Le tout dernier discours à la Nation du chef de l’État aura offusqué bien de personnes, sinon de corporations y étant indexées, à l’instar des médecins. L’un d’entre eux, médecin biochimiste ayant requis l’anonymat, a fait parvenir à Gabonreview une lettre ouverte au président de la République. Si le paiement des quotes-parts est effectif depuis vendredi et que, dès ce lundi, les consultations CNAMGS reprennent dans les hôpitaux publics, sa tribune libre n’en demeure pas moins un tableau sans complaisance du système sanitaire du Gabon, doublée d’une saisissante description des tribulations des médecins.

© Gabonreview/Shutterstock

 

Dr en Medecine et Fonctionnaire

À

Monsieur Ali BONGO ONDIMBA

Président de la République Gabonaise

Libreville

Objet : Vos propos tenus lors du discours à la Nation du 16 août 2018.

         Monsieur le Président,

C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai pris connaissance de votre discours cité en référence dans l’objet du présent courrier. Notamment le paragraphe concernant les Médecins fonctionnaires dont je fais partie, et dont je rappelle in extenso la substance :

«Prenons le cas des médecins fonctionnaires. Pourquoi font-ils grève ? Pour l’amélioration du service au sein de l’hôpital ? Pour une meilleure prise en charge des patients ? Est-ce pour les Gabonais qu’ils bloquent le fonctionnement de l’hôpital ou pour leurs intérêts ? Est-ce pour les gabonais que certains médecins détournent le matériel et les médicaments pour les revendre au prix fort dans les cliniques privées ? Et pourtant on n’a jamais construit autant d’hôpitaux de dernière génération que depuis 2009… ».

Avant de tenter une esquisse de réponse, que d’aucuns trouveraient impartiale, je souhaiterai vous narrer une petite histoire, celle d’un gabonais lambda, né pile au milieu des années 70 à Libreville (Gabon).

Monsieur le Président,

Cette histoire débute donc, vous disais-je en 1975 par une naissance somme toute banale parmi des milliers d’autres. Cet enfant gabonais fera ses premières classes dans un jardi

d’enfants public, celui sis au 3ème arrondissement de Libreville, soeur Hyacinthe Antini, jouxtant la mairie du même arrondissement. Son cursus scolaire se déroulera dès l’âge de 4 ans à l’école publique urbaine du centre puis dès l’âge de 10 ans au Lycée Djoué Dabany. L’obtention de son baccalauréat se fera à l’âge de 18 ans dans un autre pays africain où la mère de cet enfant avait été envoyée en stage de perfectionnement professionnel par l’État gabonais. C’est dans ce même pays africain que ce jeune gabonais effectuera ses études de Médecine grâce au programme des bourses de l’État gabonais dont il a jouit tout au long de sa formation. Titulaire de son Doctorat en Médecine en décembre 2002, donc à 27 ans, c’est rempli de désir de servir son pays que ce jeune gabonais a fait le choix de revenir au pays natal afin d’y exercer le noble art qu’est la Médecine. Et d’ailleurs, n’avait-il pas signé «L’engagement décennal», certains s’en souviendront, engagement qui intimait l’ordre, au boursier de l’État gabonais, de servir la nation pendant 10 ans au sortir de sa formation ?

Monsieur le Président,

De retour au Gabon en février 2003, ce jeune médecin a été recruté à la faculté de médecine de Libreville avec une prise de fonction en juin 2003. Entre les procédures d’obtention du poste budgétaire, d’authentification de son diplôme à la fonction publique gabonaise, d’homologation de son Doctorat en Médecine africain (alors que les diplômes français ne souffrent pas d’être homologués), ce jeune médecin a perçu son premier salaire le 25 décembre 2004, soit 18 mois après son recrutement. Peut-être ne serait-il pas superflu de rappeler qu’il n’y avait pas de présalaire à cette époque à l’enseignement supérieur. Et que ce jeune gabonais était l’heureux parent d’une petite fille dont il ne pouvait pas décemment s’occuper, n’eut été l’élan de solidarité familial dont il a bénéficié.

