Chargée de trouver une solution à la crise qui désarticule l’Institut africain d’informatique (IAI), une commission interministérielle a lancé ses travaux le 10 septembre à Libreville. Les conclusions issues de ces travaux seront soumises au conseil d’administration de l’établissement prévu en novembre.

Le ministre de la Communication, Guy Bertrand Mapangou et les membres de la Commission chargée d’examiner le situation d’IAI, le 10 septembre 2018 © Gabonreview

 

Plongée dans une crise sans précédent depuis plusieurs années, l’Institut africain d’informatique (IAI) attend avec impatience les solutions préconisées par la commission interministérielle mise en place il y a quelques jours par le Premier ministre. Celle-ci a débuté ses travaux le 10 septembre à Libreville sous la supervision du ministre de la Communication, Guy Bertrand Mapangou.

Composée des représentants des ministères du Budget, Economie numérique, Enseignement supérieur, Economie et de la présidence de la République, la commission interministérielle a pour mission d’examiner les difficultés de l’IAI et proposer des solutions au conseil d’administration de l’établissement, prévu en novembre pour une sortie définitive de crise. Une crise multiforme décrite sans détours par le ministre de la Communication.

Selon Guy Bertrand Mapangou, IAI est à la «croisée des chemins depuis sept (7) ans. L’établissement accumule à ce jour 10 mois d’arriérés de salaire. À cela s’ajoute le non versement des cotisations sociales des agents. Sur 11 Etats membres qui composent l’IAI, seuls 4 Etats à savoir le Niger, le Burkina-Faso, le Togo et le Gabon s’acquittent régulièrement de leurs cotisations».

Certains Etats membres tels que la République Centrafrique accumule une dette «de l’ordre 600 millions de francs CFA alors que celle du Tchad est évaluée à 300 millions de francs CFA. Comment ne pas mourir dans ces conditions !», a déclaré Guy Bertrand Mapangou.

Autant des problèmes auxquels le Conseil d’administration de novembre devrait apporter des solutions, au risque de voir IAI mettre la clé sous le paillasson.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

 
 

5 Commentaires

  1. serge nguema dit :

    LORSQUE NOUS AURONS TOUJOURS DES PISTES DE SORTIE DE CRISE, CE PAYS N ‘AVANCERA JAMAIS À QUAND LES AUTOROUTES POUR RÉSOUDRE LES CRISES

  2. beka dit :

    “Plongée dans une crise sans précédent depuis plusieurs années, l’Institut africain d’informatique (IAI) attend avec impatience les solutions…”
    Tiens, tiens, tiens ! Qui a dit que la route de Mindoubé conduit à la vie ? Les ordures, c’est là-bas ; IAI, c’est là-bas, la route elle-même, dans un état de délabrement comme Averda, comme IAI dont parle GR ce matin… Pour sauver IAI, il faut commencer par lui faire changer de site.
    Bon sang, on va encore m’accuser d’être trop long dans mes posts. Mais je dois dire qu’il est anormal qu’un joyau comme celui-là, capable de transformer le continent africain et surtout le Gabon, se retrouve dans un tel état. Car, faire changer de site à cet Institut vous fera sans doute sourire ; mais l’informatique, aux Etats-Unis, est le socle de la puissance américaine. Tout un site lui est dédié : la “Silicon Valley” est une vraie mégapole technologique qui fait rêver le monde entier, où la recherche et les usines cohabitent et se complètent avec succès. Si les Africains sont pauvres, cet état atteint-il tous les arcanes de leur personnalité, jusqu’à obérer tout sens du progrès ? A mon avis, c’est le Gabon qui doit se poser en locomotive dans cette entreprise et entraîner ses homologues africains à investir et investir encore dans l’Institut africain d’Informatique, dans le but, entre autres, de s’accoler à la grande révolution de ce début du 21èS par l’informatique. Il doit envoyer chaque année là-bas plus d’étudiants qu’à l’UOB, au département des sciences humaines.

  3. La vérité dit :

    Il n’y a rien de vérifier dans votre brillant article. Actuellement le personnel de l’iai est a 15 mois de salaire impayé. Aussi je ne pense pas que le Niger pays de l’actuel DG soit si bon payeur que ça.
    Merci.

  4. GASPARITO dit :

    Cet article à lui seul explique tout le problème de l’IAI : Des dirigeants qui ne savent pas analyser les situations et se permettent de dire des choses bizarres : prenez sur les sept dernières années et regardez ce chaque Etat a apporter comme contribution pour la survie de cette école. Il ne suffit pas d’envoyer deux ou 4 étudiants et prétendre être à jour dans ses cotisations. Qu’est ce que les frais de scolarité de 4 étudiants par IAI peut apporter au budget de l’école???
    La Directrice actuelle est en train de dérouler un plan pour tuer l’école. Comment accepter que dans une situation de crise comme celle là, elle se permet de multiplier presque par 3 son salaire et celui de son directeur administratif et financier? Avec quel argent on va payer tous ces gros salaires??? Vous voulez que les pays cotisent et certains pays qui n’envoient presque plus d’étudiants utilisent l’argent pour se payer costaud??? l’IAI n’est pas fait pour que les pays d’Afrique Centrale cotisent pour payer les fonctionnaires d’Afrique de l’Ouest.
    J’étais juste de passage.

  5. libreville dit :

    Jusqu’à ce jour on attend la date du CA prévu en novembre. Vous les autorités de 11 États Membres de l’institut prenez une décision finale au sujet de l’IAI. S’il y a pas l’argent pour aider l’institut à sortir de la crise,fermer les portes de l’IAI définitivement. Au lieu de faire perdre les années aux enfants d’autrui qui ne sont pas les gabonais. Le Gabon est un pays de merde, dans le cadre de l’éducation. Chaque année, il y a toujours de grève.

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