En présence des membres de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), ceux du Parti gabonais du progrès (PGP) ont commémoré, le 23 mai 2017, le 28e anniversaire de décès du premier secrétaire général de leur parti politique, trouvé mort dans la nuit du 22 au 23 mai 1990, dans un hôtel de Libreville.

Joseph Rendjambe, tel que retrouvé assassiné le 23 mai 1990 à Libreville. © Gabon Enervant

 

Le président du PGP, Benoit-Joseph Mouity Nzamba (costume noir) lisant la déclaration de commémoration. Et, les membres de la Coalition pour la nouvelle République à la commémoration du 28e anniversaire de décès de Joseph Rendjambé Issani. © D.R.

23 mai 1990 – 23 mai 2018. Il y a vingt-huit ans que Joseph Rendjambé Issani, intellectuel et homme politique gabonais, premier secrétaire général du Parti Gabonais du Progrès (PGP, opposition), trouvait la mort dans un hôtel de la capitale politique du Gabon, Libreville, dans des conditions non encore élucidées à ce jour.

Les membres du PGP et la CNR ont mis à profit la journée du 23 mai 2018, pour se souvenir de ce «patriote anticolonialiste», de tous les progressistes disparus, de tous les morts pour l’alternance politique au Gabon et de toutes les victimes de la répression postélectorale du 31 août 2016.

«Homme d’engagement et de courage, il n’a jamais fait mystère de sa volonté de voir disparaître l’État autoritaire du système PDG, sa dictature et sa politique de prédation. Nous lui devons beaucoup… nous leur devons beaucoup. C’est pourquoi le PGP s’incline devant la mémoire de ces combattants de la liberté», a déclaré le président du PGP, Benoit-Joseph Mouity Nzamba.

Assurant poursuivre ce combat pour la libération du Gabon, le PGP par la voix de son président, a rappelé que depuis près de 30 ans, ce parti «n’a jamais cessé d’attirer votre attention sur la gestion désastreuse, scandaleuse et inhumaine de notre pays par le clan Bongo. Des roitelets fabriqués et établis sont des propriétaires fonciers à travers le territoire national, de vastes domaines ont été cédés à des potentats étrangers, la privatisation à outrance de nombre de secteurs, même ceux censés relever du domaine régalien de l’État».

Pour les progressistes, la situation du Gabon est un scandale. «Cette dérive comportementale frisant une déviance démoniaque a éteint chez eux l’amour du prochain, le respect du peuple, le respect des lois et règlements de la République. Tout est instrumentalisé, déshumanisé, tout va à vau-l’eau», a regretté Benoit-Joseph Mouity Nzamba.

Au terme de la déclaration, une gerbe de fleurs a été déposée au lieu du décès de Joseph Rendjambe Issani par ses frères d’armes et une messe de requiem dite à sa mémoire en la paroisse Sainte Jeanne d’Arc de Likouala.

 

 
 

5 Commentaires

  1. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    “LA DYNAMIQUE BWETE”
    * “CENT CINQUIÈME JOUR DE L’ÈRE CALENDAIRE LÉON MBA MINKO : GABON D’ABORD” *
    « JOUR ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DE JOSEPH ISSANI RENDJAMBÉ »
    Mardi 22 mai 1990 à 12 heures, Joseph ISSANI RENDJAMBÉ vient de déjouer le plan “des rénovateurs” conduits par André MBA OBAME et Ali BONGO en faisant lire à son frère, Maitre Louis AGONDJO OKAWÉ, un autre discours du PGP autre que celui prévu pour ces assises. Joseph ISSANI RENDJAMBÉ exige : « UNE CONFÉRENCE NATIONALE SOUVERAINE ». L’opportuniste Paul MBA ABESSOLO des “Bucherons”, qui vient juste après Maitre AGONDJO OKAWE appui le PGP. Basile MVE qui est déboussolé suspend les assises. Direction les salles de commissions. Nous sommes debout au hall à la monté de l’escalier droit qui conduit dans les salles du premier étage, Serges MBA, Louis Marc ROPIVIA, Jean PING, Moi BWETE (Michel BOUKA RABENKOGO) et Joseph ISSANI RENDJAMBÉ. Jean Pierre LEMBOUMBA qui passe en premier suivi par sa cour nous souhaite bonne après-midi et monte. Juste après Jean Pierre LEMBOUMBA et sa délégation arrive Ali Bongo, qui marque un arrêt à mon niveau et dit à Joseph ISSANI RENDJAMBE : « TU VAS ME LE PAYER ». Mercredi 23 mai 1990 à 6 heures piles, je suis réveillé par l’appel téléphonique d’Anaclet BISSIÉLO qui me déclare, que Joseph ISSANI RENDJAMBÉ a été retrouvé mort dans une chambre de l’Hôtel DOWÉ. Jean PING et Moi nous retrouvons sur les lieux, descendons le corps de Joseph ISSANI RENDJAMBÉ et nous suivons toujours Jean PING et Moi en tête, le cortège spontané improvisé, en direction de la Présidence de la République. BWETE AFFIRME ET CONFIRME QUE C’EST ALI BONGO ET PERSONNE D’AUTRES, QUI A TUÉ JOSEPH ISSANI RENDJAMBÉ. BWETE.
    En réaction à : https://www.gabonreview.com/blog/joseph-rendjambe-28-ans-apres-le-pgp-sen-souvient-toujours/
    *IBOGA EST DÉSORMAIS AUX COMMANDES*
    # LA RESTITUTION #
    “GABON D’ABORD”

  2. NDOMANE dit :

    Gabon review, je trouve anormal que vous puissiez publier la photo de ce brave gabonais qui a lutté pour la libération et la démocratie de notre cher Gabon.
    Avez vous pensez un seul instant que vous tuer encore une fois de plus ses enfants.
    Publier une telle photo c’est mettre un coup de poignard sur le dos de ses enfants…

    • gabonreviewadmin dit :

      Bien que créditée Gabon Énervant, cette photo vient de l’hebdomadaire Le Progressiste, le journal aujourd’hui disparu du PGP dont le patron était Agondjo Okawé, propre frère du combattant de la liberté assassiné. Dans ce journal, elle était publiée chaque année à la même date. Il était alors question de hanter l’esprit, entretenir la mauvaise conscience des auteurs et commanditaires du crime. Le plus grand mal qu’on ait pu faire à la progéniture de Rendjambe est de leur avoir brutalement privé de leur père ; rien ne sera plus fort que cela. Il faut en tout cas continuer à hanter la conscience de ceux qui ont commis cet acte. Sinon, le cinéma et la presse internationale ont normalisé ce type d’images, la mort fait partie de la vie et la vie finit par la mort, qui ne l’a pas encore compris ? surtout pas les enfants de Rendjambé, beaux adultes aujourd’hui. L’icône de Jésus Christ crucifié devrait-elle être retirée de la circulation parce qu’elle heurte les âmes sensibles et les moralisateurs ? Il s’agit pourtant d’un mort ayant subi un fort supplice. Merci de continuer à nous suivre.

  3. Ilolo dit :

    Messieurs et dammes de ce site veuillez retierer cette photo. Même l Union a fait dans l étique et le professionnalisme sur ce sujet. De grâce arrêter de comparer l incomparable l icone de Jésus Christ n est qu une représentation. Là c est une photo réelle. Vous faire dans la pornographie nécrologique

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