Monsieur le Président,

Ce 25 décembre 2004, savez-vous à combien s’élevait le salaire perçu par ce jeune médecin : 198.000 F CFA (environ 344 Dollars US, 302 Euros). Montant perçu après 5 heures d’attente au trésor public… Son sentiment… Quelle horreur! Pourquoi ne suis-je pas allé en France, en Angleterre, au États-Unis ou au Canada, comme l’on fait tous mes amis avec lesquels j’ai étudié??? Bien entendu, il fallait continuer les cavalcades de bureau en bureau pour se voir gratifier 2 mois plus tard (en février 2005, donc 2 ans après le retour au pays natal) d’une prime de logement de 200.000 F CFA (figurez-vous… la prime est ÉQUIVALENTE AU SALAIRE… une autre aberration… Mais bon… Comme on dit au pays… On va encore faire comment ? Ceux qui savent si bien penser les choses on trouvé une logique à cela… Mais au final, n’est-ce pas pour payer des retraites de péquenauds aux travailleurs ???).

Monsieur le Président,

Ce jeune médecin généraliste a obtenu une spécialité en 2005 puis a obtenu en 2008 une bourse de coopération française pour effectuer un 2ème doctorat de recherche en France. Doctorat qu’il a reçu avec tous les honneurs pour son pays car son séjour français a été sanctionné d’un prix international. Entre temps, ce jeune gabonais a perçu de l’État gabonais un montant de 10.000.000 F CFA au titre des rappels. Cet argent a été mis dans un compte à la Banque de l’Habitat afin de pouvoir acquérir un logement. Évidemment cela a accouché d’une souris, car pas de logements de disponibles à acheter avec 10.000.000 F CFA d’apport personnel, jugés forts insuffisants aux dires des conseillers de la Banque de l’Habitat par rapport à l’offre de l’époque (entre 40.000.000 F CFA et 80.000.000 F CFA). Cet argent a servi d’une part à l’acquisition en 2007 d’un terrain sans aucun document légal, vendu à 10 autres personnes ce qui a entrainé des batailles de chiffonniers et des menaces en tout genre pour savoir qui sera le véritable propriétaire de ce lopin de terre. Terrain situé dans une zone non viabilisée sans eau courante, ni électricité. Cet argent a servi d’autre part à l’acquisition d’un véhicule d’occasion de 10 ans (impossible d’acheter une voiture de moins de 5 ans vu les salaires minables dont nous sommes gratifiés).

Monsieur le Président,

Nous voici rendus en 2018. Il est triste de constater que sans les grèves que vous jugez dirigées pour leurs propres intérêts… Les enseignants-chercheurs n’auraient pas obtenu un terrain à Agondjé de feu Omar BONGO ONDIMBA, ne se seraient pas constitués Société Civile Immobilière et au final n’auraient pas, pour certains d’entre eux, espérer terminer leur carrière avec un toit au dessus de leur tête. La question suivante se pose alors : qu’en est-il des autres Médecins, ceux relevant du Ministère de la Santé Publique?

Monsieur le Président,

Le médecin dont je viens de vous narrer l’histoire se demande comment en étant recruté d’emblée en Catégorie A1, celle des cadres de la Nation et après 15 ans d’ancienneté à la fonction publique il ne puisse pas être rendu au même niveau que certains autres hauts fonctionnaires de ce pays qui en 10 ans sont passé de simple enseignant à l’école de la magistrature conduisant un véhicule d’occasion sans climatisation à super richissime, propriétaire de plusieurs villas cossues. L’estimation des coûts de construction, de finition, d’aménagements extérieurs et intérieurs desdites villas avoisinerait le demi-milliard de francs CFA/villa (estimation faite par nos propres soins, qui tentons désespérément de construire au Gabon).

