A la faveur d’une réunion, mercredi 13 juin, avec les patrons des groupes Radio Gabon et Gabon Télévisions, le ministre d’Etat à la Communication les a instruits de payer deux mois d’arriéré sur les trois mois d’indemnités dues aux collaborateurs. Censé entrer en application ce jeudi 14 juin, les instructions de Guy-Bertrand Mapangou se sont heurtées à la dure réalité.

Le bâtiment abritant les groupes Gabon Télévisions et Radio Gabon. © D.R.

 

Alors qu’ils attendaient le paiement de deux mois d’arriérés sur les trois dus, les collaborateurs de Radio Gabon et Gabon Télévisions n’ont, pour certains, été virés sur leurs comptes bancaires qu’un seul mois. Les instructions faites la veille par Guy-Bertrand Mapangou se sont heurtées, ce jeudi 14 juin, à la dure réalité vécue depuis plusieurs années au sein des deux groupes de médias publics : les tensions de trésorerie.

Fâchés de ce qu’ils n’ont pas pu entrer en possession des deux mois promis par la tutelle, plusieurs collaborateurs ont dit avoir du mal à croire que leurs employeurs font encore face à des difficultés financières. Ils estiment que la Maison Georges Rawiri, siège des deux groupes de médias, générait suffisamment d’argent grâce à la publicité, à laquelle s’ajoutent, la subvention de l’Etat et désormais la Redevance audiovisuelle et cinématographique (RAC, estimée à environ 100 millions de francs par mois).

Si le virement d’un mois d’arriéré au lieu de deux n’étonne pas certains, c’est que la veille, au cours de la réunion avec le ministre de la Communication, Sylvain Meye le directeur des Affaires financières (DAF), avait déjà prévenu de ce que le Groupe Gabon Télévisions notamment n’était pas entré en possession de sa subvention. «Sur les 129 millions de francs de dotation inscrite, nous n’avons rien reçu jusqu’à lors», a-t-il informé.

Pour le Syndicat des professionnels de la communication (Syprocom), la situation financière actuelle au sein des deux groupes de médias publics est due aux «fuites d’argent» qui y sont enregistrées. L’organisation syndicale n’a pas cessé de demander la mise en place de l’Unité de contrôle, censée pointer toutes les entrées d’argent à la direction commerciale.

Ces dernières heures à la Maison Georges Rawiri, le climat est loin d’être chaleureux, entre les collaborateurs, dont certains ont appris qu’ils ne pourront retirer leur argent des banques que dans un mois et d’autres, présentés comme des «collaborateurs extérieurs», semblent avoir été écartés de l’opération.

 
 

3 Commentaires

  1. Mimbo dit :

    Décidément,le ministre de la Communication est également le président du conseil d’administration du groupe,qu’on me dise quelle différence il y a entre bili bi nze et Mapangou.Curieusement les deux sont très attaché à l’argent qui ne les appartient pas.Pourquoi les directeurs généraux des deux médias n’ont pas la responsabilité de la gestion des budgets respectifs.En quoi le départ de Bili bi Née a changé quelque chose à part refaire l’étanchéité par sa propre entreprise ayant à sa tête son propre fils.C’est un scénario déjà réalisé au CNC avec un budget de plus de deux milliards

  2. Gabomamat dit :

    Vous blaguez avec l’hypocrisie des autorités française. Ils ont gagné sur le court terme en s’enrichissant avec la françafrique. Mais sur le long terme c’est la France qui perdra et qui est passé à côté de sa puissance, de son influence. Contrairement aux britanniques les générations futures en Afrique auront du mal à regarder la France comme partenaire. C’est à peine s’ils voudront encore en entendre parler.

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