Le ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat Julien Nkoghe Bekale a récemment informé qu’il existerait au Gabon près de 40 000 PME. Leur impact sur l’économie nationale reste moindre.

Les 40 000 PME gabonaises impactent encore très peu le tissu économique national. © RFI/Paulina Zidi

 

Au Gabon, selon des données compilées par des organismes publics et des banques commerciales, il existerait près de 40 000 PME. Ce chiffre que Julien Nkoghe Bekale juge «très impressionnant» est pourtant loin de refléter la réalité sur le terrain. Le ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat a regretté que ces entreprises n’aient que peu d’impact sur l’économie nationale.

«Nous n’avons pas encore atteint un «nombre critique» de petites et moyennes entreprises pouvant constituer un vivier de futurs champions dont le pays a besoin pour diversifier son tissu économique», a écrit, le 1er juin, le membre du gouvernement sur la page Facebook de son ministère. Julien Nkoghe Bekale a également regretté que les PME gabonaises ne constituent pas «des sources de revenus pour les finances publiques», tout comme leur impact dans la réduction du chômage reste moindre, «en dépit des politiques publiques volontaristes initiées par l’Etat et le gouvernement depuis 1981».

Loin de blâmer les patrons de ces 40 000 PME, la tutelle croit savoir que ces derniers souffrent de «l’absence d’une politique cohérente de soutien et de l’existence d’une multitude d’intervenants». Aussi, Julien Nkoghe Bekale a-t-il estimé qu’il est nécessaire «de mettre en place un dispositif de soutien cohérent et un programme d’accompagnement opérationnel avec pour objectif d’aider les PME déjà existantes et présentant un fort potentiel de développement à devenir des champions de leur secteur». L’objectif est de «faire du secteur des PME un des leviers de la croissance économique et de la prospérité partagée».

Invité à la matinale de la radio Urban FM, le ministre a annoncé, ce mercredi 6 juin, la mise en œuvre prochaine du  Fonds de garantie des PME ainsi que le Fonds Okoumé, pour améliorer l’accompagnement par l’Etat des entreprises locales.

 
 

9 Commentaire

  1. La pensée gabonaise dit :

    C est normal qu il n y aura pas d impact quand, majoritairement, ces PME sont constituées par des débits de Poisson pour ne pas dire bars! D après ce ministron,un bar peut employer directement combine de salariés?

  2. TCHANGO dit :

    Je suis moi-même propriétaire PME,je trouve qu’il a trop de taxes et une corruption active.Cela entraine un découragement laissant la place aux westaf!

  3. GabomamaGm dit :

    Ces gabonais ont besoins de financements pour ces PME. Les Bongo utilisent l’argent pour enrichir les courtisans politiques qui le font fuir à l’étranger parceque chacun en a trop. Ramenez les 2 milliards avec lesquels Lin Nombo a acheté un immeuble cache au Canada ainsi que les milliards de sa petite Mbourantsuo qui sommeillent en France. Donnez tout cet argent à ces gabonais qui ont créé des PME qui restent de nom et on verra s’il ne se passera des miracles.

  4. romarique dit :

    ahah je connais un gar qui a 3 societé qui bricolent pour la seeg

  5. Azor Engineering dit :

    Bonjour,
    Les PME gabonaises n’ont pas accès aux marchés publics. Comment vont-elles se développer? Les Ministères et les établissements publics font des achats sans respecter le code des marchés publics. On peut créer autant de fonds qu’on veut, si les fondamentaux des marchés publics ne sont pas respectés, les PME gabonaises ne vont jamais générer de la valeur ajoutée dans l’économie gabonaise. Si l’Etat n’applique pas les procédures de mise en concurrence de ses achats, qui va le faire? plus de 40% des marchés des ministères et des établissements publics sont passés de gré à gré. Comment voulez-vous avoir de la compétence s’il y a pas de la concurrence?
    Le flou artistique dans la passation des marchés publics au Gabon est entretenus par l’Etat et cela profite à beaucoup de cadres de la fonction publique et ce n’est un secret pour personne.
    Si le Ministre actuel des PME, veut que les PME gabonaises participent à l’économie gabonaise, il doit commencer par demander l’application des procédures de passation des marchés publics selon notre CODE DES MARCHES PUBLICS.

  6. Kalil dit :

    Pas étonnant,tout est mis en place pour décourager, j’en fais les frais,à cause des tracaceries de tout genre j ss obligé de fermer et mettant à la porte les pauvres citoyens..

  7. Joe dit :

    Les PME n’ont pas besoin des Fonds de garantie ainsi que le Fonds Okoumé.
    Il faut simplement améliorer la gouvernance desdites PME:
    – En introduisant des conseils consultatifs ou conseils d’administration pour les appuyer dans leur prise de décision;
    – En élargissant le partage de risques par la recapitalisation des PME sur la cession d’un % des parts d’action aux employeurs

  8. Axelle MBALLA dit :

    Le cycle est le même. Les activités en mesure de drainer un dynamisme des vraies PME tenues par des vrais gabonais font l’objet d’une surveillance étroite de la part des hommes qui sont actifs à des degrés divers, dans ce régime odieux….tous secteurs confondus. Ils s’approprient les ouest-africains, les libanais et les mauritaniens blancs. Ils sont dans l’industrie et es services.
    Les quelques débits de boissons ne sont même pas aux gabonais. On y retrouve nos frères et soeurs camerounais. Je connais des brillants gabonais (et je ne cite que les secteurs des transports, de l’électricité, de la fourniture d’accès à Internet, de la manufacture, de la métallurgie, des ingénieurs en construction automobile, avec des dossiers de création pertinents pour le Gabon, mais rejetés dans leurs propres pays, alors qu’ils voulaient juste contribuer à dynamiser notre économie. Et je vous fais là un aperçu non exhaustif.
    Alors, de leurs mensonges, on n’en a cure!
    Les vrais gabonais savent quelle est la solution, même si pour l’instant, nombre de nos frères et soeurs sont massacrés par ce sanglant régime. Celui-ci doit savoir qu’il retarde juste sa fin programmée, en instituant la République de la Mort, de la peur et du sang…

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