Le secrétaire exécutif de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) a dressé, le 1er juin dernier, un bilan plutôt positif de ses six années à la tête de cette entité.  

Le secrétaire exécutif de l’ANPN. © Gabonreview

Le secrétaire exécutif de l’ANPN. © Gabonreview

 

Le secrétaire exécutif de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) était face à la presse, le 1er juin dernier. Objectif : échanger sur les activités de l’ANPN. Lee White en a profité pour dresser un bilan de ses six années à la tête de cette entité. «Quand nous avons débuté il y a six ans, nous étions peu nombreux. Nous étions moins de 100 personnes pour tous les 13 parcs nationaux du Gabon. Nous n’avions pas une seule voiture sur le terrain. Nos conservateurs faisaient l’auto-stop avec les ONG pour aller dans les parcs », a-t-il affirmé d’entrée de jeu, estimant que l’ANPN présente désormais les caractéristiques d’une entité opérationnelle, digne de ce nom. « À ce jour nous sommes un effectif de 700 agents, nous disposons de 120 moyens roulants sur le terrain, une trentaine de bateaux, deux petits avions. Nous continuons à prêter l’hélicoptère de l’aviation légère pour nous aider sur les sites difficiles d’accès», a-t-il énuméré, prétendant que l’ANPN est une référence pour la conservation en milieu francophone, même s’il reste encore beaucoup à faire pour l’imposer sur l’ensemble du continent et particulièrement en zone anglophone.

Evoquant le développement touristique, Lee White a demandé de la patience. Il a dit devoir se donner le temps de sécuriser, aménager et créer des infrastructures dans les parcs nationaux. «Nous avons beaucoup de progrès sur les questions de gestion et de protection, malheureusement, nous ne pouvons pas valoriser si les parcs ne sont pas protégés. Nous ne pouvons pas faire venir des investisseurs pour le tourisme s’il y a encore des braconniers armés à la kalachnikov. Un investissement dans le tourisme ce n’est pas comme construire un bâtiment à Libreville», a t-il lâché.

N’empêche, le secrétaire exécutif de l’ANPN garde espoir, se projetant même sur quinze ans. « Aujourd’hui nous commençons à voir les investisseurs de bonne qualité qui signent des contrats de concession avec l’ANPN, qui lanceront dans les prochains mois, des constructions de lodges dans les parcs», a-t-il conclu. Jules-Marius Ogouébandja et René-Hilaire Adiahéno apprécieront…

 

 
 

3 Commentaires

  1. stephanoeutus dit :

    C’est tout de même drôle que le SE dresse un bilan aussi positif pour les parcs alors que dans le fond la situation laisse a désiré,tous les parcs ne disposent pas du bien être et de la logistique qu’il faut comparément a d’autres,et que dire de gestion des ressources humaines au sein de l’agence des parcs nationaux où certains foulent les droits des nobles travailleurs qui se donnent corps et ames pour mené a bien leur travaille….bref Monsieur Lee white j’ai connu le professeur que vous étiez autre fois mais le SE que vous êtes aujourd’hui m’est inconnu.

  2. Kevazingo dit :

    Ce type est quand même un vrai imposteur! après avoir tué le WCS, il s’attaque désormais à l’ANPN. de quoi peut-il se satisfaire dans la gestion des parcs? a part bien-sur les colossaux moyens qui sont mis à sa disposition et dont la gestion est calamiteuse. des discours rien que des discours! Incapable avec autant de moyens de même aménager les parcs. Je ferais un AVC si je continue.

  3. Georges COMBE dit :

    Il faut saluer le travail qui a ete accompli pour la conversation et l’eveil des mentalites sur le sujet.
    Meme si les budgets semble enormes ils ne sont pas suffisants pour relever les challenges de la securisation et de l’investissement dans les sites.

    Le tourisme reste le meilleur moyen de financer les besoins dans ce sens et c’est la qu’il faudra mettre l’accent pour la suite.

    Le potentiel est la, il y a une approche dynamique mais plus de synergies seront necessaires pour transformer l’essai. Le temps presse.

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