Monsieur le Président,

Peut-être me permettrai-je maintenant de répondre à vos interrogations. Pourquoi les médecins fonctionnaires font-ils grève ? Est-ce pour les Gabonais qu’ils bloquent le fonctionnement de l’hôpital ou pour leurs intérêts ?

Pour simplement percevoir ce qui leur ai dû. Un peu de justice quand même !!! Comment pourriez-vous concevoir que vous permettez de générer, par votre pratique journalière, des fonds à l’institution hospitalière dans laquelle vous exercez, mais que lors du paiement des quotes-parts, vous soyez TOUJOURS brimés, des fois même pas du tout payé et ce pendant des années. Avec l’avènement de la CNAMGS, les choses ont empiré, non pas du fait de la CNAMGS en totalité, mais surtout du manquement de l’État, qui n’honore pas ses engagements, ne paie pas ses dettes et ne reverserait même pas à la CNAMGS les frais retirés aux fonctionnaires dans leurs salaires.

Est-ce pour les gabonais que certains médecins détournent le matériel et les médicaments pour les revendre au prix fort dans les cliniques privées ?

Tout le monde sait, de la même façon que vous affirmez ces détournements des médecins, que la manne générée dans les hôpitaux est reversée en grande partie à la tutelle par le biais de mallettes noires. Le non-respect de cette consigne tacite condamne le Directeur de l’institution hospitalière à un bref séjour à la tête de ladite institution. Alors, faites en sortes que de telles pratiques, qui participent au non paiement des quotes-parts, cessent au niveau de la tête, les membres et le reste du corps suivront !!!

Pour une meilleure prise en charge des patients ?

Oui Monsieur le Président. In fine, c’est le but de tous. La pratique de la médecine est impitoyable pour le praticien en premier. Si vous ne soignez pas bien vos patients, ils ne reviendront pas. De la même manière que vous avez rendu possible la gratuité des accouchements, nous pouvons rêvez de la gratuité COMPLETE des soins dans les structures publiques du Gabon. Ce n’est pas une utopie. C’est déjà le cas au Royaume Uni. Je vous invite à suivre le lien ci-après pour voir ce que les autres ont réussi chez eux depuis 1948 : https://www.youtube.com/watch?v=qMNuxPByEW0

Et pourtant on n’a jamais construit autant d’hôpitaux de dernière génération que depuis 2009.

Eh oui! Encore un choix pas très judicieux. N’a-t-on pas coutume de dire qu’il n’y a de richesse que d’Hommes? Ce ne sont pas les bâtiments qui feront la qualité des soins qui y seront donnés. Quels accents avez-vous mis sur la formation des personnels de santé? Rien du tout.

Les étudiants de la faculté de médecine font cours à même le sol quand les enseignants pataugent dans les eaux de ruissellement de climatiseurs moribonds, les laboratoires sont agonisants, il n’y avait pas d’eau courante dans les bâtiments de la faculté de médecine pendant plus de 6 mois. Et summum de l’insécurité, une étudiante a été assassinée en fin juillet 2018 dans l’enceinte même de la faculté de Médecine alors qu’elle venait s’enquérir de ses résultats scolaires de cette année, etc.

Ces hôpitaux de dernière génération comme vous dites sont déjà en piteux état, tristement illustrés par l’émission « Surface » du 7 août 2018. Pas de la faute des Directeurs de ces Institutions, mais de l’inexécution complète par l’État gabonais des marchés passés avec VAMED. VAMED qui semble avoir plié bagages sans avoir formé les personnes ressources à la maintenance des équipements fournis. Et surtout, la question que nous nous posons est de savoir comment VAMED a remporté le marché de construction desdits hôpitaux dont l’architecture ne CADRE PAS DU TOUT avec nos réalités climatiques… Quel architecte GABONAIS, et il y en de compétents, a été sélectionné pour valider ces projets de construction ???

Monsieur le Président,

Enfin, était-il nécessaire et judicieux, pour réduire le train de vie de l’État, de traiter les fonctionnaires tels qu’ils l’ont été par ce énième recensement dont nous ne connaissons même pas la teneur du précédent ?

