Face à l’invasion d’ordures ménagères à Libreville, l’Etat souhaite, selon le maire de Libreville, Rose Christiane Ossouka Raponda, s’attacher les services d’un prestataire marocain spécialisé dans le recyclage.

Un tas ordures ménagères à Libreville. © Gabonreview

 

Préoccupées par la situation des tas d’immondices à Libreville, due en partie à l’engorgement de la décharge de Mindoubé, les autorités gabonaises veulent s’attacher les services d’un nouveau prestataire marocain, spécialisé dans le recyclage des ordures.

L’information a été donnée par le maire de Libreville dans une interview publiée par le journal L’Union le 10 septembre. Selon Rose Christiane Ossouka Raponda, «l’Etat va signer à Rabat un contrat avec une société marocaine qui mènera une étude pour le faire, parce qu’il s’agit d’un secteur stratégique, difficile et sensible».

En dehors du projet de recyclage des ordures, l’édile de Libreville a indiqué que la mairie travaille envisage également, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, de réhabiliter la décharge de Mindoubé et trouver un nouveau site pour une nouvelle décharge publique. Ce nouveau site, a précisé le maire de Libreville «permettrait à Averda de déporter les ordures afin de faciliter l’étude du prestataire marocain» sur le site de l’actuelle décharge.

Mais en attendant l’accomplissement de ces belles promesses, Libreville se fane chaque jour un peu plus, avec la belle «croissance» des ordures.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

 
 

6 Commentaires

  1. BSerge Okogo dit :

    l’État Gabonais doit :22 milliards de francs CFA à Averda qui est à cours de liquidité pour mener à bien sa mission. On voit quelle nouveau prestataire prendra le risque ce type d’activité surtout au pays du Docteur Honoris Causa.

  2. Fayo dit :

    C’est quoi le projet de votre sorcellerie. Non, jeter des ordures qui ne sont ni traités, ni recyclés n’a pas besoin d’une entreprise étrangère encore moins marocaine. État de merde, aidez et accompagnez les gabonais pour qu’ils prennent en main leur économie. Voilà des gabonais qui avaient atteint des hauts niveaux de responsabilité et d’expertise chez Total se retrouvent dans des postes d’executants parce que les racistes de Perenco continuent de faire postes dans l’entreprise, des chasses gardés des expatriés. On dit que les gabonais n’ont pas de compétences pour assumer certaines missions alors que la sorcellerie du régime Bongo et leurs mercenaires des sociétés étrangeres qui font obstruction au transfert des à l’acquisition et au transfert des compétences en faisant croire qu’il y a de la magie que le primates gabonais ne peuvent faire. Vivement ce gouvernement émanant du peuple qui laissera des hommes comme Engandji faire leur travail au ministère du travail pour donner aux gabonais les moyens et les opportunités de maîtriser et contrôler leur économie et leurs industries.

    • beka dit :

      @ Fayo
      C’est un coup de gueule justifié, car après soixante ans d’indépendance, les dirigeants gabonais donnent toujours l’impression que ni notre pays ni aucun de ses habitants n’est mâture. Chaque fois qu’il y a un quelconque projet, il leur paraît plus facile, plus opportun, logique et parfaitement normal de le confier à des techniciens venus d’autres cieux. Quel piteux aveu d’incompétence et d’échec, qu’ils accolent à toute une population de Gabonais ! Ailleurs en Afrique, soixante ans après les indépendances, on célèbre avec « Forbe’s » des dizaines de milliardaires, des entrepreneurs qui se font tout seuls derrière un comptoir, derrière le volant d’une entreprise ; on n’y compte plus le nombre de professeurs agrégés d’université ; ni non plus le nombre de nationaux prêtant à leur propre Etat… Soixante ans après, le Gabon se cherche encore. Quelle « houe » ! Cette manière de gérer la Cité nous interpelle tous très vivement. Parce que, lorsque cet “amour” avec l’extérieur va se déchirer, ce sera comme “quand la femme se fâche…”, de Hilarion Nguema.

  3. beka dit :

    Concernant les ordures ménagères, il faut observer que c’est un véritable serpent de mer au Gabon. Un certain Emvo Albert, célèbre chansonnier de son époque (1965-1977), fredonnait à longueur de journées sur les ondes de la RTG, un joli refrain disant : « Comment je vais faire avec les poubelles ? Odeurs audaces, nauséabondes… » De bonnes volonté locales ont tenté de prendre le problème à bras le corps, sans le résoudre malheureusement. Pour leur subtiliser le fromage et mettre fin au joli cafouillage qui régnait dans le secteur par manque d’une organisation rationnelle et réglementée, l’Etat et la Mairie de Libreville nous ont racontés de belles histoires et donné des justificatifs qui les ont poussés à regarder à l’extérieur, faisant venir tout récemment un certain Monsieur Mansion, de nationalité ivoirienne, qui s’est retrouvé à la tête de la Société de Valorisation des Ordures (SOVOG)…. Pourtant, très vite, patatras ! L’avidité de certains responsables a fait que tout le joli programme concocté autour de la venue de SOVOG échoue lamentablement. Sans avoir fait le bilan de cette mésaventure, voici qu’on reparle d’aller encore chercher… une entreprise marocaine ! Le problème se situe ailleurs, Mme le Maire. Sans doute près de votre fauteuil…

  4. Charly dit :

    C’est étrange que dans un pays de plus de 267 Km carré, couvert de forêt et où l’espace urbanisé dans la plus grande agglomération, lacapitale Libreville, ne s’etend pas au delà d’un rayon de 50 Km, on a du mal à trouver nouvel un espace pour la décharge des ordures ménagères. La seule solution à leurs yeux, c’est le recyclage des ordures et on va dépenser de l’argent pour faire une étude par des Marocains !!! sur ça ? La réponse à cette étude existe déjà dans les plus petites villes d’Europe … et même des villages … au besoin envoyez vos personnels dédiés à cette tâche regarder comment sont collectées les ordures ménagères dans ces pays … c’est plus simple et moins coûteux … «  le diable nous est vraiment tombé sur la tête » …

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