L’Etat gabonais par le Fonds gabonais d’investissement (FGIS), via sa filiale Gabon Power compagny (GPC), a signé le 26 octobre 2018, à Libreville, des contrats de concession avec plusieurs partenaires internationaux dans le but d’améliorer et d’augmenter la fourniture d’eau et d’électricité aux ménages du pays.

Echange de documents après la signature des contrats de partenariat entre l’Etat gabonais et ses partenaires pour l’eau et l’énergie, le 26 octobre 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Les ministres de l’Eau et de l’Energie, de l’Economie, ont signé le 26 octobre 2018 plusieurs contrats de partenariat. «Le montant global des investissements que nous voulons réaliser pour l’électricité et l’eau est autour de 500 milliards de francs CFA sur les trois prochaines années», a indiqué l’Administrateur directeur général du FGIS, Serge Thierry Mikoto. «Ces 500 milliards de francs CFA sont répartis de la sorte: 380 à peu près pour ce qui concerne tous nos projets en électricité et le différentiel concerne l’eau», a-t-il dit.

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Avec la société Asonha Energie, détenue par le FGIS et le Groupe Meridiam, il s’est agi d’un contrat de partenariat de 30 ans devant permettre le développement de la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval. D’une capacité de 35 MW, construit sur la rivière Mbei, cet ouvrage devra renforcer l’alimentation du Réseau interconnecté (Ric) de Libreville. Ce qui devrait favoriser une réponse appropriée à la demande en énergie sans cesse croissante.

A la suite de ce partenariat, un contrat de partenariat de gré à gré a également été signé entre l’Etat gabonais par Asonha Energie à travers Gabon Power compagny du FGIS (40%) et le Groupe Meridiam (60%), avant la signature d’un contrat d’achat d’énergie. «Asonha Energie aura pour obligation de concevoir, financer, construire et opérer la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval suivant le modèle Bot (Build Opérate Tranfer)», assure les signataires.

Globalement, les signatures des contrats ont porté sur l’aménagement hydroélectrique de Ngoulémendjim, (Signature de l’avenant au contrat de concession du barrage hydroélectrique de Ngoulémendjim et du contrat d’achat d’énergie par le FGIS, Eravone et l’Etat gabonais), l’aménagement hydroélectrique de Dibwangui (Signature de l’avenant au contrat de concession du barrage hydroélectrique de Dibwangui et du contrat d’achat d’énergie par le FGIS, Eravone et l’Etat gabonais), ainsi que sur l’Usine de traitement et d’adduction d’eau à Ntoum et de l’achat d’eau potable (Signature du contrat de concession de l’unité de production d’eau potable à Ntoum par le FGIS, Eravone et l’Etat gabonais).

D’autres contrats porte sur l’aménagement hydroélectrique de Kinguélé Aval (Contrat de concession du barrage hydroélectrique de barrage de Kinguélé Aval par le FGIS, Meridiam et l’Etat gabonais), de même que sur la Centrale thermique à gaz d’Owendo (Signature de protocole pour le développement d’une centrale thermique par les partenaires FGIS, Wartsila, SEEG et Etat gabonais).

«Ce qu’il faut indiquer, c’est que ces 500 milliards investis sur cinq ans comprennent, non seulement les investissements sur les installations de production, pour ce qui concerne l’électricité et les barrages et pour ce qui concerne l’eau, les systèmes de production. Pour les lignes de transmission, il faut le signaler, nos partenaires ont accepté, aux côtés du FGIS, de se substituer, pour certains investissements, à la force publique et d’investir dans les lignes de transmission. C’est pour l’électricité. Pour ce qui concerne l’eau, le coût que j’ai indiqué intègre aussi le cout des canalisations de telle sorte qu’à terme, les projets suivis ensemble, il n’y ait aucun retard», a expliqué Serge Mickoto.

Les signatures se sont déroulées en présence des responsables des entreprises partenaires, mais également du ministre de l’Eau et de l’Energie, Patrick Edzang Eyogho, du ministre de l’Economie, Jean-Marie Ogandaga, ainsi que du Coordonnateur du Bureau du Plan stratégique Gabon émergent, Liban Soleman.