Interdisez plutôt l’achat de véhicules de fonction dont le prix d’un seul suffirait à réparer la climatisation du bâtiment de la phase 2 du CHUL. Supprimez les missions à l’étranger des Ministres et des hauts cadres dirigeants pendant 3 ans voire 5 ans. Dans l’intervalle n’autorisez que les missions des personnes de terrains (des Techniciens). Le Gabon ne devrait abriter aucunes rencontres internationales pendant 3 ans voire 5 ans.

Monsieur le Président,

Et surtout, FORMEZ les personnes ressources de qualité. Construisez des écoles au lieu de transformer des écoles primaires en collèges. Améliorez les conditions d’accueil des étudiants dans les universités du pays. Arrêtez de nommer des non-diplômés et des incompétents à des postes stratégiques (des ministres tout droit sorti du banc de l’école sans aucune expérience professionnelle, en guise d’illustration). Chaque nom choisi devrait être suivi par le CV du candidat et la copie de ses diplômes.

Monsieur le Président,

Je termine mon propos avec une note d’espérance. Espoir que ces quelques lignes vous parviendront et qu’elles sauront faire vibrer encore plus fort, cette fibre patriotique qui transparaît toutefois dans les propos que vous avez tenus lors de ce discours à la Nation du 16 août 2018.

Pour que Vive le Gabon.

Un Médecin fonctionnaire qui ASSUME son statut

 
 

23 Commentaires

  1. Ikobey dit :

    C’est la triste réalité du pays ! Le pays n’a pas d’argent ! C’est le postulat premier qu’il faut prendre en compte avant chaque revendication.
    Croyez-vous que c’est par sadisme que le salaire est modeste et payé avec retard ? Vous oubliez de dire, que le Gabon offre à ses étudiants des bourses qui n’existent dans aucun pays subsaharien . Même si ces bourses sont modestes, les étudiants gabonais sont enviés de tous les étudiants des autres pays d’Afrique. Quel est le montant total que a touché un étudiant en médecin pendant 9, 10, 11 années ? le montant est important.
    L’Université gabonaise va mal, comme toutes les Administrations gabonaises, que vous vouliez que plus de moyens soient accordés mais tout le monde le veut! Et n’allez pas rendre responsable l’Etat de l’assassinat de cette malheureuse étudiante. Vous souhaitez que l’on déshabille Paul pour habiller Pierre, serait-ce vraiment judicieux, équitable et juste ? Il faut arrêter de croire que c’est le voisin qui doit payer.
    Je suis étonné qu’un médecin puisse considérer que le seul diplôme fasse la qualité du praticien. Pour un même diplôme, il y a des bons et des mauvais médecins. Si le diplôme est un préalable pour accéder
    à certaines professions il n’est pas une finalité. C’est très gabonais de croire que le diplôme est une fin en soi alors qu’il n’est que le début d’un parcours. Nous connaissons tous des non-diplômés ou peu diplômés qui sont d’excellents professionnels et d’autres docteurs es ceci-cela qui sont de piètres professionnels.
    Au lieu de vous plaindre, soyez courageux et osez le secteur privé.

    • QUELLEHISTOIRE dit :

      Eh IKOBE, qu’as tu mangé aujourd’hui pour t’en prendre à ce médecin qui a eu le courage de dire au biafrais que tous les gabonais ne sont pas nés avec une tétine, un biberon ou une cuillère en or dans la bouche grandement ouverte.

      Le pays est malade du fait d’être gouverné par des malades qui n’ont pas le sens des biens communs.

      le biafrais, sa famille, ses amis et son gouvernement ne sont pas défendables sous aucun angle de ce qu’ils ont fait du Gabon et de tous les autres gabonais.

      Avoir une bourse élevée ne construit pas les routes, les hôpitaux encore moins n’offre pas de travail.

      Pensez vous que tous les grands diplomés du Gabon ont un boulot? pensez vous que le chomage ne touche que nous autres les cancres?

