Invité samedi 17 novembre à partager son expérience dans le domaine entrepreneurial, dans le cadre de la clôture de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat à Port-Gentil, Donald Urbain Indingui, patron d’entreprise, a exhorté les Gabonais à être moins attentistes et à lancer leurs propres affaires pour soutenir l’économie nationale.

Donald Urbain Indingui, lors de son intervention, le 17 novembre 2018, à Port-Gentil. © D.R.

 

Comme Libreville, Port-Gentil a célébré du 12 au 18 novembre le Global Entrepreneurship Week. Pour l’occasion, une conférence a été organisée samedi à la mairie du 3e arrondissement de la commune par l’Incubateur multisectoriel de l’Ogooué-Maritime (IMOG) à laquelle a été invité à intervenir Donald Urbain Indingui sur le thème «Stop à l’immobilisme entrepreneurial». Le jeune entrepreneur gabonais, chantre du crowdfunding ces derniers mois, en a profité pour appeler ses concitoyens à s’intéresser davantage à l’entrepreneuriat. Il regrette que le domaine ne semble intéresser que les non nationaux, bien que les autorités multiplient des initiatives pour susciter l’intérêt des nationaux, y compris en leur facilitant la création des entreprises.

«Nous avons trop pris la mauvaise habitude de nous comporter comme de véritables spectateurs sur le terrain économique de notre pays, regrette-t-il. Il n’est plus tolérable d’avoir cette attitude car, nous devons nous approprier et diversifier ensemble l’économie du Gabon, pour espérer augmenter et améliorer notre PIB d’une part, mais aussi, créer plus d’emplois en réduisant le taux de chômage d’autre part.»

Si Donald Urbain Indingui estime que les Gabonais ne doivent pas céder le terrain aux non nationaux, c’est parce que, dit-il, ces derniers ne font que très peu bénéficier notre pays des retombées de leurs affaires. «Nos amis venus d’autres pays exploitent nos richesses sans nous, détiennent notre économie entre leurs mains, pratiquent la fuite des capitaux, et ne participent quasiment pas au développement de notre pays.»

Le patron d’International Pro Business, un cabinet de relations internationales et de réseautage d’affaires, ne cache pas sa colère quant aux nombreux départs enregistrés ces dernières années en raison de la crise. A Port-Gentil particulièrement, plusieurs PME étrangères exerçant notamment dans le secteur de la sous-traitance pétrolière ont quitté le Gabon.

«Ceux qui se faisaient passer pour nos «amis» avant la crise économique et financière, n’ont pas hésité à partir quand l’activité pétrolière a chuté, laissant de nombreux Gabonais sur le carreau, parfois sans solde de tout compte, sans paiement des cotisations sociales, sans solder leurs dettes fiscales auprès de l’Etat gabonais, sans même procéder à la radiation de leurs entreprises auprès du tribunal de commerce. Les «vrais amis» auraient pensé à se diversifier avec nous dans d’autres secteurs d’activité, mais rien du tout.»

Si Donald Urbain Indingui exhorte les Gabonais à se lancer dans l’entrepreneuriat, c’est parce que, assure-t-il, «le terrain économique qui s’est libéré» et «depuis quelques temps, l’Etat gabonais fait des efforts pour encourager l’amélioration de l’écosystème entrepreneurial par l’adoption d’un ensemble de textes». Il cite parmi les mesures incitatives la création du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS), la mise en place du fonds «Okoumé Capital» et du Fonds d’initiative départemental (FID). Le jeune entrepreneur veut en finir avec un immobilisme qu’il considère comme une sorte d’«esclavage volontaire».

 
 

9 Commentaires

  1. Ikobey dit :

    Enfin, un article qui parle vrai ! qui nous parle de la seule voie possible pour le développement du pays.

  2. Ngouss Mabanga dit :

    Evites de nous la ramener, si tu as des marchés c’est parce que t’es métisse. donc stop avec tes conseils à la noix de coco!

    • roland dit :

      Sache que ce métisse est Gabonais comme toi, et il emploie des Gabonais dans son entreprise, il vit la crise comme tous les entrepreneurs Gabonais qui vivent à Port-Gentil, toi en dehors de la critique tu proposes quoi

  3. diogene dit :

    Tant de bêtises et de contradictions…
    Télécommunications, banquiers, assureurs, transitaires, gestionnaires de ports, de zones à privilèges économiques, agro-industries, prospection extraction de matières premières etc…Tout est bradé à des sociétés qui ne créent que très peu d’emplois et rapatrient leurs bénéfices dans des paradis fiscaux, profitent de juteuses rétro commissions, et bien sur, dessous de table et corruption à tous les étages…
    Ce ne sont pas des faits à reprocher aux chômeurs mais à vos amis décideurs et chefs d’entreprise.
    Se plaindre ensuite du départ des sociétés étrangères comme si elles étaient des mécénats, des philanthropiques associations de bienfaisance alors qu’elles sont juste là pour exploiter et engranger des profits (comme vous d’ailleurs)est un comble.
    Dès que vos rentrées seront trop faibles, vous partirez vous aussi (c’est peut être déjà le cas).
    Marchands de vents et de girouettes à propagande lorsque la crise que vous avez créé ravage un pays vous sautez dans un avion (il y en a toujours un qui vous attend, vous n’êtes pas si bête…finalement)
    Cessez de nous prendre que pour des demeurés!

  4. Bonaventure methoevi dit :

    Mr Donald,votre abnégation face à ce fléau qui laisse les gabonais dans une situation esclavagiste, aujourd’hui IPB par votre voix est une porte ouverte, une opportunité aux jeunes gabonais de se réaliser et de prendre possession de l’économie du pays par l’entrepreneuriat, je propose que IPB multiplie activités dans le sens des formations, parce-que ce qui nous manque c’est le savoir-faire

  5. LE CHEVALIER dit :

    A ceux qui ont pondu des commentaires malséants vis à vis de ce monsieur :
    Quand est ce que nous, gabonais, allons grandir un peu ? Une parole de sagesse est délivrée à notre endroit? Beh on critique. Un conseil nous est donné ? On insulte. Faut-il pour le peuple gabonais un pol pot ? Un pol pot qui avait envoyé ses compatriotes, dont il ne comprenait pas trop les motivations, dans des camps de rééducation.

    • joly dit :

      Merci chevalier
      En effet je pense que le Gabon a besoin d’un dictateur.
      Dictature qui permettra de relever le pays.
      on insulte, on critique à tout bout de champ mais incapable de se prendre en main.
      Ils sont nombreux ici sur cette plate forme (exemple serge makaya) qui ne vivent que d’insultes mais qui en réalité n’ont rien à apporter au pays.
      Ils sont dans des rêves en permanence.

      • Ikobey dit :

        Tout à fait d’accord avec Joly et Le Chevallier.
        Le Gabon rêve de rentes qui tomberaient du ciel.
        Ceux qui se débrouillent, travaillent, essaient d’améliorer leur vie par eux-mêmes sont systématiquement traités de nantis, corrompus, etc.
        Les Makaya, les Diogène etc jouent aux professeurs de moral et se permettent des jugements moraux inadmissibles, pour dissimuler le fait d’être que des incapables , des aigris, des perdants.

  6. Matoudji dit :

    Lui la il parle de quoi ce débiteur insolvable. Je passe

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