Réunis le 11 août à Libreville, «Les Mamboundouïstes» ont évoqué le financement des partis politiques. Ils proposent notamment l’abrogation de la loi interdisant le financement de formations politiques par les organismes extérieurs.

Les responsables de Les Mamboundouïstes à l’occasion d’une précédente sortie (Archive). © D.R.

 

Les Mamboundouïstes se sont retrouvés autour de leur président, Guy Constant Titus Koumba, le 11 août à Libreville. Au cours de cette session, ils se sont particulièrement appesantis sur la question relative au financement des partis politiques par l’Etat. Invoquant la tenue prochaine des élections législatives et locales couplées au Gabon, les membres de ce parti ont déploré le retard du paiement des subventions accordées aux partis politiques par l’Etat.

«Aujourd’hui, les Partis politiques n’arrivent plus à exister, de manière autonome, sans bénéficier du recours de l’Etat. Tout en sachant que les militants dans les différents partis ne cotisent pas toujours et les partis n’ont aucune activité génératrice des fonds», ont affirmé Les Mamboundouïstes.

Face à ce constat, les membres du parti ont interpellé les autorités sur la révision de la loi sur le financement des Partis politiques. Ils ont proposé à l’Etat de modifier les dispositions de la loi n°16/2011 qui interdisent le financement des partis politiques par les organismes extérieurs.

 
 

4 Commentaires

  1. Ikobey dit :

    Le Gabon doit cesser de financer les partis politique.
    1) Il n’en a plus les moyens. Le pays ne peut pas demander au peuple de se serrer la ceinture et laisser prospérer une classe d’improductifs
    2) La politique n’est pas un business mais un idéal de servir. Les partis se sont multipliés, comme les pains de la Bible, on arrive à l’indigestion. Il y aura , si cela continue, autant de partis que d’anciens ministres au chômage.
    3) Le financement des partis ne développe nullement la démocratie, ceux qui y sont à leurs têtes ont les moyens personnels de le faire sans l’aide de l’Etat. Les partis ont propagé des fausses nouvelles, et certains ont appelé
    à l’insurrection. Ils ne sont nullement des sources de propositions pour la construction du pays, mais ils se sont lancé dans la politique du pire dans le but d’installer le pays dans le chaos.
    J’ai dit.

  2. Paul Bismuth dit :

    Un parti politique devrait être financé par ses adhérents uniquement. On sait que certaines formations politiques n’ont été créées que pour permettre à ses responsables de percevoir une rente (de l’Etat) sans pourtant chercher à conquérir le pouvoir. Et je pense que si les cotisations des adhérents sont faibles (ou inexistantes) c’est à la fois parce qu’ils ont compris cette supercherie, et parce qu’ils savent que la compétition politique est truquée (ce qui explique aussi la faible participation aux élections). A ces deux raisons s’ajoute l’argument économique : les gens pensent d’abord à combler leurs besoins les plus élémentaires (se nourrir, se vêtir et se loger) avec leurs faibles moyens. Ils n’ont pas forcément d’argent à mettre dans le financement d’un parti. Et avec le contexte actuel (mesures d’austérité) le constat deviendra plus amer. Donc vous messieurs les leaders politiques, commencez par placer le Gabonais au centre de votre action en luttant sincèrement pour un jeu politique plus transparent et en lui proposant un vrai programme politique (pas seulement à la veille des élections). On verra plus tard pour la subvention étatique.

  3. AIRBORNE dit :

    “les membres du parti ont interpellé les autorités sur la révision de la loi sur le financement des Partis politiques.l’Etat de modifier les dispositions de la loi n°16/2011 qui interdisent le financement des partis politiques par les organismes extérieurs”. Vous aussi, il faut que vous ayez la permission de l’Etat pour qu’un organisme extérieure vous finance, il suffit de faire un jumelage ou une coopération avec un parti ou organisme extérieur pour vous apporter son concours, pas besoin de l’Etat qui est deja mafieux, celui qui est escrot apprend à l’autre à être escrot, et on s’ecroque mutuellement.

  4. IPANDY dit :

    Ils auraient du en parler lors du dialogue politique de l’annee dernière.
    Cette proposition mérite d’etre étudier.

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