Le président de la République a reçu vendredi des mains du Pr Patrick Toufick Mouguiama Daouda, coordonnateur général, le rapport des travaux de la task force sur l’éducation-formation-emploi. Ci-après, le communiqué de la Communication présidentielle.

Ali Bongo Ondimba, pendant son intervention, lors de la remise du rapport. © Com.Présidentielle

 

Moment de la présentation du rapport des travaux, le 14 septembre 2018, à Libreville. © Com.Présidentielle

Libreville, le 14 septembre 2018 – Le Président de la République, Son Excellence Ali Bongo Ondimba, a reçu ce jour le rapport des travaux de la Task Force sur l’éducation-Formation-Emploi du professeur Patrick Toufick Mouguiama Daouda, coordonnateur général desdits travaux.

Au cours de cette cérémonie, le Pr Mouguiama Daouda a présenté les conclusions de ce séminaire sur le système éducatif en partant d’un constat de faiblesses de celui-ci liées notamment à l’orientation des élèves dans les filières adéquates, au manque d’infrastructures appropriées et de finances et à la mauvaise gouvernance.

«Il est grand temps d’enrayer ce cycle infernal, de prendre nos responsabilités et d’agir. Je note, à travers votre présentation, des recommandations qui devraient contribuer à transformer notre éducation. Changer de paradigme en consacrant notamment le principe «Former pour l’emploi» qui a trop longtemps été un tabou», a déclaré le chef de l’Etat.

Estimé à près de 1 250 milliards de francs CFA, un ‘’plan quinquennal’’ d’actions à 3 volets (enseignement, infrastructures et structures) a été proposé. Il s’agira notamment de diversifier les filières et de former des enseignants dans celles-ci ; de réaliser et d’équiper plus d’infrastructures scolaires et administratives et enfin de mettre en place un secrétariat scientifique d’orientation, de créer un conseil national de l’éducation et de regrouper les différents ministères en charge de l’éducation et la formation au sein d’un seul et même ministère.

Annoncée par le Président de la République lors de son discours à la nation du 16 août dernier, la task force sur l’éducation s’est tenue du 23 août au 3 septembre 2018, réunissant plusieurs participants à savoir : des membres du gouvernement, des syndicats, des associations des parents d’élèves, des membres du patronat gabonais ainsi que des partenaires techniques et financiers tels que l’Agence française de développement, la Banque africaine de développement, l’UNESCO et l’UNICEF.

Ce séminaire avait pour objectifs de faire des propositions fortes, concrètes et d’application immédiate afin de remettre le secteur de l’éducation à flot du primaire au supérieur, créer un lien entre système éducatif et monde de l’entreprise, et revaloriser les filières techniques.

La Communication présidentielle.

 
 

8 Commentaires

  1. Omission regrettable Mr Daouda Mouguiama : demander aux autorités de ramener l’expertise gabonaise dispersées en gestion de l’éducation volontairement ignorée et pseudo manque comblée par une ”expertise” déboussolée où inanimée en provenance d’autres ministères.
    -Arrêter de faire de l’éducation et ses finances le tremplin des ambitions immobilières mobilières ostentatoires ou entrepreneuriales des responsables chargés de la gestion de ses finances d’investissement et de fonctionnement(en hors ANGT)
    -établir une coordination étroite et complémentaire entre ministères en charge de l’éducation;proposer de les regrouper est incongrue.

    -Adopter un modèle d’organisation de l’éducation cohérent avec les vrais PB d’éducation. L’actuelle organisation est très centralisée et inutilement imposante (à quoi sert la pléiade de directions et directions générales du MEN?

    -oui à la création d’un Conseil national de l’éducation censée avoir un regard critique sur les politiques programmes projets et décisions.

  2. Olako dit :

    Du vrai n’importe quoi. Qu’en est il de l’enquête diligentee par la première dame réalisé par le cabinet makensee. Ou sont les 4 universités promises?

