A la suite des manifestations violentes que le Gabon a connues ces derniers jours, le principal challenger d’Ali Bongo à la présidentielle du 27 août dernier, qui réclame toujours «sa victoire», demande au peuple, à travers une lettre ouverte publiée le 5 septembre sur son site, de ne plus user de violence mais de résister en neutralisant l’économie du pays.

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Alors qu’on croyait à une résignation du camp de l’opposition face aux atrocités nées des manifestations de ces derniers jours dans le pays, notamment avec le calme apparent de ces dernières heures, l’état-major de Jean Ping est bien loin de capituler, et peut-être le peuple Gabonais avec. Dans une lettre ouverte adressée au peuple Gabonais, Jean Ping a déploré le ’’carnage’’ ayant fait suite aux violences perpétrées par le peuple contestant les résultats annoncés de l’élection présidentielle. Il a suggéré de ce fait qu’«afin de préserver les vies humaines, je vous demande à partir d’aujourd’hui de ne pas user de violence mais de résister par le blocage économique du pays. Je vous propose de cesser toute activité et de commencer une grande grève générale. Puisqu’Ali Bongo veut tuer les gabonais, je déclare le Gabon Pays Mort. Nous ne participerons pas à l’économie au profit de ce tyran», a-t-il exhorté.

Dénonçant des assassinats qui se compteraient par dizaines, et par centaine voire par milliers en nombre de blessés selon lui, Jean Ping estime que les actes perpétrés par le régime régnant qu’il qualifie de sanguinaire doivent cesser, sauf que des réactions doivent s’en suivre. «Nous devons résister par tous les moyens pour faire tomber ce tyran et croyez-moi, il est sur le point de tomber», indique-t-il, notant comme signaux qu’aucune représentation diplomatiques n’a reconnu les résultats de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap), tout à l’opposé de la reconnaissance affichée en faveur de sa victoire par plusieurs personnalités politiques et organisations civiles extérieures.

L’autre indicateur qui attesterait, selon lui, de la fragilité de ce régime est la coupure de l’Internet et la destruction des moyens de communication satellitaire du camp Ping. L’ampleur des atrocités est ainsi noyée dans ce silence manifestement trompeur. «Néanmoins, nous informons heure par heure, minute par minute, de la situation du Gabon et l’opinion internationale n’est pas dupe sur la nature violente de ce régime», assure Jean Ping.

Loin de céder à un optimisme immatériel, Jean Ping sollicite la mobilisation de tous. Il appelle également la communauté Gabonaise de l’étranger à s’unir à cette action. «Le combat n’est pas fini, faites-moi confiance, nous travaillons avec nos partenaires pour mettre un terme à ce régime qui nous a fait trop souffrir. Tenez bon, nous y parviendrons !», dit-il, non sans rappeler qu’il est le président élu avec un pourcentage de 58%.

Auteur : Alain Telly Mouanda

 

 
 

13 Commentaires

  1. austeen dit :

    Jean pig oubli pour Laurent Gbagbo en 2010 . On va rien compter,ainsi va la vie lui aussi va assumer ce que Laurent gbagbo avait subir…je veux le changement pour les Gabonnais pas Jean pig ni Ali Bongo donc mes sincères condoléances aux peuples Gabonnais pour les morts.

  2. X.COM dit :

    Faux faux faux,manipulation du pouvoir qui de surcroit maitrise les télécoms à l’exemple de la coupure ébouriffante de l’Internet au Gabon.

  3. jean - jacques dit :

    quand la folie prend ce genre d’un individus, le blocage que tu demande ce sont tes enfants ou tes parents qui vont cesser de travailler pour aller dans la rue. et ceux de l’étranger qui font leur études qui va suivre ta démarche sanguinaire.? Avec cette allure ping se dirige vers la cpi. mais il y a une justice qui ne pardonne pas pour tout le mal celle de Dieu.

