Dans une déclaration prononcée le 3 décembre à Libreville, le président de l’Alliance pour la renaissance nationale (Arena) a demandé moins d’opacité autour de la communication sur l’état de santé d’Ali Bongo.

Richard Moulomba. AFP/Getty Image

 

Ecœuré par les bizarreries communicationnelles autour de la santé du chef de l’Etat, le président de l’Alliance pour la renaissance nationale (Arena) a donné de la voix. Le 3 décembre à Libreville, en effet, Richard Moulomba a regretté «l’attitude peu convaincante des autorités officielles» dans la démarche de communication sur la santé d’Ali Bongo, et qui laisse planer de «sérieux doutes».

Selon le leader du parti de l’opposition, «les informations qui nous sont distillées, dont la grossièreté n’a d’égal que la maladresse et l’amateurisme de leurs auteurs, manquent énormément de fiabilité et de crédibilité». Ce dernier a notamment taclé la récente vidéo muette de l’entretien entre Ali Bongo et Mohammed VI, le 3 décembre à Rabat. «Les Gabonais ne peuvent donc être trompés par de grossiers montages, des attitudes suspectes, ni encore moins par un quelconque film marocain de science-fiction», a-t-il déclaré.

Non convaincu par ladite vidéo, à l’instar de plusieurs Gabonais, Richard Moulomba a posé certaines questions. «Puisque le président de la République peut désormais recevoir des délégations, et même travailler avec elles, alors peut-on finalement le voir livrer à son peuple, qui le réclame, un message vidéo ? A défaut, peut-on avoir une simple vidéo de lui dans son état actuel ?», a-t-il interrogé.

Ce dernier a par ailleurs pointé du doigt l’exclusivité de la gestion de la communication de l’état de santé d’Ali Bongo assurée par les proches de ce dernier, en lieu et place de voix officielles. «Comment alors comprendre que les informations relatives au bulletin de santé de la première institution de la République gabonaise, c’est-à-dire le président de la République, nous soient données par des personnes non constitutionnellement habilitées ?», a demandé Richard Moulomba.

Entrevoyant de sulfureux desseins dans le traitement de ce dossier, le président de l’Arena a tapé du poing sur la table. «Nous condamnons toute sorte de velléité de prise de pouvoir par la force. Le Gabon est un pays de paix et ses enfants ont déjà versé trop de sang pour sa libération du joug du système Bongo. Nous condamnons également toutes les manigances qui se feraient au sommet de l’Etat, et qui mettraient en marge les forces vives de la Nation», a-t-il déclaré.

Dans sa déclaration, Richard Moulomba a proposé la mise en place d’une délégation quadripartite. Composé du gouvernement, des institutions constitutionnelles, de la majorité et l’opposition, conduite par le Premier ministre, ladite délégation se rendrait au chevet du président de la République avec «pour objectif de constater ensemble son état de santé réel et ramener des informations sur lui qui soient fiables et dignes de foi».

Une proposition qui a été partiellement écoutée avec le déplacement à Rabat, le 4 décembre, d’une délégation composée du Vice-président de la République, le Premier ministre et la présidente de la Cour constitutionnelle, sans l’opposition. Les doutes persistent !

 
 

2 Commentaires

  1. SERGE MAKAYA dit :

    A SUIVRE EN ENTIER SI VOUS VOULEZ SAVOIR TOUTE LA VÉRITÉ… BOA EST MORT… BIEN MORT… SUIVEZ CETTE VIDÉO EN ENTIER POUR COMPRENDRE…

    https://www.facebook.com/starlyrols/videos/vb.100000087872216/2238028992876675/?type=2&theater

  2. moundounga dit :

    Bjr. Je ne suis pas du Parti de MOULOMBA mais je prends le morceau choisit suivant: «Comment alors comprendre que les informations relatives au bulletin de santé de la première institution de la République gabonaise, c’est-à-dire le président de la République, nous soient données par des personnes non constitutionnellement habilitées ?»poser la question comme l’ont dit c’est déjà y répondre: cela cache malheureusement beaucoup de choses.

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