En dépit d’une rencontre avec le vice-président de la République le 10 décembre, Dynamique unitaire n’abandonne pas ses revendications. Au contraire, la centrale syndicale a promis lors d’une assemblée générale, le 13 décembre, poursuivre son combat… devant aboutir à la paralysie de l’administration gabonaise.

Au centre de la cour, Louis-Patrick Mombo, secrétaire général de D.U., lors de l’assemblée générale du 13 décembre 2018. © Gabonreview

 

Dynamique unitaire n’entend pas abandonner ses revendications, liées pour certaines à l’annulation des mesures prises en Conseil des ministre le 21 juin dernier. La centrale syndicale ne veut pas non plus accepter la  trêve sociale lui ayant été  suggérée par le vice-président de la République. C’est du moins l’essentiel pouvant être tiré de l’assemblée générale tenue ce 13 décembre à Libreville.

Quelques vues de l’assemblée générale. © Gabonreview

Après avoir menacé, lors d’une précédente assemblée générale, d’entrer en grève de trois jours sur toute l’étendue du territoire, DU avait été reçue par Pierre-Claver Maganga Moussavou, le 10 décembre. La réunion visait à échanger et trouver des pistes de solution pour une sortie de crise rapide.

Malheureusement, la rencontre a accouché d’une souris. Maganga Moussavou n’a pu trouver ni proposer de solution concrète. En revanche, le vice-président de la République a invité les syndicalistes à une trêve sociale, prétextant que le «président de la République, susceptible de trouver les solutions à leurs revendications est hors du pays». Et de poursuivre : «Remettez-moi les documents des personnes dont les situations n’ont pas toujours été réglées au niveau de la fonction publique. Lorsqu’il sera là, je vais lui soumettre vos revendications et il trouvera des solutions».

Face à ces proposions jugées «fantaisistes» venant d’un vice-président de la République qui, il y a quelques jours, lors de la visite rendue au chef de l’Etat convalescent  à Rabat, avait pris l’engagement d’assurer la continuité des affaires de l’Etat en l’absence d’Ali Bongo, les syndicalistes ont opposé un refus catégorique. Dynamique unitaire s’est au contraire radicalisée. Lors de l’assemblée générale de ce 13 décembre à Libreville, la centrale syndicale a promis poursuivre le combat avec plus de détermination.

Cette promesse sera concrétisée par la tenue d’une manifestation dénommée «marche-noire» au Rond-point de la démocratie le 18 décembre. Celle-ci vise, selon les syndicalistes, à exiger le respect de l’article 13 de la Constitution et demander la démission de la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mbourantsuo.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

 

 

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3 Commentaires

  1. diogene dit :

    Monsieur Maganga se prend pour le président mais il n’a pas été élu (quoique moins d’un pourcent pourrait être considéré comme une victoire, à qui perd gagne, par la cour constitutionnelllle), il n’a aucun pouvoir réel, il n’a ni l’envergure, ni l’étoffe, encore moins l’intelligence nécessaires.
    Porté par un concours de circonstances, un imbroglio médical, l’impéritie gouvernementale, ce bougre laisse son égocentrisme sadique et pervers lui monter à la tête, gare à l’ AVC…
    Finalement il n’est que le vice roi des cons.

  2. Owiyoulou Le Mystérieux dit :

    Revendiquez ce qui va dans le bien être des fonctionnaires et agents publics. c’est pourquoi on vous suit.
    ne rêvez pas notre combat c’est pas la destitution de MMM. laissez ça aux politiciens.
    l’administration tourne au ralenti
    les carrières stagnent
    pas d’affectations
    on ne maitrise pas la vision gouvernementale

  3. AIRBORNE dit :

    “l’assemblée générale du 13 décembre à Libreville, la centrale syndicale a promis poursuivre le combat avec plus de détermination. Cette promesse sera concrétisée par la tenue d’une manifestation dénommée «marche-noire» au Rond-point de la démocratie le 18 décembre”, D.U. je crois que vous avez trop joué avec ces gouvernants au cou raide, Magmouss ce crane rasé Kovo ne pourra rien vous apporter. Il est temps de paralyser ce systeme. Voilà en France, l’ensemble des syndicats les gilets jaunes ont obtenu satisfactions de leur revendications, tout était paralysé, plus de travaille, les usines ne fonctionnaient plus sans oubliés les administrations. Mais D.U. au Gabon c’est l’affaire de Yama et Libama, les poltrons restent chez eux et attendent quand il y aura des retombées satisfaisants, ils viendront revendiquer ho, je suis aussi gabonais comme vous, il faut penser aux autres.

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