  4. Roberto dit :

    Ali Bongo c’est Paul, Ping c’est Pierre : Ces deux hommes font partie d’une même famille, d’un même système. J’aurais aimé voir les intellectuels gabonais se fondre et se fédérer dans un mouvement national et international : “Ni Ali, ni Ping” Au lieu de cela on ça assisté à un fanatisme émotionnel faisant perdre la raison aux sympathisants des deux camps générant des violences meurtrières et destructrices vaines et inutiles enfoncant davantage les populations vers plus de précarité. Ali c’est la continuité d’un régime, d’une famille et Ping c’est la même chose, Ping c’est aussi la continuité du système des privilèges des vieux barons milliardaires.
    L’alternance ne viendra que si les gabonais se choisissent une troisième voie, une nouvelle offre politique avec des hommes neufs. Sans cela, il n’y aura pas d’alternance.

  5. tara dit :

    C’est lui qui me paie ??? faut dire celà a tes enfants comme tu penses que c’est la politique on mange.

  6. ROSTOTATE dit :

    M. Le Président

    Déposez un recours a la cour, ne faites pas le jeu d’Ali sauf si vous avez l’intention de tromper le peuple.

    La cour finira par refaire le recomptage, il faut déposer ce recours tel prévue par notre pourrie loi.

    Elle est certes pourrie, mais c’est notre loi.

  7. gakosso dit :

    Bonjour
    Les réactions, les déclarations les attitudes de Jean Ping montre qu’il n’est pas digne d’être à la tête du Gabon. il ne parle que de mort de destructions de guerre, et jamais de Pais d’apaisement; pour un homme qui eu de de haute fonctions s’indigne. Voyez-vous dans la vie il y a des hommes qui ne peuvent être que des seconds et Ping fait partie de ses seconds.

  8. MASSA dit :

    Ali Bongo nigérian, Jean Ping (Yann Ping) chinois, bref le Gabon serra diriger par un étranger, et vaudrait mieux qu’il soit au moins africain. Détromper vous chers frères gabonais, le chemin de la violence ne vous conduira qu’à la perdition peu que vous avez construit. L’instrumentalisation des résultats politiques orchestrée pour le pillage de vos richesses devrait vous garder en éveil. Refuser toutes formes de manipulations étrangères, surtout celles venant de l’Hexagone parce que les réseaux de la France Afrique sont toujours présents, et le néocolonialisme

  9. kra dit :

    Que dit la constitution? Attention à ce qu’on dit quand on est leader,sinon nous irons de guerres en guerres.
    Avant c’etait les coups d’etat,mais c’est la guerre apres election! Pauvre d’afrique.
    Et c’est toujours la même notice…

  10. prevention dit :

    Le pouvoir oui le pouvoir on est pret a tout pour le pouvoir peu importe les consequences au sein de ceux qu’on veut gouverner on oublie les procedures en vigueur cest le peuple que vous allez rendre victime de cette pratique. Il faut se referer à vos lois sinon les morts seront à l’actif de vous(Ali et Ping). L’histoire rattrape toujours on peut eviter aux gabonais d’être des” deplacés de guerre” les jours à venir analyser cette crise avec prudence.
    Je presente les sinceres condoleances au peuple gabonais.

  11. il dit :

    il est bien claire que l’occident ne veut plus d’ali et bien évidemment qu’il va partir selon eux.Mais ce qu’ils ignorent,ce que c’est eux qui ont fait d’ali ce qu’il est aujourd’hui.s’il est criminel,et bien,c’est l’occident qui l’ait.
    Le depart d’ali est a coup sùr,mais ne regardons que ali,et bien finissons en avec l’occident.ce n’est pas facile nous le savons tous,mais si nous multiplions nos injure contre eux,ils finirons par comprendre qu’ils doivent laisser l’Afrique aux africains que nous sommes.
    A l’occident voici mon message:
    “bande d’inconscients qui ne peuvent pas se nourrir seul,bande de voleur qui ne peuvent pas vivre sans les miettes de mon continent.un sorcier ce n’est pas celui qui tiens l’enfant sur la dent,mais c’est l’occident en question”

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