      Pardon Ikobe, laisses les autres parler de leurs problèmes et parles pour toi.

    • BEYEME dit :

      @Ikobey,

      Vos imbécillités vous feront perdre la tête un jour. Je suis seulement persuadé que vous ne vivez pas au Gabon pour mieux appréhender la réponse de ce médecin à ton Président. Nous (gabonais) sommes une honte actuellement, et je sais pertinemment que vous connaissez l’auteur principal.
      Je ne suis pas fonctionnaire, mais je comprends le cri d’alarme de ce médecin. Et des cas comme celui-là, il y en a au bled en vrac !
      Soyez plus lucide quelquefois quand vous régissez.

  2. Dieudonné dit :

    J’en ai les larmes aux yeux.
    Administrateur peut-on avoir ce discours en pdf?

  3. onero dit :

    C’est clair net et précis avec un français facile.

  4. onero dit :

    Ikobey ne soyez pas un myope volontaire , relisez la lettre . L’argumentaire est clair , net et précis avec un français facile.

  5. natty dread dit :

    ikobey, je pense que tu n’as rien compris à la lecture de ce texte! change de lunettes!

  6. LURON DE MAYE dit :

    IKOBEY “MIEUX VAUT RESTER SILENCIEUX ET PASSER POUR UN IMBÉCILE QUE PARLER ET N’EN LAISSER AUCUN DOUTE”.Abraham Lincoln
    Qui est responsable de la securité dans établissement Public? c’est certainement IKOBEY.

  7. Matho dit :

    Chez nous on oublie que c’est la qualité des personnels et des équipements qui font les performances et donc la qualité d’un hôpital. Le fait d’être un CHU et d’avoir de beaux bâtiments ne suffit pas à une structure sanitaire pour être de 5eme génération. Sauf politiquement…

  8. G.O dit :

    Ikobey, par tes multiples interventions tu ne sèmes pas le sensationnel. Tu refuses de voir la vérité en face pour nous permettre de réagir. Si tu veux que je dévoile ton identité réel pour savoir qui tu es exactement je le ferai. Alors arrête de déranger le monde. Moi n’intervient avec mon identité.j’ai pas besoins de me cacher. Il relire l’article du médecin.

  9. Justice dit :

    La myopie se soigne, tu devras prendre un rendez-vous chez un ophtalmologue! Comment ne pas reconnaître dans les propos de ce médecin la voix du mal-être de tout un peuple face à la barbarie sans nom de ce régime désavoué? Vous parlez de justice? Ou es la justice dans le vécu du gabonais lambda? Vous parlez de privé, je finis par croire que vous ne vivez pas dans ce pays car vos propos en font la démonstration.

  10. Maganga Octave dit :

    L’auteur de ce texte me fait rire par son manque de courage, je n’ai pas envie de parler de lâcheté. Comment peut-on donner autant de détails sur sa propre vie et exiger l’anonymat ? Une petite recherche et en deux jours Frédéric Bongo, Sipamio Jean-Claude ou Nganga pourront dire qui est derrière ce texte.Il suffit de regarder les noms des médecins gabonais qui ont obtenu une bourse de coopération française en 2008 et procéder par élimination à partir des autres détails. Joli texte mais dommage que la personne n’ait pas eu le courage de l’assumer en prétendant assumer…. Mon petit doigt me dit que l’auteur est encore un 99,93%… Elle doit même être parmi les 47 qui n’avaient pas voté en 2016… Yobéééé

  11. Maitre Vergès avocat a la cour du diable dit :

    Il est très malsain de faire semblant de se mousser de la gestion désastreuse de la chose publique.

    Certaines gens ne comprennent pas ou feignent sciemment de ne pas comprendre ce qui est écrit dans cette contribution au débat par pure cécité intellectuelle ou ne réagissent pas avec intélligence non pas simplement du fait de leur parti-pris aveugle certainement par ignorance
    A ceux là,les portes des lieux du savoir sont grandement ouvertes pour toute la vie. Les médecins font leur part du contrat social mais sont payés en monnaie de singe.Notre quête est une réflexion continuelle à propos des dualités mort/vie ou plus généralement malheur/bonheur.

