Face aux propositions de ces deux opposants de prendre part aux élections législatives et de s’engager dans une réconciliation nationale en vue du dégel du climat politique morose né au terme de la présidentielle d’août 2016, ce farouche partisan de l’opposition soutenant Jean Ping a dénoncé ces velléités.

Féfé Onanga, le président du Mouvement populaire des radicaux (MPR), en mars 2017, au quartier Trois-Filaos (Port-Gentil). © Louis Mbourou

 

Le leader du mouvement populaire des radicaux (MPR), proche de Jean Ping, a vivement dénoncé les initiatives de Guy Nzouba Ndama et Me Louis Gaston Mayila. Si le premier a décidé de prendre part aux prochaines élections législatives, le second souhaite une concertation nationale entre tous les acteurs politiques pour parvenir à une décrispation du climat politique.

A l’endroit de Guy Nzouba Ndama, Féfé Onanga a clairement refusé l’idée d’aller aux élections législatives suggérée par Guy Nzouba Ndama. «Nous sommes dans une logique : Tant que la vérité des urnes n’aura pas parlé, en ce moment dans ce pays nous ne pourrons pas parler d’élections», a prévenu l’opposant.

Pour lui, aller aux élections s’assimilerait à un adoubement d’Ali Bongo. D’après lui, ce serait un message en direction de la communauté nationale et internationale que ce dernier serait reconnu par le peuple en tant que président. «Ne nous fait pas aller aux élections…Personne ne va te comprendre. Notre problème est le suivant : Ping a gagné l’élection, dis à ton frère Ali de partir doucement», a-t-il indiqué.

Celui qui se dit déterminé à demeurer dans la résistance jusqu’au rétablissement du résultat des urnes du vote du 27 août 2016, a également rejeté l’appel à la réconciliation nationale de Me Louis Gaston Mayila. Il s’est interrogé sur les mobiles de cet appel, en indiquant que les Gabonais entre eux ne sont pas en conflit. Les Gabonais de bords politiques différents se fréquentent selon lui.

«Vous serez jugé par le tribunal de l’histoire», a prédit Féfé Onanga qui a jugé cette démarche inopportune. La quiétude recherchée est conditionnée par le départ d’Ali Bongo du pouvoir, selon le leader du MPR. «Tant qu’Ali Bongo ne partira pas du pouvoir, ce pays ne sera jamais tranquille», a-t-il prévenu, conseillant Mayila d’entreprendre la réconciliation à l’intérieur de son parti. «Ta réconciliation fais-là avec les gars de ton parti ; ceux qui ne s’entendent pas entre eux», a-t-il proposé.

Auteur : Alain Mouanda

 
 

9 Commentaires

  1. MA HONTE dit :

    “TOURNONS LA PAGE”, tel est le slogan qui est répété à souhait par ceux qui n’ont pour conscience que leur ventre(intérêts personnels). Peut-on, ou doit-on tourner une page tant que celle-ci n’a pas été corrigée, à savoir reconnaitre les véritables résultats de l’élection présidentielle du 27 août 2016? L’avenir n’est pas derrière nous et ne doit pas être confiné à une boucle sans fin. Les mêmes faits produisent toujours les mêmes éffets. Quelle HONTE.

  2. moulongchiMbaminko dit :

    vous dites: ” Ping a gagné l’élection, dis à ton frère Ali de partir doucement»…” j’aimerai comprendre qui est le frère de qui car Nzouba est mpouvi et Ali teké; j’ose croire que c’est pas ce tribalisme qui vous fait toujours appeler les autres gabonais des “anongoma” l’apartheid commence déjà on dirait.

  3. LA PATATE CHAUDE dit :

    PEPE ONANGA est entrain d’agir comme MBA ABESSOLE qui a amené le pays dans cette merde que nous vivons aujourd’hui avec ses boycottes bidons sans école cadeaux. sauf sa bouche qui n’a cesser de grossir avec les billets des bongos.
    Bouder et boycotter une élection a toujours été le plus beau cadeau offert à tous ces cancrelats qui siègent dans nos hémicycles ou parlements.
    Il faut dissocier les législatives et la présidentielle. Ne pas y aller c’est valider la vraie mort des gabonais pas ce pouvoir sanguinaire et sans lois. Se serait une bonne occasion de renforcer les pouvoir du biafrais et pourquoi de voir ton champion et toi même fuir le Gabon.

    MAYILA et NZOUBA ont raison. Il faudra prendre ces chambres hautes de notre pays et contrer toutes les merdes de lois prises et en vigueur en ce moment. Vous trahirez le Peuple en boycottant ces élections et on saura bien pour qui vous roulez.

    • EMONE EBE dit :

      Patate chaude, tu en es vraiment une. De quoi parles-tu? Connais-tu vraiment l’histoire de ce pays? Ou tu fais express ou tu es myope?
      Depuis 1993, les présidentiels font l’objet d’une répétition et nous débouchons toujours vers le même résultat, à savoir, le vaincu de l’élection est au pouvoir quand le vainqueur est assis à kinguélé. Aujourd’hui, alors que tous le monde sait qu’Ali n’a pas été élu et que PING a gagné la présidentielle et qu’il n’est pas encore installé dans son fauteuil présidentiel, vous nous demandez d’aller à une élection avec les mêmes composantes et des résultats connus d’avance, à savoir 100% PDG dans le Haut ogooué soit plus de 40% des élus à l’assemblée nationale. Autre fait, as-tu parcouru la nouvelle constitution,si les mots ont un sens au Gabon, tu comprendras mieux ce qui attend les participants à cette probable élection, mais comme le dit l’adage, qui s’assemble se ressemble et mieux pour vous lorsque plus de 99% des observateurs du monde entier et même des autres planètes habitées voit rouge, vous vous voyez noir, merci.
      En somme, au Gabon, on peut organiser les législatives et sénatoriales et proclamer les vrais résultats des urnes à 70% mais les présidentiels, on fait juste de la figuration merci. Attention à la prochaine, car les “urnes” ne parlerons plus…………………..

  4. TCJ dit :

    En politique , chaque protagoniste a sa vision qu’il propose à ses partisans et aux compatriotes.
    Messieurs Guy NZOUBA NDAMA et Louis Gaston MAYILA ont le droit d’avoir leurs propres appréciations de la situation vécue par les Gabonais au quotidien.
    A Monsieur Jean PING d’avoir la sien, de même que Monsieur Ali BONGO ONDIMBA.
    Arrêtons d’exploiter la misère humaine vécue par les Gabonais, diantre!

  5. Olsen dit :

    On connait le schéma: élections, tripatouillages, crise post-electorales, dialogue et partage des postes du déjà vu.

  6. Olsen dit :

    Elections, crise post-electorales, dialogue partage des postes, maintien au pouvoir des BONGO nous ne sommes plus naïfs

  7. Olsen dit :

    Mayila, Nzouba et Oyé Mba reconnaissent soudainement BOA comme président élu les masques finissent toujours par tomber.

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