Cumulant à eux trois un seul siège de député au terme du 1er tour des législatives et ne comptant que trois présences au second tour prévu le 27 octobre prochain, le Parti social démocrate (PSD), le Parti pour le développement et la solidarité (PDS) et Démocratie nouvelle (DN) apparaissent comme des soutiens peu utiles au président de la République.

Séraphin Ndaot Rembogo (PDS), Pierre-Claver Maganga Moussavou (PSD) et René Ndemezo’o Obiang (DN). © D.R.

 

Si l’on avait cru que leur présence aux côtés d’Ali Bongo constituait un poids en plus pour lui, les législatives actuelles laissent penser le contraire. Ni Pierre-Claver Maganga Moussavou ni René Ndemezo’o Obiang, ni même Séraphin Ndaot Rembogo ne servent en réalité de véritables soutiens au président de la République, dont la légitimité reste contestée par une partie de l’opposition, deux ans après la présidentielle d’août 2016.

Or, ces législatives montrent clairement que les trois partis censés appuyer le chef de l’Etat tout en lui permettant de s’attirer la sympathie des militants de l’opposition, sont loin de bénéficier d’une légitimité populaire. Le président de la République pourrait donc bien s’en passer, d’autant que son parti, le PDG, sort déjà largement vainqueur de l’élection et a déjà la majorité absolue à l’Assemblée nationale, avant le second tour prévu le 27 octobre prochain.

Nommés vice-président de la République, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et président du Conseil national de la démocratie (CND), les patrons du PSD, DN et PDS ne seront, en effet, désormais plus utiles pour permettre à Ali Bongo de dérouler sa politique. A eux trois, ils cumulent un seul siège de député au terme du 1er tour des législatives. Il s’agit de Franck Ulrich Bokamba-Ndombi Atabi du PSD, élu député au 2e siège du département de la Zadié (Mékambo).

Pour le second tour de ces législatives, les trois partis de l’opposition ne comptent au total que trois présences : celle d’Albertine Maganga-Moussavou (PSD) sur le 3e siège du département de la Douya-Onoye (face à Guy Christian Bouassa du PDG) ; celle d’Elie-Colin Akoue (DN) sur le 2e siège du département du Ntem (face à Charles Mve Ella du PDG) et celle de Jean Marc Ngome Ndong (PSD) sur le 3e siège du département de l’Okano (face à Françoise Assengone Obame du PDG). Si l’épouse du VPR a plus de chance de l’emporter, il faut dire que les chances des deux autres opposants face aux candidats du PDG sont en réalité minces. Leurs éventuelles alliances avec d’autres partis de l’opposition dite modérée ne garantissent pas des résultats en leur faveur, bien que tout reste jouable.

 
 

10 Commentaires

  1. BSerge Okogo dit :

    Cette photo est incomplète.D’autres nuisibles à la libération du pays méritent d’y être.

  2. Obame dit :

    Je souscris à l’avis de M.OKOGO,
    Il faut ajouter à cette funeste liste des nuisibles au Gabon ces sinistres individus: Moukagni Iwangou alias le Bantou, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Guy Nzouba Ndama,Michele Menga, Alexandre Barot Chambrier.
    Pour ceux qui sont au gouvernement ou à des postes à “responsabilités” Ali Bongo va les virer sans ménagement vu qu’ils ne servent pas à grand chose.

    • Fayo dit :

      Sincèrement qu’est ce que vous reprochez à Ntoutoume Ayi et Chambrier? Si votre argument c’est leur participation aux législatives sachez qu’ils sont bien plus utiles au combat de la libération du Gabon que vous dans votre boycott passif. Un seul députés courageux dans l’assemblée nationale du PDG pour leur parler face à face est bien plus utile que 100 resistant marchant au Trocadéro. De grâce Monsieur Ntoutoume Ayi reste un modele en tant que cadre dans notre pays. Vous etes les mêmes qui aviez appelé au boycott en 2016 quand Ping répondait “pendant ce temps on fait quoi?”. Il avait raison puisque sa participation malgré l’échec de prendre le pouvoir a définitivement illégitimité le pouvoir PDG. Cela ne vous suffit pas pour comprendre que ce sont plutôt vos boycott qui légitime et font asseoir le pouvoir Bongo. Si on avait suivi votre appel au boycott Ali Bongo serait encore aujourd’hui reçu partout comme représentant légitime du Gabon. Cette expérience devait vous faire comprendre à des têtes de moineaux qu’entre boycott et participation ont peut trouver des raisons logiques et honnêtes pour choisir l’une ou l’autre des stratégies. Ne pas le reconnaître en toute honnêteté et traiter Ntoutoume Ayi de vendu est une preuve que votre coeur et votre raisonnement est aussi ténébreux que ceux des pédégistes.

  3. Itsiembou dit :

    Quand je pense que NDEMEZO disait que c’est lui qui a fabriqué JEAN PING. A la fin dans son BITAM, je ne sais même pas s’il aura 4 conseillers élus aux collectivités locales.

  4. espoir dit :

    Obame tu fais un fausse anlyse de la situation.ce ne sont pas tous ceux qui sont alles a cette election qui sont avec BOA.certains sont la pour defier le PDG mais helas.

  5. fayo dit :

    Mais si, ils ont été utiles. De la même utilité que le papier wc dont ont peut s’en servir une fois. Ils étaient conscients que trahir Ping et le peuple allait marquer leur mort politique. Ali Bongo voulait juste affaiblir le camp Ping avec les mêmes méthodes de corruption que sont père, utiliser son pouvoir de nomination pour corrompre la classe politique sans en mesurer les conséquences sur la crédibilité de la classe politique et partant des institutions et administrations qu’ils représentent et même sur l’autorité de l’état.

  6. SERGE MAKAYA dit :

    Les démons déguisés en ANGES de lumières… Pitié !!!

  7. de moss dit :

    triste a dire mais c’est la verité le PDG a encore tricher au vu et au su de tout le monde personne ne se plein donc alors nous allons subir 5 année de dictature constitutionnelle bref que Dieu brule le PDg et ses militant(e)s

  8. IPANDY dit :

    Chers compatriotes se sont vos enfantillages qui ne nous permettent pas, aujourd’hui, d’evoluer au Gabon. Comment traiter de traître quelqu’un qui a osez en allant se battre sur le terrain démocratique pendant que le peuple, souverain attend que les leaders politique donnent des orientations concrète.
    Ces enfantillages sont à l’origine de la non évolution du pays. En écoutant les partisans du boycotte sur cette plate-forme d’echange, je me sens trahit.

  9. Que reste t-il encore à René Ndemezo Obiang pour ne parler que de lui ?
    Va encore corrompre et semer la discorde au sein de la diaspora.
    On espère que tu as mis assez d’argent à la caisse d’épargne pour assurer tes lendemains. Tu n’es plus utile à Ali Bongo. La seule chose qui te reste à faire est de ramasser les clés. Il parait que ça rapporte beaucoup d’argent. Tu pourras aussi créer un centre de distribution de couche pour ramasseurs de clés.

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