Estimant que les prisons ne sont pas uniquement des lieux de privation des libertés, le ministre d’Etat à la Justice exhorte leurs responsables à en faire des lieux contribuant comme tous les autres au développement du pays. Edgard Anicet Mboumbou Miyakou entend notamment y intensifier la création d’activités génératrices de revenus au profit des détenus.

Le Gabon veut développer les AGR au sein des prisons. © D.R.

 

Au Gabon, plus que dans les années antérieures, les activités génératrices de revenu devraient se développer dans les différents établissements pénitentiaires que compte le pays. Pour la plupart, dépourvus ou abandonnés par leurs parents, les prisonniers pourraient gagner eux-mêmes leur vie bien qu’étant en captivité. C’est, en tout cas, le souhait d’Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, formulé à l’occasion de la célébration, le 10 décembre, de la Journée internationale des droits de l’Homme.

Pour le ministre d’Etat en charge de la Justice et des Droits humains, loin d’être des «rebuts de l’humanité», conformément à la perception de certains, les prisonniers sont comme toutes les personnes libres, «indispensables au développement de nos pays». Aussi, exhorte-t-il les responsables des prisons gabonaises de «créer les conditions permettant aux détenus d’exercer une activité génératrice de richesses». Il s’agit notamment, indique-t-il, de se conformer au lancement, en 2009, par Ali Bongo, d’un programme de restructuration des établissements pénitentiaires aux normes internationales censé garantir aux détenus la formation, l’éducation, la santé et par la suite leur réinsertion post-carcérale.

«La main d’œuvre pénale peut apporter une aide substantielle de manière multiforme au PIB de notre pays, car tout gabonais a la possibilité, lorsque les conditions sont réunies, de contribuer significativement à l’édification de notre chère Patrie, le Gabon», estime le membre du gouvernement, tout en se satisfaisant de ce que quelques prisons du pays aient lancé des activités au profit des détenus dans les domaines de l’agriculture, l’élevage et la production des matériaux de construction.

Cette année, sur le plan national, la Journée internationale des droits de l’Homme a été célébrée sous le thème «la prison et le droit au développement au Gabon».

 
 

1 Commentaire

  1. Ikobey dit :

    Il faudrait pour commencer que ce bon ministre ait les moyens de ses ambitions. Encore du blablabla qui rend encore un peu moins le gouvernement crédible.

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