La référence du noble art national, à ce jour le plus grand boxeur gabonais de tous les temps, Joseph Mbouroukounda, surnommé «Jo», s’est éteint le 25 septembre 2017 à Libreville, dans sa soixante-dix- neuvième année.

Joe Mbouroukounda au premier plan sur la photo. © D.R.

 

Quelques moments de la carrière de Joe Mbouroukounda. © D.R.

«Jo» est mort. Joseph Mbouroukounda, le champion d’Afrique de boxe poids plume de 1965, est décédé le 25 septembre dernier à Libreville, à la suite d’une longue maladie qui le tenaillait depuis près d’une décennie.

Pluridisciplinaire, l’homme s’est vite démarqué par ses qualités de puncheur, sa technique et son élégance sur le ring. En empruntant la trajectoire de la boxe dès sa jeune enfance, pour se venger des brimades de ses camarades d’école, Jo se laissera conquérir par les valeurs du noble-art.

Dès 1960, il s’illustre dans un tournoi où sont conviés les chefs d’État d’Afrique équatoriale française. Joe Mbouroukounda fait ses premiers pas dans la légende. En 1965, l’homme obtient sa consécration et se hisse sur le toit de l’Afrique. Il est champion d’Afrique dans la catégorie poids plume. En 1972, à 28 ans, le jeune pugiliste sera l’ambassadeur du Gabon pour sa première participation aux Jeux olympiques, à Munich. Pour sa première expérience à l’extérieur du continent africain, l’essai n’aura été concluant, Jo sera éliminé au premier tour.

Diplômé d’art de l’École des beaux-arts de Brazzaville, Joe Mbouroukounda est envoyé au lendemain de l’indépendance en France, par le président Léon Mba pour poursuivre ses études et se perfectionner dans la boxe. Mais, le climat ne lui convient pas, «il regagne le Gabon en 1967. Il raccrochera très vite les gants, déçu par le comportement des dirigeants fédéraux.

Desormais, l’homme se consacrera à sa deuxième passion, l’art. Enseignant de peinture et de fresque dont, «il était le seul à maîtriser la technique sur le plan local», Joe Mbouroukounda tissera sa toile à l’École nationale d’art et de manufacture, où il occupera le poste de directeur adjoint, chargé de manufacture, avant sa retraite.

Joe Mbouroukounda laisse une grande famille de 17 enfants et plusieurs petits enfants et arrières petits-fils.

 
 

2 Commentaires

  1. BLACK PANTHER de la foret des Abeilles dit :

    Un grand champion s’en est allé et j’ignorais jusqu’à ce jour son existence, je remercie du fond du coeur toute l’équipe de Gabonreview de m’avoir informé sur l’existence d’un tel ”monument Gabonais” qui comme d’habitude dans ce village, nous quitte sans honneurs, ni reconnaissance…”On va encore faire comment??” repose en paix Papa “JO” J’espère simplement te retrouver au paradis pour que tu puisses me conter tes exploits de Champion quand tu étais jeune…

  2. Christian dit :

    Paix à son âme, repos éternel. Le pays tout entier ne t’oubliera jamais.

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