Disant n’avoir rien tiré de la dernière apparition d’Ali Bongo, l’avocat Anges Kevin Nzigou appelle de nouveau les autorités gabonaises à constater officiellement la vacance du pouvoir au sommet de l’Etat.

Anges Kevin Nzigou, en juillet 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Diffusée le 31 décembre 2018 au soir, la vidéo des vœux du Nouvel An d’Ali Bongo n’a pas convaincu Anges Kevin Nzigou, qui continue de douter des capacités physiques et intellectuelles du président de la République à occuper ses fonctions. Dans une lettre adressée à Lucie Milebou-Mboussou, le jeune avocat sollicite d’elle «qu’elle saisisse la Cour Constitutionnelle censée rendre aux faits actuels leur réalité juridique. C’est-à-dire, constater la vacance du pouvoir et tirer les conséquences qui en découlent».

A la présidente du Sénat, Anges Kevin Nzigou, avoue avoir espéré «une réponse clarifiante» à ses préoccupations sur l’état de santé du président, en convalescence depuis fin novembre à Rabat, au Maroc.

L’avocat ne cache pas sa déception.

 «De tout temps, les vœux du président de la République sont l’occasion pour ce dernier de faire un discours sur l’état de la nation. Ce qui implique un bilan de l’année écoulée et une perspective de l’année à venir accompagnée au besoin de mesures pour rendre possible le rêve d’une nation prospère. Or, le constat est que le discours du président du 31 décembre 2018 était un hymne à l’excuse. Il s’excusait d’être malade et sollicitait l’indulgence du peuple gabonais. Un discours d’à peine deux minutes ne peut sérieusement convaincre personne de la capacité de monsieur Bongo à continuer de porter le titre de président de la République Gabonaise», écrit-il.

Pour Anges Kevin Nzigou, «faire un discours de deux minutes après tous les grands événements traversés par notre pays en 2018 est suffisamment éloquent pour prouver l’incapacité de monsieur Bongo à assumer les fonctions rigoureuses et éprouvantes de président de la République qui ne se limitent pas à un discours de deux minutes, loin s’en faut».

En novembre dernier, le jeune avocat au barreau du Gabon avait été le premier responsable de l’opposition gabonaise à proposer à la Cour constitutionnelle la composition d’un collège de médecins devant aller examiner Ali Bongo au Maroc pour se rendre compte de son véritable état de santé. Il n’est pas sûr que sa correspondance à la présidente du Sénat aboutisse.

 
 

2 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Merci Maître Leçon Nzigou pour votre franc parler ! C’est un régime qui s’en goût éperdument du bien des gabonais. Ce que cette famille POURRIE à amassée en 50 ans de règne n’est toujours pas suffisant pour elle. Et la France aussi à une part de responsabilité dans le malheur des gabonais. Pauvre gabonais !

    Mes frères d’armes qui travaillez au B2, je sais que vous y êtes par affectation. Mais êtes vous vraiment fiers du travail que vous abattre : maltraiter des prisonniers politiques qui n’ont fait aucun mal à quelqu’un ? Vous le savez pourtant: vous ne défendez pas le peuple gabonais, mais une famille qui règne frauduleusement au Gabon depuis un demi siècle, et ce avec la bénédiction de la francafrique. Ceci est tout simplement INADMISSIBLE. Il est temps de libérer le Gabon de cette servitude. Nous devons aller jusqu’au bout pour libérer le pays. Vive Jean Ping, le président élu. Vive la seconde république.

  2. C’est vraiment regrettable pour mon pays…

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