas mettre tout cela à contribution pour essayer d’intéresser un peu plus les gabonais à la culture de la terre? ne pensez vous pas que cela nous permettrait non seulement de limiter les importations, de créer des emplois et par la meme occasion réduire le cout de la vie.
    vous n’y croyez pas ok…que proposez vous? quelle serait selon vous la meilleur stratégie pour développer le secteur agricole dans notre pays??

  12. Demssey Mve Ayo dit :

    L’afro pessimisme nous a bien conquis et le Gabon est le premier malade de cette pathologie. A telle point qu’on ose même plus essayer ni croire en quoique ce soit. Le projet GRAINE dans le fond est un projet de développement fort ambitieux pour ce pauvre pays riche de son immense potentiel naturel. Il doit être pour nous un rêve à réaliser pour cette génération et qu’il faut oser le toucher et l’accaparer. Les structures sont en train de s’installer, les malaisiens et OLAM sont bien présents au pays. si c’est une occasion, saisissons là.

    • Gioto dit :

      Chat échaudé craint l’eau froide cher ami. Nombreux sont les projets annoncés à grand renfort de publicité qui n’ont jamais abouti. “Les malaisiens et OLAM sont bien présents au pays”…..pour faire des bénéfices, à moindre cout, l’Etat gabonais se portant même garant financièrement pour eux. On comprend que ce sont eux qui ont ficelé et vendu ce projet à la PR et tout ce qui est défendu par cette sphère, en l’imposant sans aucune concertation, sans aucun regard du gouvernement en devient suspect.

  13. Marion dit :

    pensez vous que comme de nombreux projets ont échoué celui là aussi échouera? drole de façon de voir les choses lorsque l’on sait que qui ne tente rien n’a rien. comment voulez vous que les choses avancent si vous etes toujours encrés à cet esprit d’échec des le départ? pouvons nous alors dire que plus jamais au gabon un projet ne se réalisera? si on suit la logique selon laquelle “si les autres ont échoués celui là aussi échouera” arrêtons d’être défaitistes. la volonté, la détermination,la et le travail précèdent presque toujours la réussite.

  14. jean dit :

    cher Monsieur Gioto avez-vous deja vu une entreprise qui ne cherche aucun benefice? les malaisiens et olame sont là pour se faire des benefice ok.c’est le cas de toutes les sociétés présentes dans notre pays.là, la difference est que nous avons ici une partie gagnant-gagnant. savez vous combien de gabonais olame emploie? et combien de personne ce projet graine sortira de la pauvreté? mettons nous à contribution et encourageons les projets de ce genre.

    • Gioto dit :

      @ Marion et Jean:
      L’espace limité d’un forum comme celui-ci ne nous permet pas de développer plus avant nos arguments.
      On peut tout de même se demander s’il faut continuer à accorder de la confiance à un système qui a échoué ( redoubler ok, mais tripler, quadrupler?), sans remise en question, sans évaluation des échecs? les mêmes incompétences produisant les mêmes (mauvais) résultats?
      Les systèmes mafieux réalisent également des bénéfices (c’est d’ailleurs leur raison d’être), surtout dans des environnements comme les nôtres, où les conditions de transparence ne sont guères réunies. Doit-on pour autant prendre pour argent comptant des promesses (gagnant-gagnant), sans aucun esprit critique? Documentez-vous au sujet de l’accaparement des terres dans les pays sous-développés, singulièrement en Afrique, au profit d’investisseurs étrangers. la méthode est déjà éprouvée: les autorités locales succombent à certains avantages proposés, quand elles ne sont pas simplement corrompues.

      • Marion dit :

        Il est vrai qu il est difficile de refaire confiance lorsque l’on a déjà été déçu; toute fois, c’est en apprenant des erreurs du passé que l’on réussira à bâtir un projet solide, en évaluant ce qui a et ce qui n’a pas marché. pour ma part je reste convaincu que le Gabon comme beaucoup d’autres pays, pourra sortir une bonne partie de sa population de la pauvreté par l’agriculture.

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