    Les discours des dirigeants pseudo-altruistes qui ferment les yeux devant leurs échecs patents ne doivent pas offrir en pature certaines corporations dont celle des médecins qui a toujours été malmenée.

    La communication politique vise à rassembler. Le 17/08/2018 ou encore et toujours indépendance tchatcha…

  12. Tsaphnaet dit :

    VRAIMENT DISCOURS ÉMOUVANT, C’EST BIEN D’AVOIR ESSAYEZ MON FRÈRE,
    MAIS BON TU VIENS DE GÂCHER TON ANCRE.
    QUANT A TOI IKOBEY, MIEUX CONTINUE A DANCER TON “BWITY”.

  13. itsiembou dit :

    Ikobey, tu dois aller vivre au village et prend souvent l’habitude de te relire avant de valider ta publication.

  14. Th07 dit :

    Ikobey relisez bien et même très bien cette lettre. Ne vous agitez pas dans le fil de vos pensées, faites valoir votre patriotisme au lieu votre égoïsme.

  15. mbaalogho dit :

    @IKOBEY, vu votre prise de parole, j’en conclu que vous êtes un de ces conseillers du président de la république. mais il est parfois nécessaire de faire des introspections ou bien, de se remettre en cause quand nous avons échoué.
    vous parlez de bourses offertes aux étudiants pendant 9ans d’étude, pensez vous que c’était de la charité que l’Etat faisait auprès des étudiants? ne savez vous pas que c’était un droit et un devoir pour l’Etat gabonais de le faire et cela constituait un investissement a long terme pour hisser ce pays vers haut, investissement qui comme d’habitude par incompétence le Gabon n’a pas su rentabiliser. vous parlez du décès de cette étudiante au sein de la faculté de médecine qui selon vous n est pas de la faute de l’Etat gabonais non mais sans blague on finit par comprendre que des tonneaux vides font parti des conseillers comme vous. la sécurité du pays, des édifices publiques, des quartier… incombent à qui selon vous? peut être aux goudronniers si je vous suit bien. non mais M. IKOBEY repartez à vos champs de canne à sucre, vous êtes un aveugle sociologique. la faillite de ce pays est pattant, il n y a aucun programme, aucun schéma directeur dans la gestion de ce pays. tout est fait a l’aveuglette et le suivi par la suite relève de l’utopie. vous venez ici et vous voulez justifier un système à l’agonie.

  16. Achille Bernard NKO'MANE dit :

    ”C’est déjà le cas au Royaume Uni. Je vous invite à suivre le lien ci-après pour voir ce que les autres ont réussi chez eux depuis 1948 : https://www.youtube.com/watch?v=qMNuxPByEW0

    Bonjour Docteur,pourquoi aller si loin au RU quand on sit que le Botswana,un pays aux caractéristiques minières et démographiques proches du Gabon aurait été la meilleure référence.

    Toutefois merci pour ce pamplet pour une prise de conscience quasi générale sur l’impérieux besoin de rédeploiement de la gournance au Gabon.

  17. Oteteign dit :

    Son histoire ressemble a celles de beaucoup d’entre nous qui ne savons pas souvent comment nous exprimer de peur d”invectiver au lieu de proposer positivement apres avoir presente objectivement le probleme. Merci mon frere d’avoir ose et de l’avoir fait de la maniere la plus convenable. Merci pour l’exemple. J’espere que la situation s’ameliorera a la suite de votre temoignage.
    Des freres africains de pays africains de l’ouest pour certains trouvent que notre pays pourrait etre aise a gerer. Mais ils ne comprennent pas pourquoi nous rencontrons autant de problemes. A cela… je ne sus point quoi leur repondre. Je me tus et dans mon coeur j’espere toujours le meilleur pour notre beau pays. Merci.

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