L’encours de la dette publique extérieure du Gabon atteindra 40,7% du PIB contre 40,5% en 2017, indique le rapport du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), au terme du premier trimestre 2018.

La dette publique extérieure du Gabon atteindra 40,7% du PIB en 2018, selon la BEAC. © D.R.

 

La dette publique extérieure du Gabon atteindra en 2018 40,7% du PIB contre 40,5% un an auparavant, d’après les prévisions du rapport sur la politique monétaire de la sous-région, publié par la Banque des États de l’Afrique centrale(Beac), le 25 juillet 2018, à N’Djamena.

Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Beac justifie cette situation de la dette extérieure du pays par la remontée des cours et de la production du pétrole brut, l’accélération de la mise en œuvre des réformes économiques, monétaires et financières prévues dans le programme des réformes économiques et financières de la Cemac et les programmes conclus avec le Fonds monétaire international.

«Compte tenu des marges de manœuvre budgétaires limitées par la mise en œuvre des mesures de consolidation budgétaire inscrites dans les programmes financiers avec le FMI, d’une part, et de la remontée des cours des prix du pétrole brut qui pourrait accroître les ressources des Etats, d’autre part, le rythme de l’endettement public devrait ralentir», assure le Comité de politique monétaire de la Beac.

S’agissant du ratio du service de la dette extérieure rapporté aux recettes budgétaires, il sera en baisse, passant de 18,8 % contre 31,5 % en 2017. Et celui de la dette extérieure rapporté aux exportations de biens et services sera de 8,6 %, contre 13,8 % un an auparavant.

 
 

5 Commentaires

  1. beka dit :

    Je me demande toujours pourquoi la plupart des grandes informations concernant les finances du Gabon ne sont délivrées que par des organismes extérieurs, comme cette dette abyssale. 40,7% : c’est bon ou c’est pas bon ?
    Par ailleurs, le Gabon a fait quoi de tout cet argent, puisque les routes, l’éducation, la formation, la santé, la communication, etc., se trouvent dans un état de délabrement très avancé, ils sont “sinistrés” comme l’a dit le PR et comme le démontre l’état physique de chacun de ces secteurs.

  2. Paul Mikouma dit :


    S’agissant du ratio du service de la dette extérieure rapporté aux recettes budgétaires, il sera en baisse, passant de 18,8 % contre 31,5 % en 2017. Et celui de la dette extérieure rapporté aux exportations de biens et services sera de 8,6 %, contre 13,8 % un an auparavant.”

    Ces chiffres sont inexactes. Référez vous au journal officiel.

  3. Ikobey dit :

    En fait 40.7% le taux n’est ni mauvais ni bon en lui-même. Beaucoup de pays occidentaux tournent autour de 100%.
    On ne prête qu’aux riches, le Gabon est pauvre et n’inspire pas confiance.
    Où est parti l’argent emprunté ? le Gabon est un pays rentier, qui est ballotté au gré du cours du baril de pétrole. Lorsque le cours est faible le pays emprunte, lorsque le cours est fort le pays rembourse. Si le cours du pétrole est faible trop longtemps c’est la cata ! Actuellement, le cours du pétrole est fort, prions que cela dure longtemps !
    La mauvaise gouvernance : dépenses de prestige, la gestion au jour le jour, les manques d’investissements, le non -respect des engagements , l’instabilité politique, l’irresponsabilité ….
    depuis l’indépendance ont fait fuir les investisseurs, les risques sont trop élevés pour les gains potentiels.
    Conclusion: 40.7% est important pour le peu de richesse produit dans le pays.

  4. Mboung dit :

    1 dictature kleptocrate s’impose il y a 51 ans, 1 pays (encore plus?) paupérisé et abruti (de force?) il y a 9ans, “l’émergence”(c’est bien la seule vraie sic!) d’1 classe de voleurs notoires (certains sont mm d’authentiques repris de justice certificats de mise en liberté certifiés et d’autres sont en enquêtes mm à l’étranger (re-sic!) alors) frappée d’1 frénésie de détournements il y a (et depuis?)9 ans, période honnie par les (tous)amoureux de ce doux pays et,les faquins séides qui du coup instrumentalisent la justice et tous les leviers possibles, pour arriver aujourd’hui à l’effondrement d’1 économie naissante.Ils en sont fiers le pays est en time-lapse et eux perdent du temps (et donc notre argent) à mentir et voyager en dépensant le peu qui reste Pfff !!!

    “Ce régime est 1 danger pour lui-même, 1 danger pour les autres, 1 danger pour la République”. N.B Boundzanga

  5. Mboung dit :

    Combien de temps notre pays peut-il s’accommoder de ce mode chaotique de gestion et d’exercice du pouvoir(mm illégitime?) ? Les faquins-séides prêtent (trop volontairement?) le flanc à des attaques d’un type inouï,de toutes sortes (de voleurs et d escrocs fonds vautours etc)). Même 1 super puissance ne peut pas s’offrir le luxe de paraître peu fiable et aussi peu cohérente.Présenter la situation du Gabon comme 1 fatalité en niant les responsabilités graves et clairement identifiables et juste 1 insulte supplémentaire à toutes les victimes (économiques,et de répressions aveugles) Le spectacle devient pénible et triste.Et les séides feignent ignorer ce qu’en pensent les Gabonais en leur imposant de rembourser leurs improductive stratégie qui a eu quel résultat ?? Epsilon !!!…

    “L’utile n’est et ne sera jamais où ne se trouve pas l’honnête ; quiconque doute de cette vérité peut être regardé comme déjà criminel.” J-Étienne-J Forestier

    http://www.cadtm.org/Audio-Dettes-illegitimes-Un-combat

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW