Le directeur de cabinet du président de la République s’est rendu ce mercredi 23 mai à la décharge de Mindoubé pour constater son état de saturation. Il s’y est inquiété des risques encourus par les populations.

Brice Laccruche Alihanga à Mindoubé, le 23 mai 2018. © D.R.

 

A la suite du Premier ministre qui, la semaine dernière, avait imputé la responsabilité du phénomène grandissant de l’insalubrité à Libreville aux sociétés chargées de collecter les ordures ménagères, Brice Laccruche Alihanga était sur le terrain ce mercredi 23 mai. Le directeur de cabinet du président de la République s’est rendu à la décharge de Mindoubé dans le 5e arrondissement. Il n’a pas été tendre avec les patrons desdites sociétés.

Fâché de la nouvelle image renvoyée par la capitale ces derniers mois, le dircab a donné 48 heures aux sociétés sous contrat avec l’Etat gabonais «pour reprendre du service et rendre Libreville propre». «C’est au-delà de vos entreprises, il s’agit de la santé des Gabonais», leur a-t-il rappelé, indiquant au passage que «le chef de l’Etat ne tolère pas que ses compatriotes vivent dans ces conditions».

Seulement, malgré toute la bonne foi du collaborateur d’Ali Bongo et toute la volonté des patrons d’Averda ou de Clean Africa, la lutte contre l’insalubrité à Libreville et dans les communes voisines se heurte à une réalité : la décharge de Mindoumbé est arrivée à saturation. Si, le 18 mai sur Urban FM, le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet a nié toute responsabilité, préférant s’appesantir sur le prétendu «chantage» exercé par les sociétés de collecte d’ordures ménagères, il reste que ces mêmes sociétés ont informé les autorités de la situation de la seule décharge existante à Libreville. Jusque-là, seules des promesses ont été faites par le ministère de l’Intérieur qui, à de nombreuses reprises a annoncé le projet de construction d’une nouvelle décharge à Owendo.

Les prochaines heures promettent donc d’être difficiles pour les collecteurs d’ordures ménagères. En plus de la dette de l’Etat qui tend à s’accentuer, elles devront batailler pour acheminer et faire tenir des centaines de tonnes d’ordures en plus dans cette décharge saturée.

 
 

12 Commentaires

  1. Dieudonné dit :

    Cela s’appelle un état voyou, qui ne paie pas les entreprises sous contrats, qui ne veut pas reconnaitre l’état véritable du pays (pas assez de décharges) et qui pour se faire de la pub auprès des électeurs, accablent les professionnels de tous les maux. Jusqu’où ira ce régime? C’est vrai qu’au sein de l’administration , il y a moins de candidat pour mettre la main ( et les fesses) sur les bureaux d’une société de collecte des ordures , que sur ceux de la SEEG.

  2. prestataireseeg dit :

    ahah ca oui lol a la seeg ya le miang

  3. Axelle MBALLA dit :

    Apprentis sorciers avec une incompétence notoire et affligeante maintenue par les crimes divers comme mode de gouvernement. Toujours dans la distraction par l’usage des mots dont la pertinence et l’universalité tendent à masquer l’incomparable destruction du pays à tous les étages de la vie sociale, économique, scientifique, technocratique, et j’en passe. Déambuler dans une supposée décharge ne suffit pas à éclipser le chaos dans lequel vous avez mis le pays…

  4. AIRBORNE dit :

    Lacruche, c’est du n’importe quoi, là où tu vis ces meme societés prennent le temps de venir enveler les ordures, comme Ali prend les gabonais pour des porcs ils nous laissent croupir dans les ordures nauséabondes, heureusement que Dieu aime ce pays, il nous aurait deja décimé avec les epidemies de toute sortes. Un Plan d’urgence pour les ordures, toujours des concepts creux, un pays qui est gouverné au doigt mouillé par des amateurs. Vous devez les sociétés et vous ne les payés pas, c’est de la malhonnêteté, ce qui prouve que vous êtes des minables.

  5. Piouf dit :

    Construire une déchèterie serait une solution à ce fléau et çà dans chaque commune.

  6. Ngouss Mabanga dit :

    Pardon Brice tu ne va pas tout faire quand même…vraiment c’est du cafouillage.

  7. temy dit :

    a son tour de se balader comme ces predecesseurs.
    personne n’a trouver la solution miracle jusqu’a ce jour.
    mais on attend toujours,et je sais que bientot une prochaine visite de quelqu’un d’autre de la republique qui desole ne trouvera pas de solution enfin peu etre….

  8. espoir dit :

    Est ce que le gabon a deja des blanc?ce type sort d’ou? il est qui?c’est lui qui remplace souleymane?

  9. Koumbanou dit :

    “Tant va Laccruche à l’eau qu’à la fin elle nous les brise “

  10. BEYEME dit :

    Mon envie de connaissances m’amène à poser cette question à toutes personnes de bonne foie de m’édifier sur le rôle et les prérogative d’un Directeur de Cabinet d’un Président d’une république quelconque.

    GR, je vous prie de m’aider à comprendre, enfin à donner une définition d’un tel poste.
    Dans mon pays là, les choses sont graves et si on n’y prête pas attention, nous payerons cela extrêmement cher.

  11. Ari dit :

    Jamais, jamais, jamais le Gabon n’est tombe aussi bas que sous la gestion de cette bande de voyou, veritable hors-la-loi.
    On assiste a une confusion totale des roles: le directeur de cabinet du PR devient de fait le chef du gouvernement et maire de la ville!!! Vraiment on aura tout vu avec ces Emergents, mon Dieu quel desordre!?
    Avec ces gens, le Gabon est a mille lieux de l’Ordre et du Progrès.
    Mais une chose est vraiment sure, ces gens sont des criminels, ils n’aiment le pays que pour s’en servir. Dieu vous jugera un jour.

    • Mankwel dit :

      Mais non pourquoi le prenez-vous ainsi? Si Ali lui même décide d’aller s’enquérir de l’état de la décharge de Mindoubé qu’auriez-vous trouvé à redire? Mais comme il ne veut pas patauger dans la boue de la décharge, il envoie son collaborateur direct le DC c tout! sauf que maintenant s’il n’y a toujours pas de solution rapidement c foutu pour nous car ça veut dire que même le sommet de l’Etat est impuissant face à ce grave problème qui perdure depuis des années au même titre que le manque de routes, de logements, d’écoles publiques, sans oublier la grande vétusté de la prison centrale, etc.

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