  3. FAYO dit :

    Ali Bongo pourra multiplier des tasks forces, des séminaires, des journées de réflexion, réformes, etc., les coeurs des Bongo et des pédégistes ont des coeurs si tordus, vicieux et méchants qu’ils ne s’attaqueront jamais aux vrais racines de la mauvaise gouvernance: le nom respect des règles et des lois en démocratie pour une gouvernance transparente, l’impunité (comment un homme qui est le premier à violer les lois pourra-t-il promouvoir des sanctions contre ses amis en cas de violation), l’absence d’une réelle orthodoxie comptable (on ne saura jamais combien coûte Ali Bongo et ses palais au contribuable, le train de vie des ministres est simplement scandaleux pour des gens qui ont bâti leur fortune grâce aux fonctions étatique), le népotisme, le clentélisme et le militantisme font le lit de la médiocrité grâce à des nominations où la compétence et le mérite sont en dernière position (si les postes de direction d’entreprises faisaient l’objet d’appel à candidature, il n’y aurait autant d’enfants Bongo, Assélé, Ngari, Mboumbou qui agissent comme étant au dessus de l’état et des lois parce que intouchables. Laurent Gbagbo disait que ce n’est pas parce que ça se passe ainsi ailleurs en Afrique que lui aussi doit diriger avec sa famille, avec tous les vices que cela fini par induire. Le disque dure de ce régime ne changera jamais. Condamné à tourner en rond avec ces gens.

  4. Elop dit :

    Quand on veut enterrer un problème, on crée une commission, un séminaire, un atelier, …, une task force.
    Au cours d’un des nombreux séminaires inutiles auxquels j’ai assisté sur des questions économiques, un expert français m’a révélé ceci: “Le problème des pays africains, et particulièrement du Gabon, c’est que vous partez du principe qu’un problème est résolu parce que vous vous êtes réunis pour en parler”.
    Et on arrive toujours aux mêmes conclusions génériques:
    – regrouper les ministères en un seul: solution déjà testée avec Seraphin MOUNDOUNGA, Albert ONDO OSSA, etc.
    – créer un conseil scientifique d’orientation: on a eu des conseils présidentiels sur l’éducation, des états généraux, etc.
    – bref, le même blablabla.

    La task force n’aurait-elle pas été plus utile de simplement prendre les conclusions de ces différentes grandes messes et proposer de les mettre en application?

    Pourquoi nos soit disant experts ne vont pas à l’essentiel?

    Par exemple, rappeler au PR que le ministère de l’éducation nationale a lancé un appel d’offres en 2017 pour la construction de complexes scolaires (école primaire + lycée) à Ondogo, Owendo, Essassa et Moanda. Les entreprises ont été sélectionnées, les conventions signées, mais aucun début d’exécution parce que, depuis plus d’un an, les dossiers sont toujours en attente de la signature du DGBFIP. Si ces complexes scolaires avaient vu le jour, on compterait qq centaines de salles de classe en plus.
    De même, le projet de réhabilitation des écoles primaires publiques, pourtant présenté comme prioritaire (cf discours du PR du 31/12/2017), tarde toujours à démarrer, les dossiers étant toujours en signature à … la DGBFIP.
    On peut encore citer les 100 milliards de Francs CFA que l’AFD a octroyé au Gabon en 2016 pour la construction de nouveaux établissements. Aujourd’hui, soit 2 ans après, le projet n’arrive toujours pas à démarrer parce que, semble-t-il, l’état gabonais n’arrive pas à montrer au bailleur de fonds des terrains avec titre foncier pour y construire des écoles (!!!).

    Eu égard à ce qui précède, il paraît ridicule qu’on nous ramène sur la table une solution à 1.250 milliards de Francs CFA sur 5 ans (selon les recommandations de la task force), alors que nous n’arrivons même pas à exécuter des “petits” programmes de 8 milliards (construction des complexes scolaires précités) ou de 20 milliards (réhabilitation des écoles primaires).

  5. Serge Makaya dit :

    Que peut-il sortir de bon d’une “communication présidentielle”, surtout du menteur-tricheur -voleur -usurpateur -assassin BOA ?Lol !!!

  6. messowomekewo dit :

    Ces bouffonneries me donnent de la nausée. On tourne en rond, complètement à bout de souffle; c’est pathétique.

  7. beka dit :

    Task Force, pourquoi un anglicisme ? Les bénéficiaires de cette entreprise savent-ils au moins ce qu’il signifie ? Je regrette seulement que cette fameuse commission a rendu sa copie sans avoir fait, selon le communiqué de la Communication présidentielle, un examen et un inventaire approfondis de la pléthore de décisions des précédentes commissions. Même si cela n’était pas prévu. Pour s’interroger sur les raisons qui ont conduit à les mettre sous le boisseau. Les parents et les enseignants que nous sommes auraient souhaité en connaitre les mobiles et auraient été édifiés sur les errements de nos responsables. Mais quelqu’un a dit un jour (et je n’oublie pas ce jour-là) que, “au Gabon, quand ça n’aboutit pas, c’est que le clan bongo n’est pas d’accord…”

  8. NKT dit :

    Mais à kel niveau de la date de la rentrée des classes au Gabon?

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D'INFOS MATINALES DE GABON REVIEW