 
 

7 Commentaires

  1. kwassa kouassa dit :

    500 milliards a partagé entre nous memes nous memes. pour quoi le FGIS crée des sociétés ecran pour soutirer l’argent du peuple gabonais ?
    le FGIS bénéficie des excedents budgetaires du Gabon depuis 2009, en sus du fond des futures generations laissés par Omar Bongo. Le FGIS dois rentrer au capital de la société qui va gérer la construction des barages et ne doit pas trahir la mémoire des intellectuels gabonais. Cette époque a déjà révolue ou vous venez negocier avec les multi nationales avec des sociétés ecrans. bandes de cancres que vous êtes pour gérer l’argent du petit peuple du gabon.

  2. Fayo dit :

    Les contrats de gré à gré du gouvernement d’Ali Bongo, ça sent à 100 km l’arnaque, les surfacturations, les rétrocommissions. Malgré l’épreuve que subit le trésor gabonais, ces sorciers continue avec les mêmes techniques de spoliation, de vente du pays, du bradage de son économie avec des investisseurs véreux et sans scrupule. Les nord-américains puritains soucieux d’un minimum de transparence, ne viendront jamais investir dans une telle jungle où la loi ne sert que de décor. Heureusement qu’il reste à Ali Bongo les mafiosistes chinois, marocains, turques, arabes, etc avec qui ils peuvent toujours dealer le pays.

  3. eternite dit :

    Si dans notre pays un parlement digne de ce nom, existait, nous aurions droit à une enquête parlementaire sur ce “detournement” d’argent ou blanchiement d’argent d’une agence gouvernementales !!!

    Pourquoi créer des sociétés “ecrans” pour signer des projets à forte dépenses économiques ( 500 Milliards ); il y a autant de sociétés créer ??? cela interpelle ou doit nous interpeller surtout que le FGIS possede l’autonomie juridique pour signer au nom du Gabon des accords avec des partenaires étrangers ou locaux …

    jE NE FAIS QUE PASSER..CE PAYS NE TOURNE DECIDEMENT PAS ROND ..

  4. Emmanuel dit :

    Bonjour Kwassa Kouassa. Le principe de créer une filiale (et non une société écran) est de permettre à cette filiale de lever de la dette pour financer des projets, sans que cela soit totalement intégré au bilan de sa société mère. Les projets dont il est question ici vont lever de la dette auprès des banques commerciales nationales et internationales pour une grande partie du montant des projets, et apporter une partie en capitaux propres, de la part du FGIS et de ses partenaires. Cela permet de financer un projet avec un effet de levier, en mobilisant une part modérée de ses propres ressources. Et tout cela sans engager l’Etat lui même à lever de la dette pour financer ces ouvrages, ce qui constitue une innovation au Gabon. La critique et l’invective sont faciles. Je me permets d’apporter ces éléments d’éclairage parce que ces projets devraient être une fierté non seulement pour les “intellectuels” mais pour les citoyens tout simplement, et pas l’objet de méprises. Cordialement.

  5. Le Gabonais dit :

    Quant il faut voler l’argent du pays nos pseudos émergents usent des montages financiers qui n’ont pour but de spolier le Gabon en toute légalité jusqu’à l’os, tout en insultant l’intelligence de Gabonais. ça s’appelle de la mauvaise Gestion pure et simple. Cette histoire du FGIS et MERIDIAM est une illustration parfaite de mauvaise gestion dont s’adonne ouvertement le FGIS . de mémoire, cette même année 2018 le FGIS a créé Okoumé Capital, un fonds d’investissement dont elle détient à 100%.sans oublier toutes les autres société écran qu’elle crée ici et là augmentant inévitablement ses postes de dépenses (honoraires, etudes, masse salariale, loyers…) Quel est l’intérêt stratégique du FGIS quant elle s’associé avec un fonds d’investissement MERIDIAM pour d’une part créer une société Asonha Energie qui obtient le contrat cadre avec l’Etat Gabonais pour 30 ans et par la suite conclu avec une autre entité Gabon Power compagny détenue à 60% par le même Groupe MERIDIAM un contrat de partenariat de gré à gré pour l’exécution des travaux objet du contrat? quant on est obnubilé par la l’appât du gain et le Copinage on perd le bon sens.laissons le temps au temps ça va changer un jour.

  6. gabonrepublicain dit :

    Pourquoi le FGIS signe des contrat via une société écran? Arrêtez de prendre les gabonais pour des idiots! Sincèrement on n’est pas sorti de l’auberge.

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